Quidamned !

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

samedi 25 août 2007

House of love

House of love










Bienvenue dans une maison heureuse, sereine, tranquille.

Un lieu excemptionnel, ne vous laissez pas abuser par sa simplicité apparente.

Pas grand chose, finalement. De l'herbe, une belle maison, assez peu de technologie, loin de tout.

Mais une bonne maison, c'est surtout les gens qui y vivent, qui vous invitent, vous reçoivent, vous reconnaissent et vous aiment.

Un coin de paradis, un bonheur décidé, installé, entretenu.

Cela parait simple, normal, logique.

Ce qui me rappelle une phrase de Martin Luther King, affichée par ma mère sur un mur de la cuisine, quand j'avais 10-12 ans : "les gens sont heureux dans la mesure où ils ont décidé de l'être".

Une idée simple, qui ne m'a jamais quitté, et que bien trop de gens n'ont pas la chance de connaître, ou n'ont pas pris le temps de la mastiquer, de la mettre en pratique.

Bien sur, la vie est faite d'embuches, ce n'est pas toujours simple. Mais il y a des gens qui ont surmonté les mêmes embuches, qui ne se la pètent pas (encore ??) et qui s'en sortent très bien. Une petite pensée pour eux.

Bonne journée à tous !

vendredi 24 août 2007

Nouveau départ (5 semaines - deuxième partie)

Suite au commentaire d'Eric, et pour préciser ma pensée.

Le retour est dur quand on sait qu'on quitte une situation relaxante et agréable pour revenir à un conflit permanent. L'entreprise est un lieu où on peut s'épanouir, mais il y a des gens qui sont prêts à vous gâcher la vie en permanence, et c'est ennuyeux. Ajoutez une situation ambigüe, un sentiment d'injustice, et une frustration liée à des modes de fonctionnement désuets, voire scandaleux, et ça devient inquiétant.

J'ai été submergé pour la première fois de ma carrière par une grande tristesse à l'idée de revenir au travail, une incertitude, cela ne m'était pas arrivé depuis le collège. Je sais que je vais devoir changer beaucoup de choses cette année, peut-être même carrément changer d'activité, et cette nécessité de changement m'effraie. C'est particulier.

J'ai une idée assez précise de ce que j'attends. Je crois savoir que je ne l'obtiendrai pas dans ma situation actuelle.

Pour ceux qui nous rejoignent, il faut savoir que je m'investis beaucoup dans mon travail. Cette tendance a été remarquée, et à terme, cela donne lieu à bon nombre d'abus, qui deviennent des acquis, et qui modifient la donne en termes de charge de travail et de responsabilités, mais pas nécessairement en termes de statut, de respect et de salaire.

Dans un moment de doute, au début de mon présent contrat, partagé avec une collègue, elle m'avait dit que le jour où je devrai partir, je le saurai. Depuis deux ans, je n'avais pas une telle certitude.

Ma résolution, cette année, est la suivante : si on ne me donne pas ce que j'attends, malgré mes états de service, j'irai le chercher, et je me battrai pour ça.

Et quelque part, je ne suis pas amer, je ne me sens pas trahi, car je l'ai toujours su : dans la vie, il faut se battre pour tout, rien ne tombe tout seul. Et il faut être prêt à bouger.

Alors je suis prêt à me battre.

Watch out !

mercredi 22 août 2007

5 semaines

5 semaines de congés payés, ça se défend.

Payé à ne rien faire, à se reposer, à se préparer à repartir au front…

Un vrai travail, en somme.

Moi, en vacances, je suis très professionnel : je ne fais rien, je dors beaucoup, et le reste du temps, je me repose.

De retour au travail, je suis fatigué ! Normal, c'est dû au changement d'activité, le contre-coup du voyage, l'idée de quitter des ges qu'on aime pour revoir des gens que l'on n'a pas choisi…

Mais alors, 5 semaines, c'est suffisant ?

Ce n'est pas mon employeur qui va me dire le contraire, déjà qu'il compte mes tickets-resto.

Quand on pense qu'on avait près de trois mois de vacances quand on était gamins… On gagne sa vie, on paie des impôts, et crac, plus que 5 semaines ? Pas fou non ?

Ah, mais c'est vrai ! On est adulte maintenant. Responsable. Fini la rigolade.

Snif…

mercredi 15 août 2007

Going Eminem

C’est ma dernière chance, c’est la gloire ou la mort, plus question de lambiner, ce blog sera ma porte de sortie, mon tremplin, le seul moyen de sortir de la misère, la seule trace visible par tous…

Moteur, action !

