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  <title>Quidamned ! - buzz</title>
  <link>http://blog.quidamned.com/</link>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Mon, 30 Jun 2008 15:34:25 +0200</pubDate>
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  <item>
    <title>Parole de critique</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2008/02/10/Parole-de-critique</link>
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    <pubDate>Sun, 10 Feb 2008 10:10:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Cinema</category>
        <category>buzz</category><category>coût</category><category>culture</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Les critiques de cinéma sont au goût du spectateur ce que les sondages
représentent par rapport aux intentions réelles de vote : un indice
farfelu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dernier exemple en date : Astérix aux Jeux Olympiques, descendu par les
critiques, pratiquement à l'unanimité (à l'exception de 20 Minutes, qui lui
accorde 3 étoiles sur 4). Peu importe que le film réussisse un carton dès sa
première semaine d'exploitation avec 3 millions d'entrées. Un film se juge en
salle, pour soi-même, et selon les réactions du public. De ce point de vue,
Astérix aux Jeux Olympiques remplit son contrat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas un grand film, et c'est là que le bat blesse, eu égard à son
budget pharaonique de 78 millions d'euros. Mais le spectateur n'est pas
actionnaire, et même si d'aucuns dénoncent une débauche déraisonnable, à la
différence des véritables scandales financiers, le public ne paiera pas la
facture. Nous ne sommes pas producteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas du Chabat. Difficile de passer après Mission Cléopâtre, le
second volet si réussi d'Alain Chabat. On s'en remet, cependant,
l'interprétation du fameux Nul restant très personnelle, parfois même critiquée
pour ses écarts par rapport à la BD. Et il est bien rare qu'un même réalisateur
enchaîne tous les épisodes d'une série.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a du déchêt. Tout le début du film est parsemé de petits gags
inoffensifs, parfois difficiles à identifier - on sourit après coup, mais on
rit difficilement. Le pari de Stéphane Rousseau, peu connu en France, semble
manqué. Il faut attendre l'apparition de Benoit Poelvoorde pour arracher les
premiers éclats de rire à une salle acquise d'avance un samedi soir. Ce qui
rate au début finit par réussir, et si ce n'est pour la présence inexplicable
d'un Frank Dubosc hors de forme, le film trouve son rythme, les bonnes
séquences s'enchaînent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alain Delon reste Alain Delon. Pas toujours juste, l'acteur est parfois
desservi par une écriture à tendance scolaire : gags convenus, références
littérales à sa filmographie, la performance est loin d'être parfaite. Mais,
dès le premier plan, la présence est palpable : il s'agit bien du grand
acteur français, parfait dans le rôle de César, lui donnant une dimension
unique, particulièrement fidèle à la BD. La grande réussite du film. Face à
lui, Brutus, craint de tous, redevient un garnement. Chabat en César, mine de
rien, était loin du compte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du Poelvoorde juste. On l'a vu dans tant de films qu'on eut pu redouter une
sensation de réchauffé. Classique dans le Boulet, surprenant dans Podium, le
comédien belge trouve le ton juste avec un Brutus méchant, autoritaire et
pourtant tout petit devant papa. Courtisan malchanceux, convaincu de sa
domination mais dépassé par les événements, Brutus est constamment à côté de la
plaque, mais sans en faire trop. Ridicule, mais la tête haute. Qui d'autre
pouvait déclamer des vieux succès français (&amp;quot;Besoin de rien / envie de toi&amp;quot;) en
guise de poésie avec autant d'aplomb ? La plupart de ses scènes
fonctionnent parfaitement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des invités, c'est la mode, et ce n'est pas toujours bien senti.
