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  <title>Quidamned ! - Société</title>
  <link>http://blog.quidamned.com/</link>
  <description></description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Mon, 30 Jun 2008 15:34:25 +0200</pubDate>
  <copyright></copyright>
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    <title>Woman power</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2008/01/31/Woman-power</link>
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    <pubDate>Thu, 31 Jan 2008 23:40:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Société</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;N'écoutez pas ce qui se dit sur Britney Spears.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle a des soucis, elle vit de manière assez singulière sa célébrité, elle
fait sans doute des choix assez discutables dans la vie courante et pour sa
carrière, elle éduque ses enfants à sa manière…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais une femme qui mobilise presque instantanément et sans vraiment le
vouloir plus d'une douzaine de policiers à moto, voiture et hélicoptère, un
camion de pompiers, une trentaine de photographes semi-professionnels, des
équipes de télévision, des vidéastes amateurs et qui captive l'attention de
millions d'internautes avant de faire couler plus d'encre dans les journaux du
monde entier que Sylvester Stallone pour son dernier Rambo, c'est forcément une
femme qui a un potentiel économique énorme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, vous, les contribuables et consommateurs (contribuables assez
directs) qui financez tout ce monde-là, pour avoir une video où on ne voit rien
et des photos floues et mal cadrées d'une pseudo-Marilyn Monroe en pleine
déprime, vous avez du souci à vous faire car vous dépensez très mal votre
argent et votre temps !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le public, avec sa curiosité malsaine, qui finance et motive deux ou
trois industries - la Presse, le Spectacle (les agents, les familles des
victimes… heu, des artistes), la Télévision…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce qu'on peut en vouloir au paparazzo, avec son matos à 5000 euros, de
chercher par la fenêtre d'un camion de pompiers le portrait d'une jeune star en
détresse qui lui rapportera, peut-être, assez de sous pour faire réparer son
objectif endommagé dans la bousculade et, éventuellement, payer des nouvelles
chaussures à son rejeton ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Britney, c'est du business, de l'or en barre, qu'elle chante ou qu'elle se
laisse aller, qu'elle soit gentille ou méchante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tant de gens attendent qu'elle fasse tomber son mioche sous le regard des
caméras, dommage que son garde du corps soit une ancienne gloire locale du
football américain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle le sait bien, et comme tant d'autres avant elle (Kurt Cobain
peut-être?), elle n'a pas vraiment les moyens de s'en sortir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas avec son agent, qui palpe sévère en ce moment, quand elle va mal. Pas
l'agent de son agent, qui a du mal à épeler son prénom. Pas son psychologue à
500 dollars de l'heure, qui n'a aucun intérêt à la guérir rapidement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, Britney, est-ce que tu vois seulement le bout du tunnel ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle ne peut pas m'entendre, la pauvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourvu qu'elle ne prenne pas l'issue de secours…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Savoir, par tous les moyens</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2008/01/19/Savoir-par-tous-les-moyens</link>
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    <pubDate>Mon, 21 Jan 2008 09:30:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Société</category>
        <category>coût</category><category>illimité</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Avant de se lancer dans un projet, à moins d'être bénévole, on pose la
question de l'intérêt, mais aussi du coût de renoncement. Souvent, on n'a pas
le temps, le personnel, les finances ou les outils nécessaires. On jette alors
l'éponge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, dans le cadre d'une enquête, ces questions deviennent bien
futiles. L'espoir semble balayer tout considération financière; il justifie
même le recours à des ressources pratiquement illimitées. Il faut réussir… par
tous les moyens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il suffit d'une découverte inhabituelle dans les bois de Fort Myers, en
Floride, pour déclencher un impressionnant dispositif. Agents de Police,
consultants anthropologues et bon nombre de petites mains, de laboratoires, se
sont ainsi retrouvés autour de 8 squelettes dépourvus de chair et de vêtements
avec une certitude : il s'agit de huit meurtres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'analyse de l'ADN a permis d'identifier deux victimes, dont le décès
remonte à 1995. Les 6 autres restent anonymes, leur décès remontant jusqu'à
1980. Pas moins de 50 familles se sont soumises à l'épreuve de l'ADN afin de
savoir si un de leurs membres, disparu de longue date, se trouvait parmi ces
restes. En vain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enquête continue. Le temps s'arrête.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes sortes de techniques sont mises à profit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un tueur en série, dont l'une des victimes avait été retrouvée non loin,
aurait été interrogé s'il n'avait pas été lui-même victime du système
judiciaire, condamné à la peine de mort en 1999. S'il avait été incarcéré à
perpétuité, cet homme aurait pu répondre, avec le temps, d'au moins 5 autres
meurtres encore jamais élucidés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les crânes de 6 victimes non identifiées ont été envoyés à un sculpteur dans
le Wyoming chargé de reconstituer les visages. Des portraits ont ainsi pu être
diffusés par la Police, dans l'espoir qu'au moins quelqu'un, quelque part,
ayant connu un jour l'une de ces personnes, reconnaisse ses traits
reconstitués, se souvienne et se déplace pour donner un nom, clore un dossier
et ainsi achever officiellement une vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne s'agit plus de trouver une personne vivante (comme le fameux soldat
Ryan). Il y a peu de chances que cette enquête amène un jour quelqu'un au
tribunal pour répondre de ces crimes. La Police cherche à retracer les derniers
moments de la vie de ces victimes, à déterminer les circonstances de leur mort,
identifier leur assassin, établir son mobile, autant d'éléments nécessaires
pour répondre à une question : pourquoi a-t-on retrouvé 8 squelettes dans
les bois de Fort Myers ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque année, des affaires tout aussi insolites trouvent un élément de
réponse, l'indice qui permet de retrouver une piste, jusqu'au dénouement
improbable. L'appareil judiciaire est en marche. Si cela peut permettre à une
famille de comprendre, de savoir ce qui est arrivé à l'un de ses membres, le
jeu en vaut sans doute la chandelle. Si cette détermination peut faire hésiter
un criminel, c'est certainement un bon investissement.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>C'est mon idée</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2008/01/16/Cest-mon-idee</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:2834ac735ffb2bd5d63587b4c3a4b295</guid>
    <pubDate>Wed, 16 Jan 2008 00:42:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Société</category>
        <category>guignol</category><category>génie</category><category>logique</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Qu'ils sont têtus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous en connaissez certainement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a des gens qui voudraient absolument imposer leur volonté un peu
partout, de manière souvent impulsive, abusive et à tort !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face à la réalité ils résistent, contre l'évidence ils persistent, rien ni
personne ne pourra leur faire admettre que leur idée est mauvaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pas juste un peu mauvaise. Totalement. Débile. Sans fondement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, sans autre fondement que leur propre volonté.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La volonté d'être reconnu comme quelqu'un de génial, de son vivant. Et pour
être génial, ils échafaudent des idées franchement tordues; car c'est bien
connu : si l'idée est trop simple, elle ne sera pas considérée comme
géniale. Adieu la gloire. C'est si logique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est leur idée, ils la gardent, ils ne la partagent pas, ils ne se
