N'écoutez pas ce qui se dit sur Britney Spears.
Elle a des soucis, elle vit de manière assez singulière sa célébrité, elle fait sans doute des choix assez discutables dans la vie courante et pour sa carrière, elle éduque ses enfants à sa manière…
Mais une femme qui mobilise presque instantanément et sans vraiment le vouloir plus d'une douzaine de policiers à moto, voiture et hélicoptère, un camion de pompiers, une trentaine de photographes semi-professionnels, des équipes de télévision, des vidéastes amateurs et qui captive l'attention de millions d'internautes avant de faire couler plus d'encre dans les journaux du monde entier que Sylvester Stallone pour son dernier Rambo, c'est forcément une femme qui a un potentiel économique énorme.
En revanche, vous, les contribuables et consommateurs (contribuables assez directs) qui financez tout ce monde-là, pour avoir une video où on ne voit rien et des photos floues et mal cadrées d'une pseudo-Marilyn Monroe en pleine déprime, vous avez du souci à vous faire car vous dépensez très mal votre argent et votre temps !
C'est le public, avec sa curiosité malsaine, qui finance et motive deux ou trois industries - la Presse, le Spectacle (les agents, les familles des victimes… heu, des artistes), la Télévision…
Est-ce qu'on peut en vouloir au paparazzo, avec son matos à 5000 euros, de chercher par la fenêtre d'un camion de pompiers le portrait d'une jeune star en détresse qui lui rapportera, peut-être, assez de sous pour faire réparer son objectif endommagé dans la bousculade et, éventuellement, payer des nouvelles chaussures à son rejeton ?
Britney, c'est du business, de l'or en barre, qu'elle chante ou qu'elle se laisse aller, qu'elle soit gentille ou méchante.
Tant de gens attendent qu'elle fasse tomber son mioche sous le regard des caméras, dommage que son garde du corps soit une ancienne gloire locale du football américain.
Elle le sait bien, et comme tant d'autres avant elle (Kurt Cobain peut-être?), elle n'a pas vraiment les moyens de s'en sortir.
Pas avec son agent, qui palpe sévère en ce moment, quand elle va mal. Pas l'agent de son agent, qui a du mal à épeler son prénom. Pas son psychologue à 500 dollars de l'heure, qui n'a aucun intérêt à la guérir rapidement.
Alors, Britney, est-ce que tu vois seulement le bout du tunnel ?
Elle ne peut pas m'entendre, la pauvre.
Pourvu qu'elle ne prenne pas l'issue de secours…

