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  <title>Quidamned ! - Cinema</title>
  <link>http://blog.quidamned.com/</link>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Sat, 06 Sep 2008 20:34:13 +0200</pubDate>
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    <title>Hollywood : entre origines et originalité</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2008/09/05/L-origine-de-l-origine</link>
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    <pubDate>Fri, 05 Sep 2008 13:15:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Cinema</category>
        <category>art</category><category>buzz</category><category>marché</category><category>technologie</category><category>évolution</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Des nouvelles d'Hollywood, rapportées par mon ami Nicolas Copin, sur son
blog. Il revient. Après Batman et Superman, c'est Robocop qui profite des
progrès techniques et cinématographiques, ainsi que du renouvellement de
génération, et de la grande place désormais attribuée aux héros de comics sur
le très grand écran, pour dépoussiérer une franchise qui avait bien mal
tourné.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si vous avez raté Robocop, l'œuvre mythique de Paul Verhoeven (qui a
enchaîné sur Basic Instinct et Starship Troopers, entre autres), vous n'avez
probablement pas vu Robocop 2, d'Irvin Keschner, une suite inégale mais
passable. Robocop 3, lui, n'est sorti que dans quelques vidéo clubs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si vous avez vu le premier Robocop, vous avez peut-être été scandalisé par
la violence, l'apparition du gore dans un film difficilement classable. Il
était interdit aux moins de 13 ans lors de sa sortie en salles, car il dénote
un rapport à la vie humaine, et particulièrement au corps humain, propre à
Verhoeven : dans un film bien structuré et l'ambiance basique, quand ça
saigne, ça ne coule pas, ça éclate. Du pré-Tarantino caractérisé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après le succès de Batman Begins, restart insipiré d'une franchise épuisée
et décousue, le policier robot peut donc revenir. Les studios ne sont pas
dirigés par des gens originaux (artistes ?) : ça marche chez les copains,
alors on fait pareil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut se rappeler le succès de Strange Spécial Origines, recueil mensuel
de comics qui permettait aux fans de redécouvrir des héros bien ancrés dans
leurs formules respectives; on y faisait la lumière sur des aspects souvent
méconnus de leur personnalité, généralement liés à leur génèse ou à un épisode
marquant de leur carrière.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le spectateur, cible théorique de ces œuvres (produits ?), pourrait se
plaindre de la pauvreté artistique d'une démarche qui vise à intégrer
systématiquement le pourquoi du comment de chaque personnage de chaque film.
C'est une option, pas une nécessité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En l'occurrence, dans The Dark Knight, on évoque ici et là l'origine du
joker, mais il n'y a pas de séquence dédiée - le fameux flashback nous a été
épargné. Sans ce détour, on entre ainsi dans le vif du sujet, le joker reste
entier dans son mystère. Et même quand il parle de son père, qui lui aurait
infligé les cicatrices qui le caractérisent (le sourire étendu), il reste
maître du récit. Après tout, il raconte peut-être cela pour se donner un genre
dramatique : allez savoir s'il ne s'est pas tailladé lui-même le visage
sans autre raison que, justement, la perte de la raison (cf. &amp;quot;Souriez&amp;quot;, the
killing joke, classique de Brian Bolland et Allan Moore).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais voilà. Le spectateur intéresse les studios pour sa capacité à payer sa
place, pas pour son point de vue artistique. On veut qu'il se déplace, qu'il
ait envie de voir, qu'il paye, pas nécessairement qu'il soit à l'aise une fois
qu'il s'assied dans la salle. Pas nécessairement qu'il soit satisfait - il ne
reviendra pas pour ce film-là, mais son insatisfaction le motivera probablement
à tenter sa chance ailleurs, et c'est bon, globalement, pour le cinéma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi revient Robocop, dans ce qui ne serait ni une suite, ni un remake,
mais probablement un nouveau regard sur le même personnage, comme Marvel se
l'est permis avec Hulk. On ne prend pas les mêmes, mais on recommence. Comme si
Verhoeven n'avait jamais existé. Puisque ça marche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En termes de stratégie, on peut se demander si l'effet de modene va pas
finir par jouer des tours aux &amp;quot;suits&amp;quot; qui dirigent les studios hollywoodiens.
Si un jour, Warner décide de faire mourir Batman, va-t-on assister à une
hécatombe dans l'ensemble des franchises comics (et assimilés) ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Hancock + Hulk : le plan H !</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2008/08/01/Le-plan-H</link>
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    <pubDate>Fri, 01 Aug 2008 21:51:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Cinema</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Sachant que le gros problème du blockbuster estival américain, c'est souvent
le scénario - ou son absence d'intérêt, de relief, de variété - on lance le
plan H. Dernière expérience cinématographique en date, le plan de l'été, ce
sont deux films à la suite : Hulk et Hancock. En pariant qu'il y en aura
au moins un pour racheter l'autre, on s'assure une soirée réussie.
Banco !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hulk, deuxième du nom, s'incrit parfaitement dans la mouvance actuelle du
film-tiré-de-comics. On sent la poigne de Marvel, qui maîtrise désormais ses
projets d'un point de vue financier, donc artistique. En gros, on est
clairement dans le ton de la BD, avec juste ce qu'il faut de l'adaptation
télé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec Marvel, pas question de confier le rôle principal à un acteur de sitcom
qui connait bien le producteur, ou une vieille gloire sur le retour, avec un
cacheton minable. Edward Norton est un grand acteur, aussi bien fragile (Fight
Club) que nerveux (American history X), un véritable mutant ! Fait pour ce
rôle de frêle savant habité par le spectre d'une expérience passée, qui le
transforme dans ses moments de panique en une créature&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La faille du projet, c'est l'alter-ego brutal et peu causant (même s'il
finit par parler, mais si peu). À part castagner et rugir, la bête ne fait pas
grand chose, et ses méthodes prévisibles pour en découdre avec l'ennemi ne
peuvent que lasser, même si elles sont spectaculaires. Et comme le but ultime
du héros, c'est d'en finir avec son traumatisme vert, ce qui sonnerait bien
entendu le glas de cette production (la vie du savant n'ayant rien de
passionnant), on tourne tranquillement en rond.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Verdict : Divertissant, à voir, mais pas à revoir sans une pizza et une
partie de poker entre potes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hancock, énième film de Will Smith-lui-même-tout-seul-sur-l'affiche ?
