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  <title>Quidamned ! - Tag - conversation</title>
  <link>http://blog.quidamned.com/</link>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Sat, 06 Sep 2008 20:34:13 +0200</pubDate>
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    <title>Gérer sa connexion au monde</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2007/12/30/Gerer-sa-connexion-au-monde</link>
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    <pubDate>Sun, 30 Dec 2007 13:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Technologie</category>
        <category>communication</category><category>conversation</category><category>coût</category><category>illimité</category><category>liberté</category><category>téléphone</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Faut-il être trentenaire pour comprendre tous les aspects des moyens de
communication ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faut-il avoir connu le téléphone à cadran, avec sa sonnerie standard,
imposée à tout le monde par le constructeur, pour vous réveiller du sommeil le
plus profond en pleine nuit à travers 3 cloisons ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il semble que pour beaucoup de gens, les nouveaux moyens de communications
ne soient absolument pas maîtrisés : ils sont littéralement subis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant, comme tout objet, tout bien de consommation, ces merveilles
technologiques sont étudiées pour s'adapter au consommateur, et non
l'inverse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le volume de la sonnerie est modulable depuis des années. Le choix de la
sonnerie est plus ou moins restreint, d'aucuns ne savent même pas qu'ils
entendent l'hymne national hollandais à chaque appel. Le vibreur, en
particulier, est une merveille : discret, relativement efficace, c'est
généralement la meilleure option pour être prévenu d'un appel sans assourdir
ses voisins avec une version polyphonique de la Marseillaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, et c'est plus compliqué, le téléphone, portable ou fixe, tout comme
internet, le fax, ont une fonction essentielle trop souvent oubliée du fait de
leur autonomie toujours plus longue et de la généralisation de
l'illimité : toutes ces merveilles peuvent être éteintes à tout moment,
aussi longtemps que vous le souhaitez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si vous souhaitez vous adonner à une activité sans être dérangé, déconcentré
ou interrompu, il suffit de mettre tout votre matériel hors-tension. Vous
retournez ainsi au Moyen-Âge, en termes de télécommunications. Vous devenez
soudain injoignable, déconnecté du monde. Vous n'êtes plus disponible que pour
l'activité que vous avez choisie, pour la personne qui vous accompagne dans ces
instants exquis, où seule la perceuse du voisin peut vous atteindre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un ami n'avait jamais réalisé qu'il pouvait décrocher son téléphone pour ne
plus être dérangé dans ses moments les plus intimes. Il n'y avait jamais pensé.
Et pourtant, quelle nuisance. Un cas typique de coïtus interromptus a
telephono.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce si difficile ? Cela vous parait-il stupide, désuet,
inutile ? L'électronique serait-elle addictive ? Seriez-vous devenu
sans le savoir un maniaque de la communication ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-delà de l'aspect purement technologique, qu'est-ce qui pousse les gens à
se rendre disponible en permanence ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a ceux qui considèrent que c'est ça le progrès, qu'il faut
nécessairement être joignable en permanence, parce que c'est écrit dans le
manuel. Si on a besoin de moi, je suis là. Qu'on se le dise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a ceux qui veulent qu'on les appelle. Qui appellent les autres pour
leur demander pourquoi on ne les a pas appelé. Qui s'inquiètent d'un intervalle
trop long entre deux sonneries. Les appeler, c'est s'intéresser à eux. Les
appeler, c'est un peu les aimer. En plein dîner, ils s'éclipsent de table, mais
pas trop loin, pour qu'on entende vaguement la conversation, les éclats de
rire, sans pouvoir réellement écouter; au retour à table, on a droit au CV de
la personne qui a appelé, le sujet de la conversation, la bonne nouvelle…
Forcément, pour ces gens-là, la fin du forfait est une fatalité, la panne de
batterie un drame.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, il y a les pros. Ceux dont le portable est payé par l'entreprise, qui
doivent répondre à tout prix, leur mode de vie est réglé autour du portable.
