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  <title>Quidamned ! - Tag - annonceur</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Sat, 06 Sep 2008 20:34:13 +0200</pubDate>
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    <title>Le retour de Madame Olson</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2007/11/15/Le-retour-de-Madame-Olson</link>
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    <pubDate>Fri, 16 Nov 2007 13:30:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Communication</category>
        <category>agence</category><category>annonceur</category><category>communication</category><category>méchanceté</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Personnage imbuvable, impitoyable et incontournable de la saga de la &amp;quot;Petite
Maison dans la Prairie&amp;quot;, Madame Olson était la femme du brave commerçant du
village, qui ne perdait pas une occasion de blesser par sa méchanceté les
simples mortels infortunés, parmi lesquels les fameux Ingalls.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains ont dû la vénérer secrètement et reproduisent aujourd'hui ce
comportement dans l'exercice de leur fonction. Ils prennent vraisemblablement
un malin plaisir à faire travailler des gens pour rien, à insulter et /ou
humilier les êtres plus faibles et moins fortunés, ceux dont ils ont bien
souvent le destin en main.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est tout le pouvoir de l'annonceur sur les agences de communication, par
exemple, et d'aucuns abusent allègrement de cette position de force.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les moyens sont bons pour, finalement, bassement, discuter les
prix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La méchanceté, à la mode jusque dans les cabinets de recrutement,
personnifiée sur le petit écran par Laurence Boccolini, une fausse méchante
trahie par ses lacunes d'actrice. La méchanceté, ça paye : cela permet
souvent de gagner 10% sur une facture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a des méthodes pour bien gâcher la vie des autres, au travail comme à
la maison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On met la pression pour montrer qui est le boss. Il suffit d'appeler toutes
les heures pour savoir si le travail demandé &amp;quot;avance&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On impose arbitrairement des délais défiant toute logique pour tester la
réactivité, et on gueule dès la première minute de dépassement, augmentant le
volume à chaque demi-heure supplémentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On fait de la rétention d'informations pour mieux semer la panique dans un
dossier. Ah, je ne te l'ai pas dit ? Désolé. Débrouille-toi, je ne change
pas mon délai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On menace de retirer le budget de l'année suivante, de ne pas payer
l'opération en cours. On fait mine d'aller voir ailleurs, alors que plus
personne ne veut travailler avec vous !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Coups de téléphones assassins, mails de remerciements assortis d'une petite
vacherie à destination des n+1, n+2 et n+3.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rendez-vous compte : il y a des gens qui hurlent au téléphone, passent
littéralement leurs nerfs sur des stagiaires, parfois même sur des
professionnels chevronnés. Les victimes les plus stoïques dépriment un peu,
mais savent encaisser. D'autres, plus sensibles, ne sachant pas lire entre les
lignes, ne parvenant plus à décrypter une situation absurde, fondent en larmes,
pâlissent, vont vômir aux toilettes. Et il y a ceux qui souffrent en silence,
et qui se préparent très calmement un ulcère à l'estomac. On finit par douter
de ses compétences, on se demande si le jeu en vaut la chandèle. On
démissionne. On ne peut rien dire, car c'est le client, et rien de bon ne sort
jamais d'un conflit avec un client, surtout pour celui qui est généralement
accusé d'en être l'origine exclusive - la victime ! Combien de carrières
ont été brisées par pure malveillance ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces méchants intouchables posent un gros problème dans le monde du
travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attention, il s'agit peut-être d'un cas clinique banal. On ne reproduit pas
ce type de comportement par hasard. Il faut chercher dans l'enfance un parent
inutilement violent ou abusif. Dans la scolarité, un responsable de cycle un
peu sévère, à la critique cassante. Au cours des études supérieures, un
professeur désobligeant. Aujourd'hui, les anciennes victimes sont en position
de rendre coup pour coup, et elles ne s'en privent pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou alors, on a affaire à des gens foncièrement méchants, incapables de se
réfreiner, enfin débarrassés de toute forme d'autorité, et qui abusent
impunément de leur petit pouvoir sur autrui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On parle de pénibilité du travail pour les cheminots, mais il va falloir
s'intéresser sans trop tarder au travail de bureau, lieu de souffrance
psychologique et d'abus. Personne ne veut travailler pour Madame Olson.