C'est ce que laissait entrevoir la bande-annonce, et ça dure environ une
demi-heure, le temps de présenter le personnage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surprise de l'été, Hancock repose sur un petit scénario bien senti, toujours
pas trop subtil, pas trop riche (ce n'est pas le genre), juste quelques lignes
de plus que d'habitude, et on s'en contentera.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nouvelle Will-Smith-girl, Charlize Théron étonne, une fois de plus, par la
subtilité de son interprétation. Grande actrice dans un petit film, en lieu et
place de l'habituelle bimbo-de-chez-playboy à peine rhabillée, Miss Théron
soulage son partenaire interplanétaire, à qui on demande trop souvent de porter
les énormes productions sans cervelle. Forcément, on s'ennuie moins, on
s'émerveille, même.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Verdict : Divertissant aussi, surprenant pour un petit film à budget
extravagant, à voir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'été, oubliez vos tracas, ne cherchez pas midi à 14 heures, ne vous
demandez pas pourquoi les super-héros envahissent le grand écran. Si vous avez
quelques heures à perdre, voilà deux productions un peu trop chères pour ce
qu'on voit, mais qui passent bien; de quoi passer une soirée agréable et
reposante pour la tête, mais pas pour les yeux. Réveillez l'ado qui someille en
vous !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>99 francs : à voir 99 fois</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2008/04/15/99-francs-%3A-a-voir-99-fois</link>
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    <pubDate>Tue, 15 Apr 2008 11:37:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Cinema</category>
        <category>communication</category><category>génie</category><category>ordinateur</category><category>technologie</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Ce n'est pas tous les jours qu'on regarde un divx qui vous donne envie
d'acheter le DVD.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un divx, le plus souvent c'est un fichier pirate. Le principe, contrairement
à la loi, c'est de le faire tourner entre copains pour éviter de payer. Et ça
nuit clairement à la création artistique. Par définition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jan Kounen avait abordé le sujet au moment de la sortir de Blueberry, en
mettant en avant un point assez juste, déclinable à l'envi : pourquoi
regarder un film d'une qualité extraordinaire sur un écran 15&amp;quot; avec une
compression sauvage ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, avec les écrans 24 à 30&amp;quot;, les cartes graphiques grand public
avancées et les codecs de compression aboutis, la qualité des fichiers piratés
est excellente. Mais le problème se pose toujours. Un film à la maison, c'est
bien, mais ça n'a rien à voir avec un écran de 30 mètres de large et de 10
mètres de haut. Réagir tout seul dans son salon ou au milieu d'une foule, c'est
très différent. C'est bien aussi. Mais pas nécessairement pour découvrir un
film. Nécessairement pas, devrais-je dire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;99 francs, il fallait le voir en salles. Enfant de la pub, partie prenante
du système, employé dune boîte de com, je n'ai pas souhaité me replonger dans
cet univers si familier en dehors de mes heures de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et j'ai eu tort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce que c'est Kounen. Ce n'est pas du cinéma américain, dont il emprunte
quelques codes. Ce n'est pas du cinéma français. C'est un monde à part. De la
mise en scène juste, extrêment juste. Pointilleuse. On n'imagine pas la tension
sur le tournage, parce qu'on oublie que tout ça a été tourné; mais en y
réfléchissant après coup, on se dit que M. Kounen, il doit vraiment emmerder
ses acteurs entre deux claps. Pour les pousser à l'excellence. Regardez
bien : tous sont justes. Pas une seconde de relâchement. Pas de faute.
Nickel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce que Jean Dujardin ne fait pas du OSS117 ou du Jean Dujardin. Il est
Octave Parango, il n'est pas vraiment Beigbeider, il est quelque chose d'autre.
Il est authentique, sans être caricatural.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Même le point qui me fache encore un peu, que le réalisateur explique très
bien, et qui doit agacer tout le monde par sa longueur (j'essaie de ne pas en
dire trop), je crois que je vais finir par l'apprécier. Un auteur, ça se
respecte. Surtout quand il sort le grand jeu, dans un exercice pas évident, qui
consiste à s'approprier l'œuvre d'un autre, et à en faire son propre chef
d'œuvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;99 francs : à voir absolument, à revoir passionnément, à faire des
pauses, des retours, à consommer sans modération.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actuellement en prix vert à la Fnac. J'y cours.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Quand le système plante</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2008/03/14/Quand-le-systeme-plante</link>
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    <pubDate>Fri, 14 Mar 2008 13:49:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Cinema</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Après deux semaines d'exploitation en salles, affichant un succès phénoménal
(8 954 863 d'entrées, source allocine.fr), &lt;em&gt;Bienvenue chez les Ch'tis&lt;/em&gt;
est déjà disponible en divx.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je le sais. J'ai le fichier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant, je ne suis pas pirate ! Je ne le cherchais même pas,
puisque je l'ai déjà vu au cinéma - je compte bien y retourner, du reste. Je ne
l'ai pas téléchargé, je me suis contenté de tendre le bras quelque part, au bon
endroit, au bon moment. C'est facile, il circule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un copain d'un copain d'un copain… vous connaissez le système, qui échappe à
toute traçabilité informatique, et donc à toute tentative de contrôle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attention ! Pas question de prendre le public à parti, cette fois. Pas
question de se lancer dans une chasse au téléchargement. Le téléchargement
n'est un problème qu'à partir du moment où il y a quelque chose à télécharger.