contentent pas d'en assumer la paternité, ils la revendiquent !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils se battront jusqu'au bout pour qu'elle devienne, improbablement,
réalité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est une très mauvaise idée, mais ils ne le reconnaîtront jamais, ni le
jour même ni la semaine d'après.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des années plus tard, ils vous rappelleront cette histoire, ne changeront
pas un détail et continueront à dire que c'était, pourtant, une bonne idée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ne sont pas vraiment stupides. Pas méchants non plus. Ils sont
têtus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ils ont des très mauvaises idées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'ils avaient un jour du pouvoir, ils entraîneraient plein de gens dans
leurs projets débiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais fort heureusement, cela n'arrivera pas. À moins qu'ils n'aient, au bon
moment, peut-être, enfin, la bonne idée.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Le fantasme du refus personnalisé</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2008/01/05/Le-fantasme-du-refus-personnalise</link>
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    <pubDate>Sat, 05 Jan 2008 03:46:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Société</category>
        <category>entreprise</category><category>job</category><category>marché</category><category>égalité</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Est-ce que l'on prend mieux un refus quand il vous est adressé
personnellement ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre d'une candidature, c'est la loi de la jungle, il y a un élu
pour 12 à 450 déçus. La plupart sont froissés, vexés ou blessés, ou les trois à
la fois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je le sais, j'en veux toujours à la société Virgin Megastore de n'avoir pas
retenu ma candidature au siècle dernier car je n'avais pas le profil recherché,
disait une lettre standard comme on les déteste tant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un refus, c'est un refus, que ce soit standard ou sur mesure, quelle
différence ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Confronté au problème régulièrement depuis que je suis passé de l'autre côté
de la barrière et que mon employeur me fait confiance pour décider des entrées
dans mon service, j'ai d'abord tenté de jouer le jeu. Lors de mon premier
recrutement, ayant mal formulé mon annonce, j'ai dû répondre à une centaine de
candidatures souvent mal cadrées, parfois juste un peu décalées, et de temps en
temps pas faciles à départager. Eh bien à moins de décider d'y passer ses
nuits, puis d'arrêter carrément de travailler pour ne se consacrer qu'au
courrier, on finit par se rendre à l'évidence : il n'y a pas moyen de
paraître humain quand on refuse une candidature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut répondre rapidement pour que les gens passent à autre chose, sachent
qu'on s'est occupé d'eux, on ne fait pas attendre bêtement un demandeur
d'emploi. Il a autre chose à faire et surtout, ce n'est pas la peine de laisser
planer le doute, de donner de faux espoirs. Le recruteur vous doit bien ça.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le refus doit comporter 5 aspects incontournables :&lt;br /&gt;
1 - on s'est intéressé à la candidature, on cite un passage du CV&lt;br /&gt;
2 - on signale très vite si la candidature cadrait avec l'annonce - si c'est
non, on a trouvé une sortie qui ne froisse personne, on la prend et on
abrège&lt;br /&gt;
3 - on explique très clairement qu'il s'agit d'un refus - pas d'euphémisme, de
style ou de poésie, c'est non, ne rappelez pas&lt;br /&gt;
4 - on est désolé, mais on ne peut pas prendre tout le monde&lt;br /&gt;
5 - on encourage à poursuivre les démarches et on souhaite bonne chance, on
n'est pas là pour décourager les gens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne fait surtout pas d'humour. Votre meilleur copain vous embaucherait,
nous ne sommes donc pas votre ami, mais bel et bien cet employeur qui n'a pas
besoin de vous. Faire de l'humour ou du calembour dans un tel courrier, ce
serait de la provocation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au bout du compte, on retombe très vite dans les mêmes schémas, et à moins
d'être un écrivain qui s'ignore, on finit par écrire les mêmes lettres. En
voulant personnaliser mais dire les mêmes choses à tout le monde, par souci
d'équité et surtout par trouille d'oublier un détail crucial (le fait qu'il
s'agit d'un refus, par exemple), on obtient des courriers très semblables à des
lettres standard; il y a peu de chances que le destinataire croit une seule
seconde que vous y avez passé du temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De toutes façons, une mauvaise nouvelle reste une mauvaise nouvelle.
Candidats malheureux, essayez donc de ne pas vous formaliser : la plupart
du temps, le recruteur est aussi malheureux que vous de n'avoir pas pu
satisfaire votre requête. Bon courage pour la suite de vos démarches…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Fortifications de fête</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2008/01/01/Fortifications-de-fete</link>
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    <pubDate>Tue, 01 Jan 2008 03:09:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Société</category>
        <category>commercial</category><category>communication</category><category>discipline</category><category>liberté</category><category>éducation</category><category>évolution</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.quidamned.com/public/_MG_5741_palissades_02.jpg&quot; alt=&quot;_MG_5741_palissades_02.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette année, une nouvelle mode a fait son apparition sur les
Champs-Élysées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les touristes, on a l'habitude. Les autochtones éméchés qui viennent
s'embrasser à Minuit, c'est une tradition. Les appareils photo se multiplient,
mais ne sont pas nouveaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dernière mode, le grand chic, c'est la palissade.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nombre de grands magasins ont organisé dans l'après-midi, en prévision de
l'imprévisible, la fortification de leurs vitrines, comme la boutique Hugo Boss
ci-dessus. On pouvait voir des ouvriers poser à la tombée de la nuit des
planches de couleur sobre, un bleu nuit sur notre photo, qui donnent à la plus
belle rue de la capitale une allure de bidon-ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les grandes enseignes qui payent si cher le droit de se montrer sur
l'une des artères les plus visitées de Paris, l'heure n'est plus à la pub, mais
à la sauvegarde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À l'origine de cette protection, sans doute une astuce perdue entre deux
paragraphes d'un contrat d'assurance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Mairie de Paris avait déjà mis en place un service redoutablement
efficace pour ramasser les tessons de bouteille par millions qui jonchent
chaque année la chaussée entre l'Étoile et le carré Marigny, autant de
bouteilles jetées par les badauds bien nigauds qui s'embrassent et se
débarrassent, ivres à plus d'un titre dans la célébration du nouvel an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'escalade continue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Désormais, il faut prévoir le pire, l'étape qui précède la guerre civile, le
chaos ordinaire d'une fin d'année bien arrosée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, la simple palissade en bois. Demain, le rideau de
fer ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>C'est mon plus beau lundi</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2007/12/31/Cest-mon-plus-beau-lundi</link>
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    <pubDate>Mon, 31 Dec 2007 12:20:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Société</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Le lundi, c'est toujours très dur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour peu qu'on ait réalisé trop tard dans la soirée de dimanche qu'il
fallait retourner au travail le lendemain, l'angoisse du sommeil à 1h du matin,
l'insomnie parfaitement logique qui suit, la nuit trop courte et trop
perturbée, on se réveille rarement en pleine forme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On se lève à moitié, on rampe jusqu'au frigo, on s'asperge le torse de jus
d'orange parce qu'on a raté la bouche, et la semaine est lancée (le jus
d'orange froid, c'est un peu comme une chute d'eau dans les films de kung-fu,
ça réveille). Du coup, on commence la semaine en passant la serpillère dans sa
cuisine, et on est déjà en retard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce matin, c'est très différent. C'est le meilleur lundi de l'année.
