Quidamned !

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mercredi 19 septembre 2007

Ecrire une lettre en 2007

Dans un article de milieu de page du journal Le Monde, loin de la une, sur une petite colonne, on apprend que la plupart des professeurs n'ont pas reçu la fameuse lettre de Nicolas Sarkozy. C'est parfaitement normal : ce document de 35 pages, rendu officiel le 4 septembre dernier, a été édité et distribué aux médias et à certaines personnalités, mais la plupart des exemplaires destinés aux éducateurs ne seront imprimés qu'à partir du 21 ou 22 septembre. Les destinataires annoncés ne recevront donc le courrier Présidentiel que 3 semaines après son annonce initiale.

En 2007, ce n'est pas le moyen le plus direct de faire passer un message, si tel est bien votre but.

Le texte, disponible sur internet, a d'ores et déjà été lu par bon nombre de professeurs. L'information circule bien plus vite sur les "autoroutes" dédiés que par routage "réel". Par conséquent, sur un million d'exemplaires prévus, combien iront directement à la poubelle ?

La mécanique de l'opération suggère que c'est le geste qui compte, le fait que le Président de la République s'adresse, par des moyens archaïques, à ceux qui pratiquent, en France, l'éducation. S'adresser aux éducateurs, certes. La démarche en elle-même fait débat, les éducateurs n'étant que la moitié de l'équation éducative, l'autre moitié étant les élèves. Mais le faire de manière si publique, que la lettre est entre les mains des média 3 bonnes semaines avant ses "véritables" destinataires ?

Du reste, le message du Président n'est pas tout à fait juste. Début septembre, il ne fallait pas dire : "Je m'adresse aux éducateurs", mais "Je m'adresse aujourd'hui aux médias et à quelques personnalités pour annoncer que j'ai écrit une lettre de 35 pages à l'attention des éducateurs, que je la ferai imprimer dans 3 semaines, ils finiront bien par la recevoir dans le mois qui vient."

Et comment justifier une telle débauche de moyens désuets, l'édition d'1 million d'exemplaires papier, le routage, dans un pays où le taux d'équipement en accès internet haut débit est l'un des meilleurs d'Europe, où tout professeur peut avoir accès, d'une manière ou d'une autre, à ce genre d'informations ? Quelques pages sur un site du gouvernement, et l'affaire était classée !

S'il s'agit d'un souci d'équité, tout le monde n'étant pas égal devant l'outil informatique, les solutions ne manquent pas : pourquoi ne pas faire circuler un fichier pdf à l'attention des chefs d'établissements scolaires, avec pour consigne d'en éditer au moins un exemplaire, consultable par l'ensemble du corps enseignant dans la salle des professeurs, à la bibliothèque ou ailleurs ?

Quelle conclusion ?

Le goût du symbôle, au prix d'une méthode lourde, maladroite et coûteuse ? Le luxe du papier imprimé par la volonté Présidentielle ? Le sens du spectacle, peut-être…

lundi 17 septembre 2007

Pas de JO pour Tony

Tony Parker, champion NBA et meilleur joueur de la finale NBA, n'a pas réussi à qualifier les Bleus pour les prochains Jeux Olympiques.

Le rendez-vous, raté de peu en quarts de finale contre la Russie (71-75), a été définitivement annulé après les défaites face à la Croatie (69-86)puis la Slovénie (74-88).

La douleur est vive, les mots déjà très durs. On retourne sa veste. Le clivage Europe-NBA, à l'origine d'une méfiance et d'une jalousie à l'égard des joueurs Français sociétaires d'équipes outre-atlantique, est vite replacé au centre de la polémique. Trop américains, pas assez Européens ?

Qu'est-ce qui fait le plus mal aux gens qui font le basket Français ? Est-ce d'abord une déception sportive ou un échec financier ?

On parle de changement, mais lequel ?

L'entraîneur, sur son siège éjectable, serait vite remplacé. Le talent et l'expérience ne manquent pas à ce poste.

Mais les joueurs, n'y comptez pas. Les meilleurs sont bien là, même si on peut certainement en aligner 15 de plus, refaire une sélection, il ne faut pas s'imaginer que le niveau monte du jour au lendemain.

Tony Parker est irremplaçable. Fred Weis, Boris Diaw, Ronny Turiaf, même topo. Ils n'ont pas d'équivalent.

Et rappelons que cette équipe n'a échoué qu'à 5 points de la qualification contre la Russie de Kirilenko.