Si &lt;em&gt;Bienvenue chez les Ch'tis&lt;/em&gt; est disponible, c'est qu'il y a un
problème évident de sécurité dans le système de distribution des films en
France aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fichier, de qualité passable, n'est pas un &amp;quot;screener&amp;quot;, un film piraté en
salle à l'aide d'un camescope par un spectateur; le screener se distingue par
une variation de luminosité ou un scintillement de l'image, ainsi qu'une prise
de son au micro qui produit un écho. Ce divx est issu d'un support original,
d'une fuite sur la chaîne de production. Sa qualité n'est pas optimale car il
est destiné à circuler, il a donc été compressé et ne supportera pas une
diffusion sur grand écran ; mais cela suffit amplement pour un écran
d'ordinateur. Et en amont, il existe probablement des versions HD, comparables
à un DVD ou même un disque blu-ray. Ces versions VIP pourraient parfaitement
être au centre d'un traffic de &amp;quot;galettes&amp;quot; assez lucratif, grâce au succès
phénoménal du film.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela signifie que dès la deuxième semaine d'exploitation, peut-être même
avant, le film a déjà perdu des spectateurs et des potentiels acheteurs du DVD,
qui ne sortira pas avant 6 mois, selon une loi destinée à protéger
l'exploitation en salles, rendue obsolète et même contre-productive avec
l'arrivée du divx ! Le manque à gagner est déjà quantifiable. Le DVD se
vendra bien, car l'outil informatique reste abscon pour une grande majorité de
français, et une part d'internautes apprécient le DVD en tant que support. Mais
il sera difficile d'évaluer les pertes importantes liées au piratage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, même si le film bat effectivement tous les records de box-office, il
faudra ajouter une astérisque à ses chiffres, puisqu'il s'agit probablement du
premier grand film français à n'avoir pas pu bénéficier d'une exploitation
&amp;quot;propre&amp;quot;. Il sera dorénavant impossible de comparer les chiffres des films
sortis avant 2008 et après.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Cinéma français a un gros problème, lié au numérique mal maîtrisé. C'est
une honte pour l'ensemble de la profession. Et ce n'est pas un problème de
fréquentation, puisque les spectateurs se précipitent en salles actuellement.
C'est un problème de structure, de circuit de distribution, c'est d'abord et
avant tout un problème technique au niveau professionnel. Il faut absolument
revoir l'ensemble de la chaîne, employer les grand moyens pour assurer la
sécurité des œuvres. Faute de quoi, il ne faudra pas venir se plaindre si le
Cinéma français s'enfonce dans une crise comparable à celle de l'Industrie du
disque.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Poker style</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2008/03/09/Poker-style</link>
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    <pubDate>Tue, 11 Mar 2008 08:20:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Cinema</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Est-ce que vous l'avez ? La bonne idée, la bonne main. Est-ce que c'est
la meilleure ? Est-ce que vous seriez prêt à miser toutes vos économies
dessus ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou bien est-ce qu'un voisin, un concurrent, pourrait avoir mieux ? Ou
encore, est-ce que la situation est bien favorable à votre projet ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En un mot, est-ce que le succès est garanti ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si vous vous posez toutes ces questions, vous pourriez probablement jouer au
poker. Devenir entrepreneur. Ou même producteur de films pour le cinéma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prenons l'exemple de Thomas Langmann, qui vient de lancer sur les écrans un
des grands films français (ou Européens) de l'année, Astérix aux Jeux
Olympiques (3ème de la série). Le pari est de taille, puisque la mise est la
plus grande attribuée à un film français, de tous les temps (à part peut-être
Le 5ème élément, de Luc Besson, estimé entre 75 et 90 millions d'euros, selon
la source). Avec 3 millions d'entrées lors de la première semaine
d'exploitation, la partie semblait bien engagée, malgré des critiques
atroces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seulement voilà, depuis la sortie de &amp;quot;Bienvenue chez les ch'tis&amp;quot;, qui
cartonne encore plus, la partie a pris une toute autre tournure. Ce deuxième
film ne risque-t-il pas de couper le second souffle que cherche le
premier ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'aucuns argueront que les deux films ne touchent pas exactement le même
public (l'un affiche clairement une ambition européenne, avec 6000 écrans à sa
sortie, tandis que l'autre s'adresse à un public national), mais il faut
reconnaître une certaine limite à la population française qui se déplacera en
salles pendant une période donnée. On peut ainsi se demander s'il était
opportun de faire sortir pratiquement en même temps deux aussi grosses
productions, ce qui forcera sans doute certains foyers à choisir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, étant donné le lien de parenté entre les producteurs des deux
blockbusters (Thomas Langmann est le fils de Claude Berri, lui-même producteur
du précédent Astérix, dirigé par Alain Chabat), on aurait tendance à penser que
c'est mûrement réfléchi. Cela implique alors une stratégie d'émulation :
la compétition entre les deux géants ajouterait un intérêt. Que l'un ou l'autre
fasse déplacer une certaine population, allant rarement au cinéma, peut ainsi
profiter à l'autre, dont les affiches rarement très éloignées peuvent inciter à
revenir. La pari, commun, serait peut-être de faire déplacer deux fois, et non
une seule, les plus réfractaires au grand écran. L'appétit vient en
mangeant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, l'espace occupé par la couverture médiatique des deux projets
permet d'élargir la vitrine du cinéma français. C'est l'événement !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au poker, le fait d'avoir deux pointures qui misent gros peut inciter les
autres joueurs à dépenser leurs jetons. C'est la surenchère. La table est plus
vivante, les probabilités s'affolent, le jeu est lancé. Et, c'est bien connu,
les requins ne se mangent pas entre eux. La &amp;quot;compétition&amp;quot; ne tournera donc pas
au pugilat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au bout du compte, la production, vous l'aurez compris, c'est une histoire
de gros sous. L'investisseur, le producteur, tout ce petit monde joue forcément
au poker ! L'aspect financier de ces projets est encore mal perçu en
France, comme si le Septième Art pouvait échapper à tout considération