L'intégration de stars, si elle n'est pas parfaite, revient à un simple
exercice de promotion. L'apparition de Danny Brillant, testeur de miroir, eut
été excellente si le chanteur ne s'était pas contenté de livrer tel quel le
refrain de son tube le plus connu - un petit effort d'adaptation aurait sans
doute mieux ancré la scène dans le film, et fait rire davantage. Idem pour
l'apparition furtive d'Amélie Mauresmo, joueuse de tennis à la ville et dans le
film, ni plus ni moins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des invités, c'est la mode, mais c'est franchement mythique quand c'est bien
fait : l'apparition de Jean Todt, qui palpe la terre de la piste avant la
course de chars, restera dans les mémoires. Zinedine Zidane avec des cheveux,
Tony Parker qui dribble Jamel Debbouze, Michael Schumarrer dans son char
Ferrari, apportent clairement un plus. Le dernier quart d'heure est, comme le
dit si bien 20 Minutes (!), savoureux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les amateurs avertis de cinéma ne se retrouveront probablement pas dans
Astérix aux Jeux Olympiques, et ne se déplaceront peut-être même pas. Mais il
faut reconnaître que c'est un film divertissant, populaire, grand public. Il
attirera certainement en salles des gens qui ne s'y trouvent qu'une fois par
an, alléchés par une affiche de stars à la française, et c'est une très bonne
chose. On rit, on s'amuse, on passe un bon moment. Pas de message sous-jacent,
pas de Sarkozy, rien que du divertissement (le timing ne devait pas être bon
pour espérer voir une Carlabrunix). Et cela fonctionne. Parfois, les critiques
demandent trop à un film, à un réalisateur. Le public, lui, devrait s'y
retrouver.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Cherchez le cliché</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2008/01/26/Cherchez-le-ciliche</link>
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    <pubDate>Sat, 26 Jan 2008 19:56:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Sport</category>
        <category>buzz</category><category>communication</category><category>équipe</category>    
    <description>    &lt;p&gt;C'est dans le sport américain qu'on trouve les plus beaux clichés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En particulier dans les articles de presse, aussi bien du côté des
journalistes que des joueurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut les comprendre. La saison de basket NBA, par exemple, s'étend
d'octobre à juin, à raison de quelques 120 matches pour l'équipe championne,
incluant une saison régulière de 82 sorties, une pré-saison de 5-6 matches et
les play-offs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a 30 équipes, dont 4 à six prétendants sérieux au titre de champion,
une quinzaine de trouble-fêtes qui se satisferont d'une place en play-offs, et
une dizaine de misérables qui jouent leur recrutement de la saison suivante -
notamment la fameuse &amp;quot;draft&amp;quot; universitaire au mois de juin, qui attribue le
meilleur choix théorique au plus mauvais club, d'après le classement et un
système de loterie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mettez-vous à la place d'un joueur qui vient de perdre un match que tout le
monde a vu sous tous les angles à la télévision. Les temps morts sont nombreux,
il faut environ 2 à 3 heures pour disputer une rencontre de 48 minutes, ça
laisse tout loisir aux commentateurs de décrypter le moindre action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant, à chaque match, 10 minutes après le coup de sifflet final, la
presse est autorisée à venir s'agglutiner dans les vestiaires des deus équipes,
dictaphone au poing, pour recueillir de précieuses informations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'était le cas des Lakers, vendredi soir, après une défaite assez banale,
sur un score convaincant mais pas catastrophique (105-112) contre Dallas,
équipe plutôt respectable. (Source : &lt;a href=&quot;http://www.latimes.com/sports/la-sp-lakers26jan26,1,864604.story&quot; hreflang=&quot;us&quot;&gt;LA Times&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux détails importants : primo, les deux ailiers sont passés au
travers (3/10 aux shoots, c'est peu pour des titulaires); secundo : tout
s'est joué dans le 3ème quart-temps, à la sortie des vestiaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le reporter médusé :&lt;/strong&gt; &amp;quot;Que s'est-il passé ?&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Phil Jackson (entraîneur, 9 titres de champion) :&lt;/strong&gt; &amp;quot;Je ne
sais pas. Nos ailiers n'ont pas été efficaces dans ce match.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Merci Phil. Quelle expertise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lamar Odom (ailier, 2/9 aux shoots) :&lt;/strong&gt; &amp;quot;En ce moment, nous
manquons de rythme tous les deux. C'est une attaque qui repose sur le rythme,
il faut s'attendre à des matches comme ça.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le reporter inquiet :&lt;/strong&gt; &amp;quot;Pouvez-vous y remédier ?&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lamar Odom :&lt;/strong&gt; &amp;quot;Il faut aller à la salle, et simplement