C'est le dernier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Demain, 1er janvier, jour de l'an, repos forcé pour tout le monde (sauf les
commerçants).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout l'effort d'un début de semaine pour une journée de travail avant de
repartir en weekend (j'ai posé ma journée de mercredi pour commencer l'année en
beauté).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est donc mon plus beau lundi, une semaine d'un jour, un instant
précieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un lundi-vendredi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À peine arrivé, déjà reparti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bon weekend !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>A quoi sert d'être jeune si on n'est pas dynamique ?</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2007/12/27/A-quoi-sert-detre-jeune-si-on-nest-pas-dynamique</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:a28aa32ba5217708fb9a64993c7a36c9</guid>
    <pubDate>Sun, 30 Dec 2007 12:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Société</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Quoi de pire qu'un jeune blasé ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un jeune, c'est frais. Il a la vie devant lui. La France compte sur
lui !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We want you !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors pourquoi est-ce qu'il arrive chaque année sur le marché du travail des
jeunes pas frais ? Des gens fatigués par leurs études qui pensent trouver
du réconfort et du repos en entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ah oui, un jeune, c'est mal payé. Parfois, même pas payé du tout (ça
s'appelle un stagiaire ou un apprenti).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'un autre côté, en entreprise, on rémunère des compétences. De
l'expérience. Un apport.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel que soit le côté, du reste, une entreprise exploite. Et si possible,
elle abuse. Alors quand elle tient un jeune sans expérience, le moins qu'elle
puisse faire, c'est le faire turbiner pour pas trop cher, échange de bons
procédés : on te prépare une place pas trop mal, on te réserve un bureau,
du matériel, mais il faut que tu nous montres de quel bois tu te chauffes pour
un salaire misérable dans un premier temps. Tout le monde passe par là, et
certains se surpassent. On appelle cela &amp;quot;faire ses preuves&amp;quot;. Chaque seconde
compte, il ne faut pas ménager son effort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le problème n°1, c'est quand le jeune arrive au raisonnement suivant :
vu que je ne suis pas payé, je ne vois pas pourquoi je me fatiguerais. Il
oublie qu'il ne travaille pas proportionnellement à son salaire (une modique
compensation à ce stade), mais pour se développer et acquérir des compétences
sur le terrain, au contact de professionnels qualifiés, en situation réelle.
C'est une opportunité qui lui est donnée, une chance, en vertu de son
potentiel, et non de sa valeur réelle pour l'entreprise à son arrivée,
quasi-nulle malgré ses diplômes. C'est fou le nombre de jeunes qui perdent de
vue cette partie de la réalité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le problème n°2, c'est quand le jeune pose la question de la motivation (la
sienne en particulier). C'est même une trilogie : boulot chiant, clients
pas sympas, patrons tyranniques. On a beau essayer de leur expliquer (phase de
rééducation prioritaire) qu'un travail est nécessairement un peu pénible, sans
quoi on ne paierait pas les gens pour le faire; que le client n'est pas là pour
divertir; que le patron est ce qu'il est, dans certaines proportions, ça reste
très normal, et c'est tout le bonheur d'être dans le fauteuil du boss, rien n'y
fait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela fait beaucoup de problèmes pour quelqu'un qui devrait lutter pour
assurer sa place dans une entreprise, quelqu'un qui devrait se battre pour
assurer son avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, la situation du jeune en entreprise peut très vite devenir
problématique. C'est de l'ordre du malentendu. Un vrai dialogue de sourds.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est sans doute le propre du marché du travail : personne n'est jamais
content.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prenons un exemple concrêt. Ma petite jeune à moi, celle avec qui je
travaille ces temps-ci, a eu une semaine difficile. Tous les matins au moment
de se dire bonjour, on démarre la journée en prenant la température, et voilà
mon relevé, représentatif de la fin d'année morose (les chiffres sont moyens et
les patrons furieux, les clients fatigués et &amp;quot;pas marrants&amp;quot;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lundi : fatiguée. Mardi : pas bien. Mercredi : malade.