économique. À tort ? Pas toujours. On se demande parfois à quel moment, en
voulant faire de l'argent, les responsables finissent par oublier de faire du
cinéma…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Avant-avant-première</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2008/03/09/Avant-avant-premiere</link>
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    <pubDate>Sun, 09 Mar 2008 16:04:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Cinema</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Entre amis, même si ce n'est pas du goût des majors, on s'échange les CD,
les cassettes, depuis qu'on est tous petits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les DVD n'y font pas exception, d'autant qu'en tant que grand consommateur
honnête et régulier, abonné à la Fnac mais aussi à la grande surface du coin
quand je suis en province au moment de la sortie de Spiderman 3, je ne pense
pas qu'on vienne un jour me reprocher ces échanges à vertu culturelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je fais découvrir un film à un ami qui ne l'aurait jamais acheté de toutes
façons, et il me rend la pareille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre cause est donc à l'avantage des distributeurs, puisque nous jouons le
rôle de commerciaux de proximité, avec le meilleur argumentaire de vente :
le produit lui-même.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seulement voilà, cette activité n'est pas sans risques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout récemment, j'ai découvert un film que j'avais déjà aperçu dans les
colonnes du magazine britannique Empire, l'été dernier. Le DVD en main,
persuadé de l'avoir manqué lors de sa sortie en salles, reconnaissant que je ne
serais probablement pas allé voir un western, même avec Russel Crowe et
Christian Bale, je ne me suis pas méfié. J'ai donc vu &lt;em&gt;3:10 to Yuma&lt;/em&gt;
dans mon salon, par une nuit sans lune courant février. Pas mal. Satisfaisant.
Quelques petits détails fâcheux, des petits problèmes de cohérence, mais de la
performance d'acteur, une réalisation soignée, du rythme. Un bon film.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bémol, c'est que je n'ai pas encore raté ce film au cinéma, puisqu'il ne
sortira pas en France avant un bon mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mince.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais alors, je suis fraudeur ? Au lieu de payer ma place pour voir ce
film, je n'ai fait qu'emprunter un DVD à un ami, lésant au passage le
distributeur, expliquant en partie l'éternelle crise du cinéma en France ?
Je me serais permis de voir un film avant que les distributeurs de ma région ne
décident de le présenter ! Sacrilège. Crime de lèse-distributeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bon, pas de panique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le distributeur, je ne sais pas, mais l'Industrie du cinéma, je l'aide à
prospérer. En quelques jours, j'ai vu 2 fois &lt;em&gt;Astérix aux Jeux
Olympiques&lt;/em&gt;, puis &lt;em&gt;Jumper&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Bienvenue chez les ch'tis&lt;/em&gt; et
&lt;em&gt;Le dragon des mers&lt;/em&gt;. J'ai même consommé du popcorn et de l'eau plate, à
un tarif défiant toute concurrence puisqu'il n'y a pas de concurrence à
l'intérieur d'un cinéma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'industrie du DVD, mon ami la fait prospérer à lui tout seul, et je l'aide
un peu, avec une collection de 400 titres qui augmente au rythme de 4 DVDs par
mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ce n'est pas la première fois que je vois un film en avant-avant-première
dans mon salon : il y a quelques années, pour découvrir un film de Spike
Lee qui n'est sorti sur les écrans français que 3 ans après sa sortie
américaine, He got game, j'ai dû commander le DVD sur un site américain (DVD
express à l'époque).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand un distributeur estime que le public français n'a pas à voir certains
films, clairement, je n'ai aucun scrupule à lui couper l'herbe sous le pied,
évitant au passage le rebranding à la française, comme M6 l'a imposé sur une
série comme Prison Break, au générique relooké par Faf Larage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis si ça se trouve, j'irai effectivement voir 3:10 to Yuma en salles,
quand il plaira aux distributeurs de le sortir, car j'adore le cinéma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et quant à la crise du Cinéma, dont les tarifs augmentent aussi vite que le
prix du ticket de métro (métro ou ciné, il faut désormais choisir), le succès
logique d'un film bien fait comme &lt;em&gt;Bienvenu chez les Ch'tis&lt;/em&gt; donne une
excellente base d'analyse : travaillez bien, les gens ne demandent qu'à
venir au cinéma, il faut tout simplement arrêter de se moquer d'eux.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Lost in translation</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2008/03/04/Lost-in-translation</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:f8dd8bace5069a91458f67a0c8209be6</guid>
    <pubDate>Tue, 04 Mar 2008 01:44:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Cinema</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Qui sévit encore, de nos jours, en s'adonnant librement à la traduction des
titres de films ? Un ancien étudiant en LCE à Nanterre, avec qui je
discutais au fond d'un amphi, et qui expliquait son manque criant de style par
une trop grande spécialisation en linguistique ? Ou alors un authentique
ponte de la traduction littéraire, aujourd'hui incapable de rendre en quelques
mots un titre de film digeste, agréable à prononcer ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Véritable terroriste de la langue française, cette personne a encore rendu
une bien médiocre copie en signant la traduction française du dernier film des
Frères Coen, primé aux Oscars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;No country for old men&lt;/em&gt; est devenu en France ceci : &lt;em&gt;Non, ce
pays n'est pas pour le vieil homme&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un titre de film, c'est un exercice de traduction délicat, aux difficultés
variées et contradictoires. Cela demande donc un effort tout particulier. Il
faut trouver le bon équilibre :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;En tachant de rester proche du texte, il faut bien comprendre et exprimer
les idées contenues - ce n'est donc pas une traduction littérale, mot à mot,
mais bien une interprétation.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;C'est un titre de film, et non une manchette de journal : il faut
qu'il ait du style, de la grâce. Un film, on en parle, le titre doit
glisser.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme&lt;/em&gt;, c'est lourd.