continuer à s'entraîner au shoot. En match, il faut continuer à shooter. Juste
continuer à shooter.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La réponse est un peu facile, le joueur le sent, il a le bon cliché qui va
bien. En fait, il en a deux, et il va les mixer dans une même phrase, pour
changer un peu. On appelle ça une variation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lamar Odom :&lt;/strong&gt; &amp;quot;Je vais simplement continuer à jouer au
basket comme il faut, jusqu'à ce que l'entraîneur me donne d'autres
instructions.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jouer comme il faut, la bonne méthode, c'est le basket bien
académique : faire circuler la balle, jouer en équipe, respecter le
système mis en place, bien défendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduisons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En gros, si Lamar Odom a mal joué, c'est parce qu'il a appliqué le système
de l'entraîneur, dans lequel il n'est pas à l'aise, car ça l'oblige à bouger
sans ballon et de manière coordonnée avec le reste de l'équipe, en attendant
qu'un coéquipier veuille bien lui faire une passe; il doit shooter quand le
système le lui permet et non quand il en a envie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, Lamar Odom est bien gentil, mais il a passé une salle soirée, il en a
raz la casquette du système, il aimerait bien avoir la balle et jouer à sa
manière, mais tant que l'entraîneur ne veut pas, il faut s'attendre à des
contre-performances de temps en temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derek Fisher, son coéquipier, qui a déjà remporté le titre de champion avec
les Lakers (3 fois d'affilée entre 2000 et 2003) est le plus sage de
l'équipe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Derek Fisher :&lt;/strong&gt; &amp;quot;Je ne pense pas que nous sommes assez
concentrés au début du troisième quart-temps. C'est comme si nous avions oublié
ce qui nous a permis d'être encore dans le match, avec juste un point d'avance
ou un point de retard.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ah bon. Ils sortent du vestiaire où le staff technique leur a fait le résumé
du match, mais ils ne savent plus où ils en sont ? Soit ils ne pigent
rien, soit ils n'écoutent pas, soit c'est le staff qui doit revoir son
discours ! Une autre précision, Derek ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Derek Fisher :&lt;/strong&gt; &amp;quot;C'est peut-être dû à la fatigue, nous avons
peut-être encore du mal à jouer les 48 minutes du match.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour mémoire, personne ne joue 48 minutes, pas moins de 10 joueurs se
partagent les 5 postes, mais le cliché magique, c'est de dire que l'équipe joue
bien pendant 46 minutes et que c'est la foire pendant les 2 minutes restantes,
ce qui coûte le match ! On joue bien, mais pas longtemps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fatigue en sortant du vestiaire ? On se demande à quoi sert la
mi-temps…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mot de la fin revient à la star du club, Kobe Bryant. Après deux matches
à l'extérieur, les Lakers rentrent à Los Angeles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Kobe Bryant :&lt;/strong&gt; &amp;quot;Nous serons bien meilleurs. Je ne pense pas
que les joueurs doivent s'inquiéter. Nous sommes venus jouer dans deux salles
difficiles, et à part ces petits passages à vide dans le troisième quart-temps,
nous avons plutôt bien joué. Il est temps de rentrer à la maison, de se
rassembler et de se préparer.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un discours parfaitement consensuel pour une star qui a été surprise, l'été
dernier, par un videaste amateur dans un parking en train de dénigrer le
management du club pour n'avoir pas transféré un de ses coéquipiers quand
l'occasion s'était présentée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant ce temps-là, une star universitaire qui devrait passer pro l'an
prochain, a frôlé la correctionnelle : risquant une suspension, OJ Mayo a
dû s'acquitter de 460 dollars, c'est-à-dire la valeur faciale de deux places
pour un match des Lakers qui lui avaient été offertes par Carmelo Anthony (un
joueur NBA qui n'avait probablement pas payé ces places lui-même). C'est le
règlement poussiéreux de la NCAA appliqué à la lettre, à l'américaine :
les joueurs &amp;quot;amateurs&amp;quot; ne doivent pas recevoir le moindre sou (à moins de
travailler) ou la moindre faveur ayant une valeur financière quantifiable
pendant la durée de leurs études (offertes par le biais d'une bourse). Pour
info, le basket universitaire génère près de 2 milliards de dollars de recettes
en droits télé et merchandising chaque année, notamment grâce à des stars
comme… OJ Mayo !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un commentaire, OJ ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;OJ Mayo :&lt;/strong&gt; &amp;quot;Je suis heureux que cette affaire soit terminée.