Jeudi : saoulée. Vendredi : pas bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On finit par se poser la question suivante : qui a dit à nos jeunes
tous neufs qu'il fallait faire la gueule en entreprise ? Qui n'a pas
rappelé à ces générations de tous-mous qu'ils sont l'avenir de l'entreprise,
qu'ils se doivent d'arriver en forme au travail et avec le sourire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jeunes, s'il vous m'entendez, ayez au moins le respect des moins jeunes qui
vous entendent, essayez de vous lamenter un jour sur deux maximum, et apportez
la seule chose que vous avez et qui fait votre charme : votre
jeunesse ! Et pour ainsi dire, votre dynamisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne devrait pas vous reprocher votre manque d'expérience, mais on ne
devrait pas avoir à vous demander d'être motivé et dynamique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Question de politesse.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Sagesse avérée des professionnels de la Prévoyance</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2007/12/26/Sagesse-averee-des-professionnels-de-la-Prevoyance</link>
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    <pubDate>Thu, 27 Dec 2007 01:33:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Société</category>
        <category>coût</category><category>technologie</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Il y a des lectures qui amusent, qui saisissent ou qui divertissent. Il y a
aussi certaines lectures qui émeuvent, qui consternent ou qui bouleversent. La
lecture attentive et constructiviste d'un contrat d'assurance englobe tout
cela, et va même plus loin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On dira ce qu'on voudra des professionnels de l'assurance (les assureurs et
leurs collaborateurs), il y a deux choses qu'on ne peut pas leur retirer, que
vous soyez sinistré en attente prolongée de dédommagement ou grand veinard à
qui il n'arrive jamais rien : ils ont le sens du détail et de la formule,
double compétence qui n'est pas donnée à tout le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un paragraphe suffit à poser les bonnes questions, à définir les limites de
l'inconnu et peut-être à faire trembler le cosmos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit des exclusions communes à toutes les garanties.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En langage courant, ce sont les cas où vous n'avez aucune chance de vous
faire rembourser, quel que soit votre contrat d'assurance. Même dans un pays
développé assez stable politiquement comme la France, vous allez voir que ce
n'est guère rassurant. Pour qui possède, on comprend mieux pourquoi il faut à
tout prix éviter les conflits en tous genres - et inversement, pour qui ne
possède pas, pourquoi le recours au conflit ne pose pas de problème a
priori.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux cas assez pratiques montrent à quel point la tâche d'assureur est
délicate. D'une part, vous avez les conséquences de la guerre civile ou
étrangère ou d'insurrection ou de confiscation par les autorités. En clair, si
ça chauffe, votre matériel n'est pas assuré. D'autre part, les conséquences de
la désintégration du noyau de l'atome. En cas de problème lié au nucléaire, on
pense notamment à l'explosion d'une bombe atomique entrainant un
dysfonctionnement de votre matériel (la fameuse impulsion électro-magnétique,
par exemple), celui-ci ne sera pas couvert. L'assurance, dûment payée et
enregistrée, ne donne pas droit à un quelconque remboursement. Sécurité
zéro.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tant que citoyen, on s'imagine mal être confronté aux conséquences de la
désintégration du noyau de l'atome. Et pour reprendre l'expression de Jerry
Seinfeld, en cas de conflit, si votre foyer se trouve dans le rayon d'une
explosion nucléaire, l'assurance de vote baladeur MP3 n'est sans doute pas
votre principal problème. Vous venez de prendre une bombe sur la figure, votre
maison est en ruines, le quartier est dévasté, vous respirez des gaz hautement
nocifs, votre vie ne tient qu'à un fil, et votre assureur refuse de couvrir les
frais de réparation de votre console ! Quel juriste est à l'origine de ce
point précis ? Qui donc prévoit, en cas de conflit armé induisant une
attaque atomique, de ne pas assumer le coût de réparation de votre console de
jeu portable ? Il suffisait de prévoir un cas aussi improbable, d'écrire
noir sur blanc que c'était éliminatoire, et le tour est joué. Un pied délivre
l'autre, comme à chat perché.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un pays où l'électricité est en partie assurée par des réacteurs
nucléaires, que se passe-t-il en cas de sur-tension fatale ? N'est-ce pas
là, au bout du compte, une conséquence (franchement indirecte) de la
désintégration du noyau de l'atome ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Allons un peu plus loin. Attardons-nous une minute sur le sort du soldat, de
faction dans une zone de conflit a priori sous contrôle quelque part au
Moyen-Orient, après des mois de surveillance sans la moindre coup de fusil.
Pour tuer l'ennui, il réussit à se procurer une petite console portable, et
souscrit une assurance vol-casse. Si son camp finit par essuyer une attaque, en
plus du risque pour sa vie, sait-il que son matériel ne sera pas couvert ?
Qui est le mieux couvert, d'ailleurs ? Lui ou sa console ? Est-ce que
cela risque d'influencer ses décisions ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une chose est sûre, l'assureur ne se soucie pas de Dieu. Nulle mention sur
les conséquences d'une intervention divine. Oubli de juriste ? Preuve
ultime de l'absence de Dieu ? Bien sur que non ! Cela rejoint tout
simplement un autre point, la Perte par suite d'un événement de force majeure
(Perte provoquée par un événement irrésistible, imprévisible, extérieur,
empêchant la récupération physique de l'Appareil garanti). Si, un jour, la
colère de Dieu détériorait votre console portable, il vous faudrait récupérer
l'objet pour montrer les dégâts, prouver que Dieu existe, et que c'est lui qui
a détérioré votre matériel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'assurance, au fond, c'est une question de bon sens et de précision.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>C'est au cul du camion qu'on trouve l'offre d'emploi</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2007/12/19/Cest-au-cul-du-camion-quon-trouve-loffre-demploi</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:659d29e06ec3a2488c1cf622f29bb74a</guid>
    <pubDate>Thu, 20 Dec 2007 06:30:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Société</category>
        <category>entreprise</category><category>expression</category><category>job</category><category>marché</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.quidamned.com/public/_MG_5385c.jpg&quot; alt=&quot;_MG_5385c.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le vrai problème du chômage en France, vous l'avez peut-être sous les
yeux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les emplois existent !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est juste difficile de les trouver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prenez cette annonce, par exemple. Il faut aller la chercher !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel chômeur aurait l'idée, quand il se promène en voiture (s'il a toujours
une voiture), de regarder à l'arrière d'un camion, au milieu des inscriptions
de toutes sortes, plaque d'immatriculation, indications de vitesse, et autres
marques, s'il n'y a pas une offre d'emploi ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce là une initiative de dernière minute, une preuve de
détresse ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si vous voyez ce camion, peut-être serez-vous séduit par cette vision de
rêve, ce paradis sur roues, cette fabuleuse destinée ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous n'y avez jamais pensé, mais là, en attendant que le feu passe enfin au
vert, vous avez lu cette annonce et vous avez décidé de prendre votre vie en
mains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Piéton, en passant entre deux voitures, avant de traverser, vous êtes tombé
sur cette annonce, et vous vous êtes dit : quelle bonne idée ! Finie
la vie pédestre, à moi les nuits blanches au volant d'un 15 tonnes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On se moque, mais si ça se trouve, la méthode fonctionne. Les routiers,
amateurs comme professionnels, ont peut-être l'habitude de regarder les