&amp;quot;Lourdingue&amp;quot;, disait mon prof de version. Traduire en français, c'est écrire en
français courant, en évitant les expressions vieillottes (le vieil homme) et
les redondances - &amp;quot;non&amp;quot; + &amp;quot;n'…pas&amp;quot;. Il faut affiner !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que nous dit l'anglais ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;No country for old men&amp;quot;. Ce n'est pas une phrase, mais une expression.
C'est du langage parlé. Et pour restituer la phrase, il faut rajouter un
élément sous-entendu, le groupe verbal : &lt;a href=&quot;http://blog.quidamned.com/post/2008/03/04/This%20is&quot; title=&quot;This is&quot;&gt;This is&lt;/a&gt; no country for old men.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En français, pas besoin de doubler la négation, le &amp;quot;No&amp;quot; n'est pas ici un
&amp;quot;non !&amp;quot;. Commencer le titre par &amp;quot;Non&amp;quot;, c'est ajouter quelque chose qui n'existe
pas, c'est un abus qui alourdit le style.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En français, nous dirions donc plus simplement : &amp;quot;ce n'est pas un pays
pour les vieux&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;No country for old men : ce n'est pas un pays pour les vieux&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pratiquement littéral, et ça sonne juste. Tout le sens est là.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci dit, ce n'est pas encore du grand spectacle. En ajoutant une touche
freestyle, en prenant ainsi le risque de dénaturer un peu le texte original,
mais en donnant un peu de punch et en gardant le concept-clé, on aurait pu
aussi dire :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas de vieux dans ce pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, le cinéma est un art, un film est comme un livre, c'est une œuvre qui
se traite avec respect. Mais il faut aussi qu'un film vive, qu'on en parle,
qu'on le recommande, et le traducteur responsable de &amp;quot;Non, ce pays n'est pas
pour le vieil homme&amp;quot; a tout fait pour interrompre les conversations,
encourageant certainement les cinéphiles à employer le titre original pour
éviter tout malentendu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A quoi bon salir une affiche de film avec une traduction qui ne servira
pas ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est trop tard pour les affiches, mais avant la sortie du film en DVD, avec
un peu de chance, l'entreprise chargée de la conception de la jaquette
francophone aura eu le temps de lire cette page…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Parole de critique</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2008/02/10/Parole-de-critique</link>
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    <pubDate>Sun, 10 Feb 2008 10:10:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Cinema</category>
        <category>buzz</category><category>coût</category><category>culture</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Les critiques de cinéma sont au goût du spectateur ce que les sondages
représentent par rapport aux intentions réelles de vote : un indice
farfelu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dernier exemple en date : Astérix aux Jeux Olympiques, descendu par les
critiques, pratiquement à l'unanimité (à l'exception de 20 Minutes, qui lui
accorde 3 étoiles sur 4). Peu importe que le film réussisse un carton dès sa
première semaine d'exploitation avec 3 millions d'entrées. Un film se juge en
salle, pour soi-même, et selon les réactions du public. De ce point de vue,
Astérix aux Jeux Olympiques remplit son contrat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas un grand film, et c'est là que le bat blesse, eu égard à son
budget pharaonique de 78 millions d'euros. Mais le spectateur n'est pas
actionnaire, et même si d'aucuns dénoncent une débauche déraisonnable, à la
différence des véritables scandales financiers, le public ne paiera pas la
facture. Nous ne sommes pas producteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas du Chabat. Difficile de passer après Mission Cléopâtre, le
second volet si réussi d'Alain Chabat. On s'en remet, cependant,
l'interprétation du fameux Nul restant très personnelle, parfois même critiquée
pour ses écarts par rapport à la BD. Et il est bien rare qu'un même réalisateur
enchaîne tous les épisodes d'une série.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a du déchêt. Tout le début du film est parsemé de petits gags
inoffensifs, parfois difficiles à identifier - on sourit après coup, mais on
rit difficilement. Le pari de Stéphane Rousseau, peu connu en France, semble
manqué. Il faut attendre l'apparition de Benoit Poelvoorde pour arracher les
premiers éclats de rire à une salle acquise d'avance un samedi soir. Ce qui
rate au début finit par réussir, et si ce n'est pour la présence inexplicable
d'un Frank Dubosc hors de forme, le film trouve son rythme, les bonnes
séquences s'enchaînent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alain Delon reste Alain Delon. Pas toujours juste, l'acteur est parfois
desservi par une écriture à tendance scolaire : gags convenus, références
littérales à sa filmographie, la performance est loin d'être parfaite. Mais,
dès le premier plan, la présence est palpable : il s'agit bien du grand
acteur français, parfait dans le rôle de César, lui donnant une dimension
unique, particulièrement fidèle à la BD. La grande réussite du film. Face à
lui, Brutus, craint de tous, redevient un garnement. Chabat en César, mine de
rien, était loin du compte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du Poelvoorde juste. On l'a vu dans tant de films qu'on eut pu redouter une
sensation de réchauffé. Classique dans le Boulet, surprenant dans Podium, le
comédien belge trouve le ton juste avec un Brutus méchant, autoritaire et
pourtant tout petit devant papa. Courtisan malchanceux, convaincu de sa
domination mais dépassé par les événements, Brutus est constamment à côté de la
plaque, mais sans en faire trop. Ridicule, mais la tête haute. Qui d'autre
pouvait déclamer des vieux succès français (&amp;quot;Besoin de rien / envie de toi&amp;quot;) en
guise de poésie avec autant d'aplomb ? La plupart de ses scènes
fonctionnent parfaitement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des invités, c'est la mode, et ce n'est pas toujours bien senti.