Je me concentre toujours sur mon basket à l'université. Cette expérience m'a
ouvert les yeux. J'ai essayé de faire attention au règlement depuis mon arrivée
à l'université (USC). Je remercie les gens qui m'ont aidé à résoudre ce
problème et je me concentre pour le match de demain contre Oregon.&amp;quot;
(Source : &lt;a href=&quot;http://www.latimes.com/sports/la-sp-usc26jan26,1,4265433.story&quot; hreflang=&quot;us&quot;&gt;LA Times&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Clairement le communiqué tout préparé, bien officiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je joue au basket, ne me demandez pas autre chose, je n'ai pas conscience
d'avoir une vie en dehors du basket, je prépare en ce moment même le match de
demain. J'aurai une personnalité l'année prochaine, quand je serai pro et que
les sponsors auront besoin de moi pour une pub de céréales ou d'assurances. Je
suis quelqu'un de sain et je n'écoute du rap que pour mieux me motiver à jouer
au basket.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel sens du divertissement !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Que voyez-vous quand vous regardez Amy Winehouse ?</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2007/12/21/Que-voyez-vous-quand-vous-regardez-Amy-Winehouse</link>
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    <pubDate>Fri, 21 Dec 2007 22:29:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Musique</category>
        <category>buzz</category><category>culture</category><category>musique</category><category>talent</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Curieux public qui s'affaire autour d'une si petite personne avec une si
grande voix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle n'est pas top-modèle, elle en est consciente, et elle boit en partie à
cause de ça : tout le monde la regarde, mais elle ne se trouve pas
belle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle vient chanter ses chansons, on vient l'écouter, la voir en os plus
qu'en chair, la voir boire et tituber, la voir peut-être un jour faire
scandale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui dans la foule qui se déplace à ses concerts ou feuillette un magazine
dont elle fait la couverture, aime sincèrement sa musique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui parmi son public trouve dans ce personnage controversable à loisir un
écho, un modèle, une excuse pour son propre comportement discutable,
inavouable, honteux ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui parmi nous aurait bien besoin d'une cure, mais préfère dire &amp;quot;non, non,
non&amp;quot; en se sentant désormais à la mode ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour combien d'entre nous, fans plus ou moins déclarés, Amy Winehouse
représente-t-elle un danger, la tentation de la drogue, de l'alcool, de l'excès
en toute impunité ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A quel moment l'artiste devient-elle symbole de débauche ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce d'ailleurs son message, ou est-elle exploitée contre son gré pour
défendre les causes les moins défendables, pire encore qu'un artiste qui vend
son image pour un produit quelconque, un véritable porte-malheur ? Une
caution pour tous les alcooliques, toxicomanes de tous niveaux, filles et
garçons de mauvaise vie, mauvaise hygiène et parfois aussi mauvaise
haleine ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et vous, que voyez-vous quand vous regardez Amy Winehouse ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ses tatouages ? Ses yeux ? Son corps ? Les traces de poudre
sous ses narines ? Les marques laissées par une seringue dans le creux de
ses bras ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui voit encore, sous cette couche de pub, à travers la brume de tabloïd,
derrière la façade marketing, une jeune artiste talentueuse qui prend une place
de choix sur la scène internationale ? Qui voit encore une chanteuse, et
non une &amp;quot;diva&amp;quot;, &amp;quot;people&amp;quot; ou encore une alcoolique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour redécouvrir cette artiste, il suffit peut-être tout simplement de se
procurer un de ses albums, de faire le vide et de laisser place à la musique,
rien qu'à la musique. Pas de clip, pas de journal, pas de web, rien que
l'artiste, son talent, son art. Coupons un instant la news-machine et admirons
le temps d'un album une artiste étonnante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et dites-moi alors ce que vous voyez…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Rien ne va plus à Cap Canaveral</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2007/11/30/Rien-ne-va-plus-Cap-Canaveral</link>
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    <pubDate>Fri, 30 Nov 2007 13:17:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Communication</category>
        <category>buzz</category><category>communication</category><category>stress</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Vous avez déjà vu plusieurs fois les images du lancement d'une fusée, réussi
ou non.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Compte à rebours. Décollage. Scène de joie incroyable dans la salle de
contrôle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Curieusement, je n'y avais jamais réfléchi. Comme souvent à la télé, on
prend ce qu'on nous donne sans discuter, ça passe ou ça casse, pas le temps de
réfléchir qu'on se retrouve dans le Vaucluse pour l'ouverture du Beaujolais.