annonces au cul du camion. Après tout, les commerçants affichent bien leurs
annonces sur leur propre porte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cherchant bien sur la poubelle de votre immeuble, peut-être
trouverez-vous une annonce pour un emploi dans le tri sélectif ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nos jours, pour trouver un emploi, il faut ouvrir l'œil.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Petite nature</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2007/12/19/Petite-nature</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:540e5bc32d49c10d2e2240f53972b3d5</guid>
    <pubDate>Wed, 19 Dec 2007 01:21:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Société</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;C'est officiel, il fait froid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand l'eau gèle, ce n'est pas bon signe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gens expriment des platitudes encore plus plates que d'habitude :
la semaine dernière, il faisait froid, mais j'avais pas froid; eh bien ce
matin, j'avais froid !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Froid de chez froid. Le froid de sa race.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le seuil de tolérance du parisien est à zéro. Une semaine entre 2 et 4°,
tout le monde survit. Un ou deux degrés sous zéro et c'est la guerre
civile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À croire que l'air concentré en gaz d'échappement devient particulièrement
hostile sous certaines températures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout le monde le sent bien, ce froid qui sévit depuis deux jours est
particulièrement pénétrant, piquant. Une véritable catastrophe naturelle, qui
nous oblige à sortir les vrais vêtements d'hiver ! Grisés que nous étions
par l'arrière-saison si clémente, nous étions encore fringués comme en automne,
à l'approche des fêtes de Noël.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on pense qu'à Minneapolis, il peut faire jusqu'à -30° (contre -5
actuellement). Pas -2, pas -15, -30° ! Soit environ deux fois l'amplitude
que nous avons connue depuis cet été. Imaginez une telle température à
Paris !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que se passe-t-il à -30° ? Si on crache, est-ce que la salive gèle
instantanément ? Est-ce qu'on respire de la même manière un air si
froid ? Si on arrête de cligner des yeux trop longtemps, est-ce que la
surface de l'oeil commence à se figer ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans de telles conditions, c'est bien simple, on finirait par demander à
hiberner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas une grêve, non non, on veut juste dormir pendant 3-4 mois, le
temps que la température redevienne vivable. On prend tous nos RTT, weekends et
heures de sommeil en une seule fois s'il le faut, mais laissez-nous
dormir !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Remarquez, l'été n'étant plus ce qu'il était, ce n'est peut-être pas un bon
calcul. Si c'est pour se lever du pied gauche…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Aux frontières du libre-service</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2007/12/18/Aux-frontieres-du-libre-service</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:4addcba1fd8049011581c7834a95617c</guid>
    <pubDate>Mon, 17 Dec 2007 12:48:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Société</category>
        <category>client</category><category>coût</category><category>entreprise</category><category>gratuit</category><category>job</category><category>évolution</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Les grandes surfaces, c'est un peu comme les casinos. En mouvement
perpétuel, tout est bon pour surprendre le client, pour satisfaire de nouveaux
besoins, stimuler l'acte d'achat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est très technique, la commerce. C'est pour ça que vous ne retrouvez
jamais votre rayon, votre étagère : ce chamboulement est calculé pour vous
faire perdre vos repères et vous inciter à découvrir les autres produits, les
autres marques, notamment la marque maison, aussi bien mais moins chère que
votre marque habituelle catapultée en haut du rayon, quand il en reste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous croyez aller et venir librement dans le magasin, mais vous suivez un
parcours pré-établi, vous rebondissez d'offre en offre, le paquet bleu vous
fait fuir et le paquet rouge avec la grosse promo jaune vous attire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bon, il ne faut pas exagérer, la grande distribution n'est pas une science
exacte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a une grande place pour la pratique, l'expérimental, les initiatives de
chaque responsable de magasin. Tout ne vient pas d'en haut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dernier exemple en date, la trancheuse en libre-service.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne cherchez pas de vendeur, d'assistant, de coach. Si vous voulez du pain
tranché, il va falloir retrousser les manches et le faire vous-même. C'est
facile et sans danger, c'est écrit sur un grand panneau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une étape-clé dans l'évolution du statut de client, une
mini-révolution. Le client devient actif !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non content d'être captif, le client devient lui-même pendant 30 secondes un
employé, le salaire en moins (vous perdez dans l'affaire 0,07 euro). Pour
l'instant, l'usage de la machine est gratuit, et vous ne payez pas la coupe
(comptez 0,15 euro dans certaines boulangeries).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'avantage, c'est que si vous estimez que le pain n'est pas bien coupé, vous
ne pouvez vous en prendre qu'à vous-même. Et d'un point de vue comptable, c'est
remarquable : pourquoi payer un employé pour une tâche que le client peut
exécuter lui-même ? On sent la trouvaille du cost-killer (littéralement,
le tueur de coûts, celui qui élimine les dépenses, le nettoyeur de gaspillage
qui va souvent un peu trop loin, mais qui rapporte gros aux entreprises la
première année).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelles seront les prochaines évolutions ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Doit-on s'attendre à voir une éponge à la caisse, avec un petit panneau
illustré nous proposant de participer au nettoyage du tapis, un acte
responsable, un geste pour l'environnement, un élan de solidarité pour la
caissière ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au rayon charcuterie, verra-t-on bientôt un hachoir parfaitement sécurisé,
attaché par une chaîne, sous un grand panneau invitant le client à découper
lui-même directement sur le bœuf la pièce de son choix ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A quand l'opération &amp;quot;comme à la ferme&amp;quot;, où le client pourra traire lui-même
son litre de lait, sous le contrôle d'une caméra de surveillance ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faire ses courses redeviendrait peut-être, alors, une aventure
palpitante !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Commerce mondial du jemenfoutisme</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2007/12/15/Commerce-mondial-du-jemenfoutisme</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:44157dbc6c80693dcff9768fabfcb3ce</guid>
    <pubDate>Sat, 15 Dec 2007 14:16:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Société</category>
        <category>communication</category><category>gratuit</category><category>marché</category><category>téléphone</category><category>évolution</category>    
    <description>    &lt;p&gt;2007 est l'année de la surprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme chaque année, me direz-vous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Stupeur et émoi à l'annonce de terribles nouvelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la lecture du &lt;em&gt;Monde&lt;/em&gt;, aujourd'hui, on peut apprendre qu'un élément
essentiel à la fabrication des téléphones portables, le coltan, fait l'objet
d'un traffic incroyable dans le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous changez de téléphone trois fois par an, ces téléphones quasiment donnés
par votre opérateur contre la certitude que vous allez rester client pendant 12
à 24 mois ? Vous perpétuez un traffic, vous assurez la prospérité d'une
milice dans un pays lointain et quelque part, tout le monde s'en fout.