L'intégration de stars, si elle n'est pas parfaite, revient à un simple
exercice de promotion. L'apparition de Danny Brillant, testeur de miroir, eut
été excellente si le chanteur ne s'était pas contenté de livrer tel quel le
refrain de son tube le plus connu - un petit effort d'adaptation aurait sans
doute mieux ancré la scène dans le film, et fait rire davantage. Idem pour
l'apparition furtive d'Amélie Mauresmo, joueuse de tennis à la ville et dans le
film, ni plus ni moins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des invités, c'est la mode, mais c'est franchement mythique quand c'est bien
fait : l'apparition de Jean Todt, qui palpe la terre de la piste avant la
course de chars, restera dans les mémoires. Zinedine Zidane avec des cheveux,
Tony Parker qui dribble Jamel Debbouze, Michael Schumarrer dans son char
Ferrari, apportent clairement un plus. Le dernier quart d'heure est, comme le
dit si bien 20 Minutes (!), savoureux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les amateurs avertis de cinéma ne se retrouveront probablement pas dans
Astérix aux Jeux Olympiques, et ne se déplaceront peut-être même pas. Mais il
faut reconnaître que c'est un film divertissant, populaire, grand public. Il
attirera certainement en salles des gens qui ne s'y trouvent qu'une fois par
an, alléchés par une affiche de stars à la française, et c'est une très bonne
chose. On rit, on s'amuse, on passe un bon moment. Pas de message sous-jacent,
pas de Sarkozy, rien que du divertissement (le timing ne devait pas être bon
pour espérer voir une Carlabrunix). Et cela fonctionne. Parfois, les critiques
demandent trop à un film, à un réalisateur. Le public, lui, devrait s'y
retrouver.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Transformers, un film Hasbro : plus jamais ça !</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2007/11/13/Transformers-un-film-Hasbro-%3A-plus-jamais-ca</link>
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    <pubDate>Fri, 16 Nov 2007 00:30:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Cinema</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Comment réaliser un film pour enfants interdit aux moins de 13 ans ? Un
film très très long, beaucoup trop long ? Des effets spéciaux
étourdissants, avec un scénario ahurissant de bêtise, un mélage
insupportable ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'était vraisemblablement le pari de Michael Bay, épaulé par Steven
Spielberg, pas moins, pour le film de commande le plus cher de l'Histoire du
cinéma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux fois, en salle puis en DVD, je me suis endormi devant ce film ! Et
encore, la deuxième fois, télé-commande en main, j'ai pris le soin de zapper
toutes les scènes mielleuses, chères à Spielberg. Quelle idée, d'associer
l'histoire du jeune américain qui achète sa première voiture avec son papa à
celle des robots géants intergalactiques camouflés en véhicules qui pourraient
détruire la planète !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et que vient faire l'armée américaine dans cette histoire, à part prendre
raclée sur raclée ? Le secrétaire d'État à la Défense, qui n'apporte rien,
toute la bureaucratie, tout américain, quand il s'agit de la planète ? Les
américains au Qatar, les américains en Amérique, les Américains qui font la
découverte majeure du XXème siècle dans le cercle arctique ? Hasbro ne
vend-il donc pas de jouets dans le monde entier ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et la bimbo qui plaque le champion de football pour le petit minet à la
Chevrolet, experte en mécanique, papa taulard mais uniquement par souci
d'apprendre la mécanique en bricolant les voitures des autres, et qui au fond,
n'est pas si criminel, en cherchant bien ? Les plans sexys en plein milieu
d'un film pour gamins ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et John Turturro ? L'agent hyper-secret qui se fait laminer comme tout
le monde ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monsieur Spielberg, reconnaissez qu'il n'y avait pas de place pour l'humain
dans cette histoire ! Laissez jouer les machines, évitez le rêve
américain, la famille américaine bien typique, faites un pur film d'action mêlé
de catastrophe, avec des tout petits humains qui courent partout pour éviter
les morceaux de gratte-ciel qui leur tombent dessus. Exit le cube magique de la
taille d'une ville qui se transforme en tout petit cube qui tient dans la
poche, et qui transforme d'un éclair une téléphone en robot guerrier bagarreur
ou pacifiste, selon l'humeur du capitaine. Une heure et demie d'action, de
poursuites, de traque, pas plus. Du gros métal bien lourd, de l'explosion,
comme on en voit dans la scène extrême du début, où un robot attaque une base
militaire. Du grand spectacle !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pas du tac-boum-boum à l'eau de rose, au service de l'humanité de
l'amour de l'univers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus jamais d'Independance day ! Plus jamais de Transformers !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une expérience douloureuse et soporiphique du cinéma définitivement trop
américain.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Batmania bis</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2007/11/02/Batmania-bis</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:24e850628fb245793d190465c348bfec</guid>
    <pubDate>Fri, 02 Nov 2007 04:32:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Cinema</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Le deuxième volet du Batman de Christopher Nolan pourrait être un excellent
film. Construit sur la base de Batman begins, réincarnation du héros torturé
qui se cache derrière un symbole de chauve-souris, ce nouvel épisode mettra en
scène le fameux Joker, psychopathe de référence, naturellement fait pour le
cinéma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment justifier une nouvelle rasade de Batman, me direz-vous, après les
nombreux blockbusters des années 90, de Michael Keaton à George Clooney, de Tim
Burton à Joel Schumacher, du demi-succès au navet, une décennie à
oublier ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout simplement, il semblerait que ces messieurs de la Warner aient trouvé
la bonne formule. Le bon réalisateur, des vrais acteurs, la totale. Silence,