Mais ils échappent peut-être désormais à la catégorie des êtres humains. Ils
sont en service commandé 24h sur 24h. Se méfier des imitations : le
semi-pro à qui son entreprise n'a rien demandé, mais qui s'est si mal
débrouillé dans son travail qu'il reçoit des alertes à tout moment, qu'il doit
réparer ses errements à distance, son job n'en dépend pas vraiment, mais il
aime à le penser et à le faire croire aux autres. Cet animal-là est le roi du
coïtus interromptus a job. Reviens vite mon chéri; va sauver le
monde !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour avoir fait le tour de la question, des irréductibles soucieux de leur
bonheur et fâchés par l'attitude abusive des opérateurs de téléphonie mobile en
France, avec des forfaits en légère augmentation sur 10 ans et des terminaux
invariablement inabordables. Joignables par mail ou par ligne fixe, au prix
d'une sonnerie si douce qu'on ne l'entend pas toujours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rater un appel, est-ce si grave ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon entourage le sait : si vous avez un problème de santé, appelez une
ambulance, le numéro est plus court. Un incendie ? Attrapez un extincteur,
appelez les Pompiers, mais ne me dérangez pas. Un danger ? Appelez la
Police !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si Jean-Pierre Foucault appelle pour me faire gagner des millions
(improbable puisque je suis sur liste rouge), je risque fort de passer à côté
de la fortune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne dit-on pas, après tout, que le silence est d'or ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Pouvoir d'aphone</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2007/12/06/Pouvoir-daphone</link>
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    <pubDate>Thu, 06 Dec 2007 01:42:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Société</category>
        <category>conversation</category><category>coût</category><category>design</category><category>gratuit</category><category>illimité</category><category>liberté</category><category>technologie</category><category>téléphone</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Comment va votre pouvoir d'achat en ce moment ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Noël approche, les sapins sont de sortie, et la grande question, c'est…
combien ? Combien allez-vous pouvoir dépenser ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attention, ce chiffre vous définit en tant que personne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous connaissez le score de l'année dernière, il va falloir faire encore
mieux cette année.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Combien, la diagonale de votre future télé Full HD, qui ne se chiffre plus
en centimètres, mais en pouces ? Combien de chevaux, la prochaine
voiture ? Combien de watts, les enceintes ? Combien de millions de
pixels, l'appareil photo-téléphone-lecteur MP3-video ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pouvoir d'achat, au cœur des débats un peu partout en France, vous n'y
échappez pas, vous êtes concerné, puisque vous n'arrêtez pas de dépenser. Le
pouvoir d'achat, vous l'avez, vous vous êtes bien débrouillé, encore, cette
année.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Evidemment, tout augmente. Le prix, proportionnel à votre désir, n'arrête
pas de grimper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fight Club, c'est démodé. Les objets que vous possédez vous possèdent depuis
bien longtemps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Votre prochain téléphone mobile ne sera pas le dernier : il est déjà
dépassé à son arrivée en rayon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Votre forfait de téléphone mobile, c'est un loyer dont vous devez vous
acquitter pour être habité par une cartouche qui sonne et qui vibre, qui vous
sauve la vie plusieurs fois par jour et qui vous réveille même la nuit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a le forfait, et le hors-forfait. Une minute de trop et c'est l'amende.
Tolérance zéro. Dépendance totale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand vous discutez au téléphone, est-ce que vous pesez davantage vos mots
quand vous êtes hors-forfait ? Est-ce que vous stressez quand vous arrivez
dans la dernière minute ? Est-ce que vous entendez tomber les euros de
votre poche quand la conversation s'éternise ? Vous arrive-t-il de
soupçonner vos amis de toucher une commission sur vos minutes de
dépassement ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cas de grand dépassement, pourrait-on négocier avec son opérateur une
remise de peine pour bonne conduite, une liberté d'appeler à condition de
donner les noms de ses complices, échanger des renseignements sur leurs
habitudes de consommation contre quelques minutes de plus ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a toujours une vie au-delà du forfait, une vie surtaxée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est sans doute un réflexe de consommateur : le bonheur est dans le
prix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On vous vend le téléphone fixe illimité, vous consommez du portable toujours
trop limité. Vous préférez la discussion de couloir, dans la rue ou dans une
brasserie au beau milieu du déjeuner à la tranquille conversation du soir dans
un fauteuil. On vous vend internet haut débit illimité à prix fixe sur des
écrans 24 pouces, mails à volonté, vous voulez envoyer des SMS payants en toute
liberté, du surf rationné sur un écran minuscule que vous tapotez en y laissant