L'Australie et le Congo, c'est pas la porte à côté.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, vous participez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contre votre gré, à votre insu, oui et non.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous ne vous informez pas et on ne vous informe pas vraiment. Ce n'est pas
bon pour les affaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si on faisait autant d'information sur la fabrication du produit et tout ce
qu'implique sa production industrielle, qu'on fait de publicité, peut-être
auriez-vous le choix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais vous avez besoin de votre téléphone portable, n'est-ce pas ? Tout
est fait pour ça. Vos baskets, votre PDA, tout votre style de vie est
échaffaudé autour de ces produits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors qui se soucie, au bout du compte, si ce besoin finance des activités
criminelles quelque part dans le monde ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est tout le problème de l'insouciance, en 2007, malgré les progrès
inimaginables des système d'information.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout le monde s'en fout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-989933,0.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Lien vers l'article du ''Monde''&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Pouvoir d'aphone</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2007/12/06/Pouvoir-daphone</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:5a3c6143c120ca609123150a432a821b</guid>
    <pubDate>Thu, 06 Dec 2007 01:42:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Société</category>
        <category>conversation</category><category>coût</category><category>design</category><category>gratuit</category><category>illimité</category><category>liberté</category><category>technologie</category><category>téléphone</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Comment va votre pouvoir d'achat en ce moment ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Noël approche, les sapins sont de sortie, et la grande question, c'est…
combien ? Combien allez-vous pouvoir dépenser ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attention, ce chiffre vous définit en tant que personne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous connaissez le score de l'année dernière, il va falloir faire encore
mieux cette année.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Combien, la diagonale de votre future télé Full HD, qui ne se chiffre plus
en centimètres, mais en pouces ? Combien de chevaux, la prochaine
voiture ? Combien de watts, les enceintes ? Combien de millions de
pixels, l'appareil photo-téléphone-lecteur MP3-video ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pouvoir d'achat, au cœur des débats un peu partout en France, vous n'y
échappez pas, vous êtes concerné, puisque vous n'arrêtez pas de dépenser. Le
pouvoir d'achat, vous l'avez, vous vous êtes bien débrouillé, encore, cette
année.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Evidemment, tout augmente. Le prix, proportionnel à votre désir, n'arrête
pas de grimper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fight Club, c'est démodé. Les objets que vous possédez vous possèdent depuis
bien longtemps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Votre prochain téléphone mobile ne sera pas le dernier : il est déjà
dépassé à son arrivée en rayon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Votre forfait de téléphone mobile, c'est un loyer dont vous devez vous
acquitter pour être habité par une cartouche qui sonne et qui vibre, qui vous
sauve la vie plusieurs fois par jour et qui vous réveille même la nuit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a le forfait, et le hors-forfait. Une minute de trop et c'est l'amende.
Tolérance zéro. Dépendance totale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand vous discutez au téléphone, est-ce que vous pesez davantage vos mots
quand vous êtes hors-forfait ? Est-ce que vous stressez quand vous arrivez
dans la dernière minute ? Est-ce que vous entendez tomber les euros de
votre poche quand la conversation s'éternise ? Vous arrive-t-il de
soupçonner vos amis de toucher une commission sur vos minutes de
dépassement ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cas de grand dépassement, pourrait-on négocier avec son opérateur une
remise de peine pour bonne conduite, une liberté d'appeler à condition de
donner les noms de ses complices, échanger des renseignements sur leurs
habitudes de consommation contre quelques minutes de plus ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a toujours une vie au-delà du forfait, une vie surtaxée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est sans doute un réflexe de consommateur : le bonheur est dans le
prix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On vous vend le téléphone fixe illimité, vous consommez du portable toujours
trop limité. Vous préférez la discussion de couloir, dans la rue ou dans une
brasserie au beau milieu du déjeuner à la tranquille conversation du soir dans
un fauteuil. On vous vend internet haut débit illimité à prix fixe sur des
écrans 24 pouces, mails à volonté, vous voulez envoyer des SMS payants en toute
liberté, du surf rationné sur un écran minuscule que vous tapotez en y laissant
l'empreinte de doigts tous gras. On vous donne un portable correct avec votre
forfait, il vous faut le tout petit trop petit très cher qui prend de la vidéo,
dessiné par un spécialiste de la voiture de sport, qui fait des photos
approximatives de vous joue contre joue avec une amie dans une boîte parisienne
une vodka-orange à la main. Vous avez MSN gratuit au bureau et à la maison,
vous allez trouver le moyen de payer une petite fortune pour l'avoir aussi dans
le métro !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et vous êtes tellement utile à l'activité économique de votre pays qu'au
bord du déficit, d'aucuns négocient actuellement pour vous permettre de
continuer à consommer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous avez demandé le pouvoir ? Ne quittez pas…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Recherche d'emploi acharnée</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2007/11/27/Recherche-demploi-acharnee</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:93523fe309f833cba6fd59cf133712b2</guid>
    <pubDate>Tue, 27 Nov 2007 21:03:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Société</category>
        <category>communication</category><category>entreprise</category><category>job</category><category>marché</category><category>téléphone</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Le recherche d'emploi, ça use, ça use. La recherche d'emploi, ça use les
petits nerfs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour gagner son bifteck, il faut savoir employer les grands moyens, c'est un
fait, mais toujours avec tact.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est très facile à dire quand on est en CDI, mais les gens en poste sont
toujours, eux aussi, en recherche de quelque chose : augmentation,
évolution, intéressement… et ces choses-là se négocient longuement. Parfois
sans succès.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le propos reste le même pour tout le monde : zen !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Même si on joue sa vie, quelque part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Même dans la détresse, gardez votre sang froid. Même avec les huissiers à la
porte, gardez la tête haute; vous êtes toujours à un entretien du salut. Même
si vous êtes dans votre droit, si vous convenez parfaitement au poste proposé,
si c'est la neuvième candidature rejetée ce mois-ci, il n'est jamais de bon
conseil de perdre son calme face à un employeur ou l'un de ses
représentants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'entretien d'embauche commence à la minute où vous lisez l'annonce. Il ne
faut surtout pas être désagrable avec la standardiste qui a pour mission de ne
pas vous passer au téléphone la personne que vous cherchez à contacter. C'est
une future collègue, vous n'avez aucun intérêt à vous la mettre à dos. Elle
connait probablement votre employeur potentiel par son prénom; elle ne vous
pistonnera pas, mais un mot défavorable de sa part peut précipiter votre CV à
la corbeille. Surtout si vous postulez dans la communication.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un contexte de chômage important, le marché est en faveur de
l'employeur : il a l'embarras du choix. Personne n'embauchera un demandeur
d'emploi agressif (à part peut-être dans certains milieux, mais ils recrutent
généralement par relation).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Passez vos nerfs sur un oreiller, insultez dans votre tête l'employeur qui
vient de refuser votre candidature, fâchez-vous virtuellement. Mais si vous
avez une petite chance de trouver un jour la bonne opportunité, celle qui se
cache là où vous ne l'attendrez plus, par pitié, n'allez pas la gâcher par un
mot de travers à la mauvaise personne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a trop d'aléatoire dans la recherche d'emploi pour se permettre pareil
risque.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>L'art du cadre</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2007/11/23/Lart-du-cadre</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:2b0937282807d5c3068383f173ade054</guid>
    <pubDate>Fri, 23 Nov 2007 09:44:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Société</category>
        <category>coût</category><category>discipline</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Il y a ceux qui en sont et ceux qui n'en sont pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moi, je n'entre pas dans le cadre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin ça dépend. Parfois, ça dépasse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le système bancaire, par exemple, l'argent virtuel permet des
dérapages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Moyen-Âge, pas de bourse, pas de consommation. Aujourd'hui, à l'ère
numérique, pas de sou, je consomme quand même et je négocie un sursis.