Acceptons la défaite, reprenons tout à zéro, réglons bien avant la préparation les questions financières.

Laissons ce groupe, jeune et prometteur, se construire pour les prochaines épreuves.

samedi 15 septembre 2007

Le monde est mondial… mais pas à la télé !

Curieux apriori qui gouverne la diffusion des événements sportifs à la télévision française.

Ce n'est pas tant la qualité de la performance, la beauté du sport, son intérêt, qui influencent la décision.

Il semble que si un français participe à une finale quelque part dans le monde, il a des chances de passer à la télé.

Encore faut-il que le sport soit un peu Olympique, qu'une fédération française de poids ait un intérêt en jeu, qu'il y ait un public facilement identifiable et nombreux pour faciliter les négociations avec les annonceurs…

Le foot est bien représenté. Equipe de France, Championnat de France, championnats étrangers, le business fonctionne bien. Le rugby se porte bien, tout le monde est content. L'athlé, c'est plus complexe, car si on préssent une pénurie de médailles, la fédé n'a pas vraiment intérêt à faire parler d'elle, et les annonceurs ne décrochent même pas le téléphone.

En gros, si un événement majeur se produit dans un sport qui échappe au système, et qu'aucun Français n'y tire son épingle du jeu, vous ne le saurez jamais.

Pire ! Si un Français brille, mais que les conditions ne sont pas réunies, vous ne le verrez pas !

Exemple tout récent : Tony Parker.

La mariage de Tony Parker avec Eva Longoria, oui. A la télé, au journal de 13h, au 20h, un peu partout sous forme de rubriques, de clins d'oeil. Dans la presse, partout ! Mais l'exploit sportif de Tony Parker, accompagné de la même Eva Longoria, en finale du championnat de basket américain, pas une image (TP a été élu meilleur joueur de la finale, une première pour un joueur Européen, inimaginable pour un joueur français) !

Pour la fédération française de basket, visiblement, moins on parle de NBA, mieux elle se porte - une logique assez particulière, qui s'appuie sur une forme de jalousie assez destructrice. Il semblerait que la popularité du championnat américain, au lieu de tirer dans son ascension le championnat de France, ait plutôt tendance à l'étouffer. Forcément, voir son public national favoriser le voisin, ça agace…

Pourtant, ayant été formé à l'INSEP, le plus médiatique des joueurs français à l'étranger aurait fait une belle pub à la formation made in France, si seulement sa conquête de l'Amérique avait été diffusée, ne serait-ce qu'en différé, en résumé, quelque chose, quoi…

C'est sous le maillot de l'Equipe de France, dans le cadre du championnat d'Europe, étape qualificative pour les JO de 2008, qu'on vous a autorisé à voir jouer TP et ses amis. Avec l'approbation de tous les partenaires, sponsors, fédés et compagnie.

Non mais. Vous n'iriez pas imaginer que vous pouvez voir ce que vous voulez…

vendredi 14 septembre 2007

Iron man : super, ce héros !

Fans de comics, accrochez-vous. Grand public, déçu par les 3 avatars de Speedeurmanne, réjouis-toi. Marvel va peut-être abattre sa meilleure carte !

Du moins, c'est ce que m'inspire le projet Iron Man, dont la bande-annonce est disponible sur le lien suivant :

http://www.apple.com/trailers/paramount/ironman/

C'est du sérieux.

Tout d'abord, le rôle principal : Robert Downey Jr est un véritable acteur, au parcours inégal mais solide, au répertoire sur-mesure pour explorer les méandres de la personalité de Tony Stark, héros torturé dont les contradictions feraient palir Bruce Wayne. La fortune, la drogue et l'alcool, il connait, Robert…

Ensuite, la transition BD / film qui semble particulièrement réussie. Depuis la fameuse scène de crash aérien dans Superman Returns, et dans la foulée de Transformers, les différentes armures du héros, de l'artisanale-à-la-va-vite au prototype supersonique, ne trahissent pas leur créateur.

Enfin, la BD elle-même. Potentiel dramatique, personnages originaux, rivalités multiples, le tout dans un cadre plutôt réaliste : pas de super-pouvoirs, des intérêts industriels, financiers, géo-politiques, des problèmes réels dont on parle tous les jours dans la presse. De mémoire, quelques épisodes de la BD méritent tout à fait une adaptation cinéma, qui donnerait toute sa dimension au récit, déjà très spectaculaire… Contrairement à Peter Parker, Tony Stark a de vrais problèmes !