Personne ne devrait laisser sa santé se détériorer au travail. Cela n'en vaut
pas la peine.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>La Pub pour les Nuls</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2007/10/20/La-Pub-pour-les-Nuls</link>
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    <pubDate>Mon, 22 Oct 2007 08:13:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Communication</category>
        <category>annonceur</category><category>commercial</category><category>communication</category><category>créatif</category><category>partenariat</category><category>publicité</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Il y a probablement une grille tarifaire qui régit les droits d'utilisation
d'une chanson dans une publicité, avec l'accord de l'auteur, de l'éditeur ou
des ayant-droit. Si j'étais journaliste, je devrais faire ma recherche et
obtenir cette grille avant de l'évoquer, mais ceci n'est qu'un blog, alors nous
allons rester dans l'hypothèse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout en haut de cette grille, le plus cher doit être l'utilisation de la
chanson originale, qui implique peut-être l'image de l'artiste. Et comme c'est
prohibitif, cela doit coûter beaucoup moins cher de la réenregistrer avec un
groupe de jeunes, si possible avec un peu de saxophone. Il doit y avoir une
astuce, car c'est généralement une version inédite, pour ne pas dire massacrée,
qui nous est servie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Très franchement, c'est assez embarrassant d'entendre un air de Laurent
Voulzy sur une pub de pastis, mais à la limite, il eût été préférable que ce
soit son interprétation. Utiliser une œuvre d'art pour faire de la pub, c'est
délicat; la dénaturer en prime, c'est intolérable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais j'imagine qu'un partenariat avec Laurent Voulzy, en plus de la chanson,
c'est plus cher à l'achat. En termes de retombées, ça doit être plus
intéressant quand même, et plus satisfaisant d'un point de vue artistique; si
ça se trouve, Laurent Voulzy aime bien le pastis…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le point de vue artistique dans la pub, face aux arguments commerciaux, ou
aux arguments des commerciaux…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le but de la musique, c'est d'accompagner le message publicitaire, pas de
lutter avec lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En général, à moins que le message d'une chanson colle parfaitement avec le
message de l'annonceur, il n'y a pas lieu d'utiliser les parties chantées, à
moins de les réinterpréter pour éviter le clash.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant la finale de la Coupe du Monde de rugby, l'Oréal a présenté un gel
coiffant, utilisant une version de &amp;quot;Walk Like an Egyptian&amp;quot;, vieux tube des
Bangles repris plusieurs fois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La musique colle bien au spot, c'est vivant, ça ne sent pas le réchauffé, on
reconnait le titre. En revanche, le texte original ne colle pas vraiment - pas
d'égyptien à l'horizon, pas de gens de profil, pas de bras en Z, pas
d'identification au clip original, où tout le monde y compris la Statue de la
Liberté se livre au pas révisité de l'égyptien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant, en fin de spot, est arrivé le refrain de la chanson, &amp;quot;Walk like
an egyptian&amp;quot;, sans lien ni avec l'image, le ton, ou l'accroche - les égyptiens
utilisaient-ils un gel coiffant ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A qui doit-on cette intervention ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au client, qui estime le coût des droits d'utilisation trop exhorbitant pour
ne pas s'assurer que le spectateur la chanson ? C'est à ce genre de
considérations qu'on doit l'identification de &amp;quot;Pierre Barthez, champion de
tennis&amp;quot;, dans plusieurs spots pour Lipton Yellow au milieu des années 80,
montrant les limites du partenariat pas cher avec une vieille gloire
méconnaissable - Bjorn Borg ne devait pas boire de thé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au commercial qui aime bien la chanson, qui pense que ça fait vendre si les
gens identifient la marque à un tube, répercutant le succès de la chanson
originale sur le produit, peu importe la confusion que cela engendre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au directeur artistique, qui avait proposé la chanson au départ du projet,
et qui ne se remet toujours pas du fait qu'on ait privilégié la voie sans
égyptiens ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En principe, quand on fait de la pub, il faut oublier les principes. Il
paraît que ça nuit à la créativité. L'important, c'est ce qui reste de ces
messages publicitaires. Pierre Barthez était un joueur de tennis, je ne bois
toujours pas de thé, et si je veux avoir l'air d'un égyptien, il va falloir que
je me coiffe.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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