Régulièrement, ma banque me rappelle que me découvert n'entre pas dans le cadre
de nos conventions; quelque chose comme ça. Dans le langage bancaire, ça veut
dire quelque chose, même si au fond, sortir du cadre est autorisé : c'est
une forme de service, payant. C'est négociable. C'est tentant. Un peu comme
quand une société de jeu en ligne vous rappelle qu'il faut être un joueur
responsable. L'exemple type de l'oxymore !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fini le goût du néant, à nous le jeu responsable. La folie mesurée. La
débauche réglementaire. Le goût du cadre, je ne l'ai jamais eu. Tout petit
déjà, je sortais de mon parc. C'est plus fort que moi, je déborde. Mon médecin
en est conscient. Mon tailleur le voit bien. Mon banquier désespère.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De là à dire que ces gens-là ne peuvent pas m'encadrer…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Et ils marchèrent…</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2007/11/14/Et-ils-marcherent</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:076854c5ed59834a6a74795c3bb04546</guid>
    <pubDate>Wed, 14 Nov 2007 23:46:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Société</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Jour de grêve, jour de galère pour tout le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En l'absence de transports en commun, il a fallu marcher, courir, prendre
son vélo, louer un vélib, profiter de la voiture d'un collègue ou d'un
proche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour certains, le problème restait sans solution : il a fallu poser une
journée de congé. Repos forcé, pris avec plus ou moins d'amertume; ce sera ça
de moins pour les vacances d'été. Dans quelques entreprises de services
particulièrement réactives et souples, les plus chanceux ont pu emporter du
travail chez eux, évitant une forme de pénalité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les braves qui ont fait le trajet à pied, cela reste une expérience
comme un autre. Après tout, c'est comme à la montagne, une randonnée de
quelques heures, avec un arrêt prolongé pour travailler. Une bonne grosse
journée, fatigante physiquement et moralement, la totale. Le corps humain est
tout à fait capable d'accomplir tout cela, on a simplement perdu l'habitude de
le faire - une habitude assez saine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et en plus, il faisait particulièrement beau aujourd'hui. Comme si la Nature
apportait sa clémence pour entamer une période de conflit social qui promet
d'être longue et fastidieuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu importe qu'on comprenne ou non la situation, que l'on soutienne un camp
ou l'autre, pour le quidam qui veut simplement se rendre à son travail et qui
aura droit à ses 40 années minimum, c'est plus dur ces jours-ci, il va donc
falloir prendre son mal en patience. C'est aussi dans ce genre d'épreuve qu'on
trouve des ressources, une forme de patience, l'important est de continuer à
avancer en gardant la tête haute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous allons traverser cette crise comme nous avons traversé les précédentes,
et comme nous traverserons aussi les suivantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Même si cela parait dur, au bout du compte, ils nous suffit de mettre un
pied devant l'autre.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Phone culture</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2007/11/12/Phone-culture</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:6695a358a6f70ef7f2d61d9afa52f93f</guid>
    <pubDate>Mon, 12 Nov 2007 23:45:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Société</category>
        <category>communication</category><category>coût</category><category>culture</category><category>stress</category><category>téléphone</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Qu'est-ce qui rythme votre journée ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut se lever le matin pour aller travailler, beaucoup trop tôt.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vers midi, il faudra déjeuner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fin d'après-midi, on finit bien par quitter le travail, faire quelques
courses, on s'efforce d'arriver à temps pour ne pas rater une émission de télé,
on se prépare un plateau pour regarder les informations à 20h, le film du soir
ou bien un DVD.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute cette mécanique est bien rôdée, 5 jours par semaine, le weekend est un
peu plus aléatoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, c'était avant l'émergence du téléphone mobile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel stress !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque minute, quelqu'un peut appeler pour proposer un déjeuner, annuler un
rendez-vous, précipiter le cours des événements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En général, c'est la famille ou des amis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si vous avez un poste à responsabilités, c'est votre supérieur (le fameux
n+1, comme on dit quand on est branché) qui appelle pour vous rappeler la
réunion du lendemain - en fait, un petit coup de pression pour se rassurer,
puisqu'il vous a vu noter le rendez-vous sur votre PDA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou alors, c'est un n-1 plus prompt à décrocher son téléphone qu'à résoudre
ses propres problèmes, tellement dépendant de vous, qui appelle au secours,
vous permettant une nouvelle fois de sauver la planète et de montrer à quel
point vous êtes important…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si vous êtes encore néophite, vous recevez régulièrement des alertes
promotionnelles de votre fournisseur, mais vous ne le savez pas tout de suite,
votre esprit cherche pendant quelques secondes, en panique, qui peut bien vous
solliciter. Votre grand-mère toujours un peu souffrante ? La Française des
Jeux qui vous cherche partout pour toucher enfin votre
super-cagnotte ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce que c'est ce rush qui vous pousse à rester joignable toute la
journée, 16 heures sur 24 ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce que c'est l'imprévu, l'attente du coup de fil qui chamboule tout, qui
vous fait décrocher si vite ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette activité supplémentaire, écouter ses messages, envoyer des SMS,
réengregistrer son message d'accueil, choisir sa sonnerie, changer son fond
d'écran, est-ce absolument nécessaire, ou bien est-ce parce que c'est
totalement superflu, précisément, que c'est amusant ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Evidemment, le téléphone mobile est un progrès indéniable, un outil de
communication devenu essentiel dans la vie de tous les jours. Il permet sans
doute de sauver des vies, ou bien tout simplement de prévenir quand vous êtes
en retard, et c'est déjà pas mal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais est-ce que le jeu en vaut la chandelle ? Un forfait entre 20 et 50
euros par mois, c'est-à-dire 240 à 600 euros par an hors dépassements, un
terminal entre 100 et 300 euros, un ou plusieurs chargeurs prêts à fonctionner
à la maison et au bureau, les contacts à mettre à jour, qu'on perd quand on
change de téléphone, tout un style de vie modifié pour intégrer ce petit
morceau de technologie qui fait des photos toutes petites ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Une expérience humaine grâce à l'informatique</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2007/11/11/Une-experience-humaine-grace-a-linformatique</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:689549ccc6b73842edba820fc955d8f9</guid>
    <pubDate>Sun, 11 Nov 2007 01:14:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Société</category>
        <category>communication</category><category>conversation</category><category>informatique</category><category>technologie</category><category>téléphone</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Je viens de lire un commentaire d'un lecteur et ami (dans le désordre), dans