respect, on tourne un vrai film, ici !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a du bon dans la bande dessinée. Du très bon parfois. C'est un business
comme un autre, avec son public, avide d'histoires, qui pousse les auteurs dans
leurs retranchements. Un héros de BD ne vit jamais la même histoire deux fois,
et pourtant, il reste fidèle à lui-même. Pas le choix, il faut donc
creuser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, finies les hésitations, les approximations, les doutes. A la tête de
la nouvelle franchise, Christopher Nolan sait ce qu'il fait, lui ! Place
au héros de BD, place au concept. Il y a une logique sous ce masque à
cornes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le teaser de The Dark Knight ne fait aucun doute : l'idée de Bruce
Wayne en créant son personnage de justicier, son symbole plus difficile à
combattre qu'un homme seul, fait des émules. Face à Batman, figure de proue de
la justice, se dresse le messie des criminels, seul être capable de rétablir un
rapport de forces équitable, le Joker. En voulant garantir la justice, comme le
craignait Alfred, son majordome, dès le premier film, Bruce Wayne a provoqué
une escalade de la violence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus question de singer bêtement la BD, de tenter une forme de fidélité
maladroite. Chaque détail a son importance, sa logique, son histoire. On parle
ici d'une interprétation du mythe. Après la génèse de Bruce Wayne, on va enfin
savoir ce qui trotte dans la tête du joker. Aura-t-il les cheveux verts ?
Du maquillage, comme on a pu l'apercevoir sur le visage bariolé de Heath
Ledger, successeur de Jack Nicholson ? Quel est son histoire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Patience. On en saura peut-être un peu plus dès la prochaine
bande-annonce…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Iron man : super, ce héros !</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2007/09/14/Iron-man-%3A-super-ce-heros</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:1c6293f169db474287627a072436eec8</guid>
    <pubDate>Fri, 14 Sep 2007 00:52:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Cinema</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Fans de comics, accrochez-vous. Grand public, déçu par les 3 avatars de
Speedeurmanne, réjouis-toi. Marvel va peut-être abattre sa meilleure
carte !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du moins, c'est ce que m'inspire le projet Iron Man, dont la bande-annonce
est disponible sur le lien suivant :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.apple.com/trailers/paramount/ironman/&quot;&gt;http://www.apple.com/trailers/paramount/ironman/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est du sérieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord, le rôle principal : Robert Downey Jr est un véritable
acteur, au parcours inégal mais solide, au répertoire sur-mesure pour explorer
les méandres de la personalité de Tony Stark, héros torturé dont les
contradictions feraient palir Bruce Wayne. La fortune, la drogue et l'alcool,
il connait, Robert…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, la transition BD / film qui semble particulièrement réussie. Depuis
la fameuse scène de crash aérien dans Superman Returns, et dans la foulée de
Transformers, les différentes armures du héros, de l'artisanale-à-la-va-vite au
prototype supersonique, ne trahissent pas leur créateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, la BD elle-même. Potentiel dramatique, personnages originaux,
rivalités multiples, le tout dans un cadre plutôt réaliste : pas de
super-pouvoirs, des intérêts industriels, financiers, géo-politiques, des
problèmes réels dont on parle tous les jours dans la presse. De mémoire,
quelques épisodes de la BD méritent tout à fait une adaptation cinéma, qui
donnerait toute sa dimension au récit, déjà très spectaculaire… Contrairement à
Peter Parker, Tony Stark a de vrais problèmes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si tout se passe bien, Iron Man pourrait enfin démontrer l'intérêt d'adapter
une BD au cinéma, non plus comme un opportunité pour les studios de s'enrichir
sur le dos de la BD, mais comme un moyen pour le cinéma d'enrichir la BD.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prions pour que le scénario soit au rendez-vous !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Sympatique Moore</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2007/09/07/Sympatique-Moore</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:e328eb37e4195bf119ec02b70df9a2a3</guid>
    <pubDate>Fri, 07 Sep 2007 06:18:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Cinema</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Moore est de retour, avec une cause juste cette fois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le constat est simple, mais en aucun cas simpliste, car incontestable :
l'une des plus grandes nations au monde a l'un des systèmes de santé les plus
stupides de la planète. Tant de puissance, mais si mal répartie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec un tel sujet, le documentaire à la Moore, c'est du sur-mesure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant… franchement lassé de son combat contre George W. Bush, gêné par
la Palme d'Or à Cannes pour Farenheit 9/11 (délivrée par Quentin Tarantino, un
autre enfant chéri de Miramax, président du jury), j'ai toujours du mal à ne
pas voir une forme d'opportunisme dans ses différentes démarches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michael Moore est une marque, qui se prétend au service de la vérité, des
américains moyens et moins-que-moyens, mais qui profite allègrement de ses
&amp;quot;combats&amp;quot;. On peut se demander quelle est le part de sincérité, quelle est la
part commerciale…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant, on a bien envie de voir ce nouveau film, qui a le mérite de
mettre le doigt sur un vrai problème.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si son business est de faire réfléchir les américains, qu'il prospère, ce
brave homme. La tâche est ardue…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>De la discipline au cinéma</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2007/09/06/De-la-discipline-au-cinema</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:3c57934f64b299b6671b14d39349fd74</guid>