Pas le temps de voir que l'ombre de Buzz Aldrine déconne complètement lors de
son premier pas sur la Lune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette joie dans la salle de contrôle, les tapes dans tous les sens, les gens
qui s'embrassent, à chaque lancement réussi chez des professionnels du
lancement de fusée, c'est quand même lourd de sens. On imagine la pression
ressentie par chaque collaborateur, qui sait très bien que le bâtiment a des
chances de ne jamais arriver à destination, équipage avec. Quand on revient sur
les causes d'accident dans ce secteur, on comprend que bien peu de choses
peuvent tout faire rater, coûter des vies, des millions de dollars et d'heures
de travail; c'est un projet de plusieurs années qui peut partir en fumée en
quelques secondes sous le nez de centaines de milliers de téléspectateurs. On
ne se cure pas le nez le jour du lancement, à Cap Canaveral, sous peine de
finir au Zapping.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On parle de pression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel rapport entre Cap Canaveral et la communication ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout. Sauf la fusée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lancement, la pression de résultat, les délais de malade, l'impression
que toute la planète vous regarde et que c'est le drame à la moindre erreur.
Dans la communication, on ne lance pas des fusées (mais ça ne saurait tarder,
elles seront rouges et jaunes, on sait tout faire dans la com, on n'a peur de
rien). On lance des opérations promotionnelles, des campagnes publicitaires, à
tire-larigo, et on brasse des budgets colossaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bon, j'exagère. Il y a bien des petites différences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chef de projet, à la NASA, ne retarde pas un lancement pour grossir le
logo sur la fusée à la dernière minute. Claire Chazal et CNN
attendent !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne viendrait pas à l'idée du pilote, même en proie à une forme de fatigue
mélée de dépression, d'expédier la fusée dans un champ de patates uniquement
parce qu'il en a plein le dos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le préposé au contrôle de pression des turbines ne se permettrait pas, par
peur de tout faire foirer, de ne pas dire qu'il y a un gros voyant rouge qui
clignote alors que le lancement se prépare.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Je m'en fous, c'est pas ma fusée !&amp;quot;, ça n'existe pas à Cap Canaveral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on participe à un lancement avec des vies en jeu, on est toujours
lucides et responsables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, j'espère…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Tout ça pour un téléphone…</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2007/10/22/Tout-ca-pour-un-telephone</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:11e1a82f5d0312ef0be6bdb9cc853cc9</guid>
    <pubDate>Fri, 26 Oct 2007 21:47:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Technologie</category>
        <category>buzz</category><category>design</category><category>informatique</category><category>marché</category><category>révolution</category><category>technologie</category><category>téléphone</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Comment séduire, intriguer et divertir le consommateur
aujourd'hui ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Demandez à Steve Jobs, c'est son dada. Le destin de l'Iphone, c'est comme un
épisode de Columbo. On connait déjà la fin, mais on reste jusqu'au
bout !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas besoin de boule de crystal (un marché auquel ne s'intéresse pas encore
la firme de Cupertino), on sait déjà que le dernier né frappé d'une pomme
croquée va faire un carton à l'occasion des fêtes de fin d'année.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il aurait été trop simpliste de l'annoncer lors de la toute récente Apple
Expo. Trop attendu, le produit ne pouvait que satisfaire. Avec un peu de
suspens (sortira, sortira pas ?), l'ombre des géants qui négocient l'avenir de
la téléphonie, les théories les plus folles ont envahi le net, éclaboussé la
presse traditionnelle, générant le buzz si recherché, celui qui fait pâlir
d'envie Bill Gates.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le phone selon Apple sera sans doute le produit de l'année. Révolutionnaire,