l'empreinte de doigts tous gras. On vous donne un portable correct avec votre
forfait, il vous faut le tout petit trop petit très cher qui prend de la vidéo,
dessiné par un spécialiste de la voiture de sport, qui fait des photos
approximatives de vous joue contre joue avec une amie dans une boîte parisienne
une vodka-orange à la main. Vous avez MSN gratuit au bureau et à la maison,
vous allez trouver le moyen de payer une petite fortune pour l'avoir aussi dans
le métro !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et vous êtes tellement utile à l'activité économique de votre pays qu'au
bord du déficit, d'aucuns négocient actuellement pour vous permettre de
continuer à consommer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous avez demandé le pouvoir ? Ne quittez pas…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Une expérience humaine grâce à l'informatique</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2007/11/11/Une-experience-humaine-grace-a-linformatique</link>
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    <pubDate>Sun, 11 Nov 2007 01:14:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Société</category>
        <category>communication</category><category>conversation</category><category>informatique</category><category>technologie</category><category>téléphone</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Je viens de lire un commentaire d'un lecteur et ami (dans le désordre), dans
ma boîte mail, daté d'une petite heure environ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est toujours fascinant de se dire qu'il y a une heure, cette personne
était comme moi, devant un oridnateur, chez elle ou dans un web café, en France
ou peut-être en voyage dans n'importe quel pays, peut-être qu'il y faisait
jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a une heure, cette personne était donc debout, et j'étais moi-même en
train de bouiner (s'adonner à une activité quelconque) sans faire attention à
ma boîte mail. J'aurais pu lire ce courriel instantanément, y répondre,
peut-être avoir une réponse dans la minute suivante. Si j'étais branché MSN, on
aurait même pu avoir une conversation. Il se trouve que le format courrier
était meilleur, car on écrit plus facilement qu'on ne dit certaines choses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;After hours, passé 22h, on n'appelle pas les gens. C'est l'usage. On estime
qu'ils dorment, qu'ils ont envie d'être tranquilles, on ne veut pas
déranger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais grâce à la technologie, on peut faire passer ses idées en temps réel,
au moment où elles viennent, sans avoir à attendre que la personne soit
disponible, et sans délai de livraison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est de la communication instantannée, dans le respect des usages et des
personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est surtout un moyen de garantir la circulation des idées. Sans ces
moyens, cette personne aurait sans doute oublié de m'appeler, je n'aurais
probablement pas songé à la recontacter, et nous nous serions perdus de vue,
alors que nous avons tant de choses à nous dire. Quelle honte ! (Sans
cette technologie, je serais déjà couché depuis deux bonnes heures, et ma maman
ne serait pas consternée par mes cernes, il faut bien le reconnaitre…)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au bout du compte, la technologie rapproche les gens, à moindres frais et
sans efforts. Ne vivons-nous pas une époque formidable ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>56 secondes</title>
    <link>http://blog.quidamned.com/post/2007/10/24/56-secondes</link>
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    <pubDate>Wed, 31 Oct 2007 08:05:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Admin</dc:creator>
        <category>Société</category>
        <category>conversation</category><category>coût</category><category>grand-mère</category><category>gratuit</category><category>illimité</category><category>téléphone</category>    
    <description>    &lt;p&gt;56 secondes, c'est le temps écoulé lors de ma dernière conversation
téléphonique avec ma grand-mère, incluant une quizaine de sonneries avant
décrochage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je poursuivais la conversation quand elle raccrocha brusquement, me laissant
finir ma phrase, à peine entamée, dans le vide. Sensation désagréable que
j'évite pourtant en veillant à ne pas laisser le moindre blanc entre deux
phrases. Mais je ne suis pas le seul à travailler mon style, visiblement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant, rien ne presse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retraitée depuis quelques années, occupée à ne rien faire et à regarder la
télé, ma grand-mère est plutôt bavarde en général, mais jamais au téléphone.
C'est le propre des générations qui ont connu le téléphone depuis son origine,
le coût de la communication étant prohibitif, rendant toute conversation
minimaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, bénéficiant d'un forfait illimité chez Free, je sais que cet appel
téléphonique national ne me coûtera pas un sou, qu'il dure 1 ou 55 minutes. Ma
grand-mère devrait le savoir, je lui ai dit maintes fois, mais elle a sans
doute oublié, ce concept étant trop nouveau pour elle. Moi qui pensais la
divertir un peu, je reste sur ma faim, mais je ne me formalise pas, bien
entendu. Elle n'y est pas pour grand chose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les compagnies de télécoms, en revanche…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
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