ma boîte mail, daté d'une petite heure environ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est toujours fascinant de se dire qu'il y a une heure, cette personne
était comme moi, devant un oridnateur, chez elle ou dans un web café, en France
ou peut-être en voyage dans n'importe quel pays, peut-être qu'il y faisait
jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a une heure, cette personne était donc debout, et j'étais moi-même en
train de bouiner (s'adonner à une activité quelconque) sans faire attention à
ma boîte mail. J'aurais pu lire ce courriel instantanément, y répondre,
peut-être avoir une réponse dans la minute suivante. Si j'étais branché MSN, on
aurait même pu avoir une conversation. Il se trouve que le format courrier
était meilleur, car on écrit plus facilement qu'on ne dit certaines choses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;After hours, passé 22h, on n'appelle pas les gens. C'est l'usage. On estime
qu'ils dorment, qu'ils ont envie d'être tranquilles, on ne veut pas
déranger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais grâce à la technologie, on peut faire passer ses idées en temps réel,
au moment où elles viennent, sans avoir à attendre que la personne soit
disponible, et sans délai de livraison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est de la communication instantannée, dans le respect des usages et des
personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est surtout un moyen de garantir la circulation des idées. Sans ces
moyens, cette personne aurait sans doute oublié de m'appeler, je n'aurais
probablement pas songé à la recontacter, et nous nous serions perdus de vue,
alors que nous avons tant de choses à nous dire. Quelle honte ! (Sans
cette technologie, je serais déjà couché depuis deux bonnes heures, et ma maman
ne serait pas consternée par mes cernes, il faut bien le reconnaitre…)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au bout du compte, la technologie rapproche les gens, à moindres frais et
sans efforts. Ne vivons-nous pas une époque formidable ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Liberté de l'intox</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2007/11/09/Liberte-de-lintox</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:406e58ba39540622b968244d301077a5</guid>
    <pubDate>Fri, 09 Nov 2007 01:51:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Société</category>
        <category>communication</category><category>expression</category><category>liberté</category><category>politique</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Curieuse notion que la liberté de la presse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un peu comme la liberté d'expression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une belle illusion…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le pays, c'est avant tout la liberté de se faire casser la gueule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Personne n'est libre !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans aller jusqu'aux jeux de pouvoir, les fameuses pressions politiques, ni
même le politiquement correct.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout le monde a une famille, des amis, une communauté. Un mot de travers, et
c'est la polémique. Les discussions sans fin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nos jours, il faut même faire particulièrement attention pour ne pas
écrire une sottise; faire des efforts considérables pour arriver au bout d'un
article sans fâcher quiconque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien qu'une faute de frappe ou une grosse coquille, c'est devenu
inadmissible, passible de raillerie ou pire, d'indignation…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment est-ce possible ?? L'erreur, humaine ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, un auteur de roman peut se retrouver au tribunal pour les
propos d'un de ses personnages, jugés scandaleux. Pas coupable, finalement
relaxé sans suite, mais au moins un après-midi de perdu, une inquiétude durant
la procédure, sans doute longtemps après, le visage d'un plaignant indigné par
le classement de son affaire, promettant de ne pas en rester là…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est à se demander comment on trouve encore, aujourd'hui, des gens pour
écrire !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Comme à l'école</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2007/11/02/Comme-a-lecole</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:75448b2971e41697745d8ee3728c93bf</guid>
    <pubDate>Tue, 06 Nov 2007 08:07:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Société</category>
        <category>entreprise</category><category>job</category><category>éducation</category>    
    <description>    &lt;p&gt;L'entreprise, c'est un peu comme un dessin animé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a dormeur, grincheux, prof, la belle, les clochards…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un peu comme une salle de classe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tellement de gens différents, qui cohabitent parfois plus facilement avec
leurs collègues pendant de longues semaines qu'ils ne parviennent à vivre en
famille le temps d'un weekend.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les retardataires, les mieux habillés, les plus bavards, les plus
turbulents, les discrets qui n'en pensent pas moins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cancres, rescapés des études avec au moins un bac, c'est la moindre des
choses, hissés au sommet en terminale, parfois même à la fac, une première
année ici, une année sabatique par là, une petite école de commerce histoire de
se faire un réseau, un peu d'alcool, apprendre à faire semblant de travailler,
étreiner ses costumes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le même bureau, il y a ceux qui sont prêts à tout pour garder leur job,
d'autres pour le perdre, avec le même acharnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ahurissant, le nombre de gens franchement pas brillants en entreprise, et
pas partis pour le devenir ! Ils sont au chaud, la paye tombe tous les
mois, on espère que ça tombera toute la vie, sans trop se fouler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas fiers de leur job, pas fiers de leur entreprise, toujours prêts à
gueuler quand quelqu'un d'autre n'a &amp;quot;pas fait son boulot&amp;quot;…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne faut pas s'offusquer de voir d'anciens étudiants de grandes facs
parisienne ayant du mal à appliquer une simple règle de trois; aujourd'hui,
muni d'un diamètre, quelqu'un m'a demandé s'il y avait une formule pour mesure
le tour d'un objet… une formule mathématique, peut-être ? π, ça vous dit
quelque chose, à vous, les spécialistes du rot ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pas de cloche le soir (on n'est pas à l'usine !), mais tout le
monde part à la même heure. Travail plus ou moins fini. Question de
rigueur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a les braves qui restent, qui trainent, qui font un peu partie des
murs. Leurs exploits sont méconnus - tout le monde est parti…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au bout du compte, quand les notes arrivent… heu, les fiches de paie, c'est
la grande surprise. Les primes tombent un peu au hasard, les exclus dépriment.
Ce n'est pas le tout de travailler, il faut savoir transformer l'essai, se
faire remarquer. Il y en a bien qui se font remarquer sans rien faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout le monde a gagné. Tout le monde est payé. La vie n'est pas juste, il
faut s'y faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un pays où 85% des enfants sont faussement accusés d'avoir réussi leurs
études, il ne faut pas s'attendre à une quelconque forme de cohérence sur le
marché du travail, et par conséquent, en entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faute de tri, on est toujours un peu comme à l'école.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais que fait le proviseur ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
</channel>
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