ergonomique, beau. Mais pas économique. Un pur produit Apple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, quel sera votre Iphone ? Désimlocké, importé, envoyé par un ami
qui vit dans un pays où tout est permis ? Sobre, vous allez adopter à la
fois Apple et Orange, signature de contrat en bonne et due forme, garanti sur
facture ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout ce tintamare dans un marché saturé ? La convergence entre
informatique informaticienne et grand public en un seul objet ? Plus fort
que l'ipod ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apple, ou l'art de vendre.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Ecrire une lettre en 2007</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2007/09/19/Ecrire-une-lettre-en-2007</link>
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    <pubDate>Wed, 19 Sep 2007 23:14:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Société</category>
        <category>buzz</category><category>communication</category><category>gratuit</category><category>informatique</category><category>politique</category><category>technologie</category><category>évolution</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Dans un article de milieu de page du journal Le Monde, loin de la une, sur
une petite colonne, on apprend que la plupart des professeurs n'ont pas reçu la
fameuse lettre de Nicolas Sarkozy. C'est parfaitement normal : ce document
de 35 pages, rendu officiel le 4 septembre dernier, a été édité et distribué
aux médias et à certaines personnalités, mais la plupart des exemplaires
destinés aux éducateurs ne seront imprimés qu'à partir du 21 ou 22 septembre.
Les destinataires annoncés ne recevront donc le courrier Présidentiel que 3
semaines après son annonce initiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2007, ce n'est pas le moyen le plus direct de faire passer un message, si
tel est bien votre but.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte, disponible sur internet, a d'ores et déjà été lu par bon nombre de
professeurs. L'information circule bien plus vite sur les &amp;quot;autoroutes&amp;quot; dédiés
que par routage &amp;quot;réel&amp;quot;. Par conséquent, sur un million d'exemplaires prévus,
combien iront directement à la poubelle ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mécanique de l'opération suggère que c'est le geste qui compte, le fait
que le Président de la République s'adresse, par des moyens archaïques, à ceux
qui pratiquent, en France, l'éducation. S'adresser aux éducateurs, certes. La
démarche en elle-même fait débat, les éducateurs n'étant que la moitié de
l'équation éducative, l'autre moitié étant les élèves. Mais le faire de manière
si publique, que la lettre est entre les mains des média 3 bonnes semaines
avant ses &amp;quot;véritables&amp;quot; destinataires ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du reste, le message du Président n'est pas tout à fait juste. Début
septembre, il ne fallait pas dire : &amp;quot;Je m'adresse aux éducateurs&amp;quot;, mais
&amp;quot;Je m'adresse aujourd'hui aux médias et à quelques personnalités pour annoncer
que j'ai écrit une lettre de 35 pages à l'attention des éducateurs, que je la
ferai imprimer dans 3 semaines, ils finiront bien par la recevoir dans le mois
qui vient.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et comment justifier une telle débauche de moyens désuets, l'édition d'1
million d'exemplaires papier, le routage, dans un pays où le taux d'équipement
en accès internet haut débit est l'un des meilleurs d'Europe, où tout
professeur peut avoir accès, d'une manière ou d'une autre, à ce genre
d'informations ? Quelques pages sur un site du gouvernement, et l'affaire
était classée !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il s'agit d'un souci d'équité, tout le monde n'étant pas égal devant
l'outil informatique, les solutions ne manquent pas : pourquoi ne pas
faire circuler un fichier pdf à l'attention des chefs d'établissements
scolaires, avec pour consigne d'en éditer au moins un exemplaire, consultable
par l'ensemble du corps enseignant dans la salle des professeurs, à la
bibliothèque ou ailleurs ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle conclusion ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le goût du symbôle, au prix d'une méthode lourde, maladroite et
coûteuse ? Le luxe du papier imprimé par la volonté Présidentielle ?