Un bon moyen, quand on n’a pas de cause, de motivation, de raison d’être, c’est de se trouver un challenge, un ennemi, de créer artificiellement sa propre quête. Ça a marché pour Eminem, pour Dennis Rodman, ça marchera pour moi !

Seul contre tous !

Et ça peut fonctionner pour vous aussi.

Vous vous ennuyez un dimanche, chez vous ou chez des amis, vous prenez un bout de papier, le creux de votre main et vous écrivez. Vous voilà bloggeur, rappeur, écrivain, journaliste, romancier, artiste, acteur… Vous créez en quelques mots votre mythe !

C’est après que ça se gatte. Pour le décollage, il va falloir s’armer de patience.

Nombreuses sont les voies qui mènent au succès, et rares sont les élus. En attendant la gloire, certains tombent dans le crime, d’autres dans l’oubli. Vous pouvez faire du sport, un peu de muscle pour la couverture de votre futur album, pour un rôle dans un film d’action, ça ne peut pas vous faire de mal.

L’idée, c’est de flairer le bon créneau, le truc qui va fonctionner pour vous, et d’éliminer un à un les concurrents. Si vous êtes bon, ça ne devrait pas poser de problèmes. Et vous êtes bon, n’est-ce pas ? Vous débordez de talent, de ce don de Dieu, de cette grâce éternelle, inépuisable.

Enfin, c’est pas tout, il va falloir travailler. Dur ! Très dur. Se hisser toujours plus haut, ignorer les tentations, aller de l’avant, progresser coûte que coûte !

Pas facile avec un emploi du temps chargé. Il faut faire ses vocalises en soulevant de la fonte, écrire sous la douche, répéter en faisant son footing, faire ses gammes en déjeunant, se montrer dans des soirées huppées, mais pas rentrer trop tard pour bien dormir et enchaîner les journées sans s’abimer… à la longue, cette suractivité peut devenir pénible pour votre entourage.

Mais ce n’est pas grave. L’entourage, ça va ça vient. Si vous parvenez au succès, il y aura du monde autour de vous. Il y aura même des membres de votre famille que vous n’avez jamais vus. Tout le monde s’intéressera à vous.

Et le plus drôle, c’est la pub. Quelqu’un viendra un jour vous proposer de mettre votre portrait sur un paquet de céréales, ou encore de broder votre nom, ce nom que vous ne supportiez pas quand vos copains se moquaient de vous à l’école, sur des vêtements de sport !

A moi la gloire…

jeudi 9 août 2007

Le regard de l'autre

Dans deux conversations avec des personnes agées de ma famille, j'ai enfin compris une chose que m'avait dit mon père il y a bien longtemps, quand il me voyait passer mes soirée devant mon écran d'ordinateur : fais attention à tes yeux, c'est très grave.

Deux personnes qui vont de rendez-vous en opération pour retrouver, peut-être, la vue telle qu'ils l'ont connue jadis.

Je vous rassure, ces deux personnes se portent bien, et vivent normalement, mais l'une a été opérée de la cataracte, et l'autre y passe, un œil à la fois, avec des petits soucis entre deux. Leur vue est donc différente de la nôtre.

Cela m'a fait réfléchir. Mon premier propos est le suivant : comment est la vie quand on ne voit plus ? Ou encore, est-ce que la vie est encore belle quand on voit moins ?

Je n'imagine absolument pas vivre sans voir, et je pense très mal vivre si je ne vois plus aussi bien.

Quel drame, si on ne peut plus apprécier les nuances du ciel, les courbes d'une playmate ou les yeux de ses proches ! Tellement de choses reposent sur la vue. L'observation est au centre de ma vie : c'est mon métier, mon œil pour la photo, pour le recrutement, pour déterminer si mon enfant me ment, pour voir l'heure sur un quai de métro… Le matin, je ne suis effectivement réveillé que quand j'ai ouvert l'œil ! Que deviendrais-je si un jour, mes yeux ne s'ouvraient plus ?

Quand une personne me dit qu'en fermant un oeil, elle ne voit plus que des formes vagues, et qu'avant son opération, tout est ondulé, cela me fait l'impression qu'on parle d'un écran de télévision endommagé, et que tout sera rétabli en changeant du matériel. Or, pour ces gens, comme pour nous, c'est irremplaçable, et seul un chirurgien peut y faire quelque chose, quand il aura le temps de s'en occuper, et si la région est accessible pour la médecine…

page 3 de 3 -