    <pubDate>Thu, 06 Sep 2007 07:00:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Cinema</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Progrès au Pathé Boulogne ! Un clip d'une bonne minute avec des
grenouilles qui expliquent qu'on n'est pas dans son salon, qu'il ne faut pas
donner de coups de pieds dans le fauteuil de devant, qu'il faut éteindre le
portable, qu'il faut faire attention à ne pas faire de bruit… Et les parents
qui expliquent à leur enfant, du coup, parce que c'est passé très vite. Le tout
signé par la direction du cinéma, qui n'a pas peur de vexer certains clients,
au nom du respect de l'ensemble de sa clientèle. Ce clip a été applaudi lors
d'une autre séance. Enfin !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Max menacé</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2007/09/05/Max-menace</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:6bd7f5fa7ffc2a09aa328f011f32ec6c</guid>
    <pubDate>Wed, 05 Sep 2007 00:54:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Cinema</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Certaines séries télé à succès ne devraient pas être adaptées au cinéma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a trop de questions délicates : comment savoir ce qui a fait, au
bout du compte, le succès de la série originale ? Comment le
reproduire ? Comment résumer x années en à peine 2 heures ? Faut-il
moderniser ou au contraire, reproduire l'ambiance d'époque ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et les acteurs ? Impossible de reprendre les mêmes acteurs, trop agés
pour tenir leur propre rôle. Difficile de prendre des acteurs majeurs et de
leur demander de rejouer à l'identique les personnages originaux. Il faut tout
reprendre, adapter réellement, avec des acteurs qui redonnent vie aux rôles
originaux, en apportant leur touche personnelle. Pas facile…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous ne vous souvenez sans doute pas de Chapeau melon et bottes de cuir,
réalisé avec un budget exhorbitant et une affiche prometteuse : Ralph
Fiennes, Uma Thurman et Sean Connery. Un résultat très décevant, un outrage
pour les fans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rebelotte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Construite autour de Steve Carell, nouvelle star comique ricaine aux
&amp;quot;succès&amp;quot; déjà nombreux, l'adaptation de Max la Menace (Get Smart) semble
s'inscrire dans cette tradition du bide assuré.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'agent a bien fait son travail. Allo Warner ? Mon client est libre
pendant 6 semaines… Vous n'avez pas une série sympa, un scénariste dispo pour
nous en tirer 1h30, et un réalisateur en vacances ? Mon client vient de
triompher dans &amp;quot;40 ans et encore puceau&amp;quot; puis &amp;quot;Steve tout-puissant&amp;quot;, la suite
de &amp;quot;Bruce tout-puissant&amp;quot; avec Jim Carrey (je me suis toujours demandé si Carell
avait décroché le rôle juste pour son nom, presque homonyme de l'acteur du
premier film, un coup marketing ?). Si si, il y a une vraie chance de
carton !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Steve Carell doit sa carrière au système. Comme Owen Wilson avant lui (qui a
eu le bon goût de devenir drôle de temps en temps), Carell est un pur produit
hollywoodien : une fois lancé, on le maintient à l'affiche, de bide en
bide, en espérant qu'il devienne bankable. Un investissement à moyen terme, en
somme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelez-vous que le cinéma est une industrie, outre-atlantique. On ne se
demande pas pourquoi on fait un film : on fait un film, et on se pose les
questions plus tard. Les studios ont un budget annuel, scénario ou pas, les
films se feront ! Il y a des acteurs à faire vivre, nom de nom. Des
studios à occuper. Des séries cultes qui sortent en DVD.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tant que fan d'une série kitsch, mais relativement cohérente, je suis
déçu de voir un mythe sacrifié à la gloire d'un comique qui n'a pas
nécessairement vocation d'être drôle.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Movie check : Le Boss.</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2007/08/11/Movie-check-%3A-Le-Boss</link>
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    <pubDate>Sat, 11 Aug 2007 06:52:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Cinema</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Ça sentait le navet à plein nez. Le bluff, en la personne de Samuel L.
Jackson, n’a pas fonctionné. Dès la bande-annonce, les gags ratés ne trompaient
pas. J’ai attendu la diffusion télé pour me faire une idée définitive. J’ai
bien fait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un talent gaché !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucun rythme. Lent, sans relief, le film ne décolle jamais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Samuel Jackson est bien là, mais il est seul. Personne pour lui donner la
réplique, rien à faire, peu de dialogues et sans originalité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son partenaire, que je ne citerai même pas, est exactement comme sur
l’affiche : aucune expression, aucune émotion, seuls quelques mouvements
de sourcils, aussi figé que Robin Williams en Mrs Doubtfire. A sa décharge, ni
le scénario ni les dialogues ne lui auraient permis de se transcender…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le méchant au regard glacé, qui cherche peut-être là son tremplin pour la
célébrité – on est très loin d’Alan Rickman dans Piège de Cristal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En guest, l’ancien cadre de l’OCP dans Robocop, ami d’enfance d’un baron de
la drogue dans Traffic, abonné aux figurations alimentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Techniquement, le film est pas mal réalisé : la lumière est belle, les
plans bien cadrés, rien de très nouveau mais ça se laisse regarder. Sans le
son.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, comme d’habitude, la version française souffre du surplus de
vulgarité : des « putain de merde » ajoutés ici et là quand les
acteurs ferment la bouche, du « salopard », qui font penser à la version
Nuls de Miami Vice, Deux flics ami-ami.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beurk !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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