Le sens du spectacle, peut-être…&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;bl-lien&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-956516,0.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Les enseignants attendent encore la &amp;quot;Lettre aux éducateurs&amp;quot;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
LE MONDE | 18.09.07&lt;br /&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: right&quot;&gt;© &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://medias.lemonde.fr/mmpub/img/lgo/lemondefr_trpet.gif&quot; border=&quot;0&quot; height=&quot;13&quot; width=&quot;67&quot; align=&quot;absmiddle&quot; alt=&quot;Le Monde.fr&quot; title=&quot;Le Monde.fr&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Apple écrase les prix… mais doit s'excuser</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2007/09/07/Apple-ecrase-les-prix-mais-doit-sexcuser</link>
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    <pubDate>Fri, 07 Sep 2007 04:25:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Technologie</category>
        <category>buzz</category><category>coût</category><category>design</category><category>technologie</category><category>téléphone</category><category>évolution</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Pas facile d'être cool sur le marché du téléphone portable, quand on vient
de l'informatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apple semble honnête dans sa démarche, offrant le meilleur de la technologie
au prix le plus juste. C'est un peu cher, mais beau et tellement pratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le client Apple doit se faire une raison : s'il veut profiter du bond
technologique bi-annuel de la marque (et de l'industrie en général), il doit
composer avec le fait que tout matériel acheté devient automatiquement obsolète
tous les six mois, parfois même plus rapidement; son prix aussi ! Si on
calcule mal sa date d'achat, trop près d'une Apple expo par exemple, on
s'expose à une grosse déception.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela tient au culte du secret de la marque la plus innovante du marché de
l'informatique, composant primordial de sa stratégie, savant mélange de
technologie et de marketing. Dans un contexte extrêmement concurrenciel, Apple
ne peut pas se permettre de laisser filtrer la moindre information, perdant
nécessairement au passage les consommateurs les moins aguéris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les acheteurs d'Iphone de la première heure ont fait une douloureuse
expérience : ils n'ont pas voulu attendre, ils ont payé le prix fort. Deux
mois après sa sortie, Steve Jobs a en effet annoncé une baisse de 200 dollars,
une baisse aussi spectaculaire que soudaine. Une aubaine pour le futur
acheteur, une &amp;quot;arnaque&amp;quot; pour celui qui a acheté le produit plus de deux
semaines auparavant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le client Apple le sait bien : il ne faut jamais acheter une première
génération de produits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apple teste son produit en le mettant sur le marché : c'est le seul
moyen de le connaître vraiment, en situation réelle, dans les mains du client
acheteur (paying customer), ses réactions étant plus révélatrices que celles
d'un béta-testeur qui n'a pas dépensé un sou ou d'un employé de la firme
californienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au bout de quelques semaines de ventes, on connait généralement mieux le
produit : son design définitif, ses capacités réelles, ses petits défauts,
et du même coup l'intérêt réel de l'investissement. En quelque sorte, les
premiers acheteurs décident du succès d'un produit Apple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout en poursuivant ses recherches, la firme californienne attend elle aussi
les réactions du public pour préparer son deuxième essai, qui peut intervenir
sous la forme d'une mise à jour au bout de six mois, ou bien d'un changement
radical un an après.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la cas de l'Iphone, premier pas d'Apple sur le marché de la téléphonie
mobile, un changement brutal de stratégie vient d'intervenir à peine 2 mois
après le lancement des ventes, mais 8 mois après la toute première présentation
du produit au public, selon une stratégie clairement agressive. Comme lors de
la sortie de l'ipod shuffle, un baladeur mp3 caché dans une clé USB2 à un prix
deux fois moindre que ceux de la concurrence, Apple a saisi l'opportunité de
tuer le marché. Le but avoué est de toucher le grand public d'ici Noël.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seulement voilà, un client, ça se respecte. Steve Jobs a dû présenter ses
excuses au possesseurs d'iPhone, et la firme a logiquement offert de compenser
une partie de la perte engendrée par cette baisse de prix sous forme d'avoir…
sur un prochain achat Apple ! Si si, c'est un geste, ce n'est pas une
démarche purement marketing… D'aucuns prétendent déjà qu'il ne s'agit pas d'une
baisse de prix audacieuse, mais la révision d'un prix de départ sciemment
gonflé afin de mieux profiter de l'enthousiasme du lancement de l'Iphone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette expérience témoigne de la difficulté à sortir des bons produits, au
bon moment, au bon prix. Apple innove, étonne, ravit… mais la recette de son
succès peut aussi bien causer sa perte !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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