Si tout se passe bien, Iron Man pourrait enfin démontrer l'intérêt d'adapter une BD au cinéma, non plus comme un opportunité pour les studios de s'enrichir sur le dos de la BD, mais comme un moyen pour le cinéma d'enrichir la BD.

Prions pour que le scénario soit au rendez-vous !

jeudi 13 septembre 2007

Rugby : la coupe est pleine !

Difficile d'échapper au ballon ovale ces jours-ci. C'est simple, il est partout !

La popularité croissante du sport est alimentée par la multiplication des outils et agences de communication, réunis autour d'un même neurone.

Depuis six mois, toutes les agences se sont passées le mot : faites ce que vous voulez, mais collez-moi un ballon ovale quelque part ! Le plan est simple : il y a un événement majeur, ce n'est pas la Coupe du monde de foot, mais on va faire comme si. Les marques ont imposé leur concept : si ça ne parle pas de rugby, nous ne payons pas !

Le concept, justement, parlons-en. Quel est-il ? Souvent, ce n'est pas très fouillé.

Le manque d'humour des annonceurs reflète un excès de confiance. Pas besoin d'être drôle, ça se vend tout seul. On voit des choses du style : On va tranformer l'essai avec X ! Mouais… Pourquoi pas : Entrez dans la mélée ?

Il y avait pourtant moyen de s'amuser. Laissez-moi réfléchir…

En avant ! Osé… Pas sur que tout le monde comprenne. Ne ratez pas la troisième mi-temps ! Pourquoi pas, une marque de bière… Si vous venez de vous faire plaquer… Pour un site de rencontres !

Ceci dit, la bonne idée, c'est d'avoir privilégié la forme. Ovale. Vague. Facilement reconnaissable. Et sans accent toulousain.

Plaignons l'annonceur, discret ces derniers temps, qui a déboursé des sommes astronomiques pour un partenariat avec des joueurs de l'Equipe de France, crucifiée dès son premier match…

Visibilité maximum, donc, mais pour quel résultat ?

Pour le rugby, c'est-à-dire le sport, la fédé, les licenciés, les amateurs, c'est une belle revanche sur le foot, jusqu'alors enfant chéri et bien gaté des annonceurs et sponsors. Pour les marques, en revanche, il faudra attendre une étude pour démontrer le peu d'impact de ce mariage forcé.

Pour le public, un consensus semble se dégager : la Coupe du Monde est à peine commencée et déjà, on en a raz-le-bol du rugby !

mardi 11 septembre 2007

Porno pour tous

Invité à un mariage le weekend dernier dans le Nord, j'ai goûté à la joie simple de la chambre d'hôtel.

2h30 du matin, fatigué mais pas épuisé, je me suis allongé, télécommande à la main, et j'ai commencé un tour des chaînes. Un bon Derrick pour trouver le sommeil, il n'y a rien de tel.

Je n'ai pas été déçu par mes découvertes nocturnes.

Un docu intéressant sur le tournage du film "A boire", avec Edouard Baer, Atmen Kelif et Emmanuelle Béart. Une adaptation du Jerry Springer show en français (belge ?), à la fois amusante et consternante. La finale féminine de l'US open, rapidement zappée.

Et soudain, de l'action ! Le gros plan classique du film porno, dynamique et vigoureux, fixé sur la rétine dès le premier dixième de seconde, impossible de reconnaître les acteurs à première vue ! Une chaîne spécialisée sans péage, à portée de télécommande.

Consternation !

Ce service serait, sauf erreur, en standard dans toutes les chambres de cette chaîne d'hôtels nationale !

Si vous laissez vos enfants dans la chambre voisine, passé une certaine heure, ils ont la possibilité de se rincer l'oeil, la télécommande n'étant évidemment pas équipée d'un système de reconnaissance biométrique…

Heureusement que tous les parents de France sont bienveillants et ne laisseraient pas leurs enfants sans surveillance…

vendredi 7 septembre 2007

Sympatique Moore

Moore est de retour, avec une cause juste cette fois.

Le constat est simple, mais en aucun cas simpliste, car incontestable : l'une des plus grandes nations au monde a l'un des systèmes de santé les plus stupides de la planète. Tant de puissance, mais si mal répartie.

Avec un tel sujet, le documentaire à la Moore, c'est du sur-mesure.

Et pourtant… franchement lassé de son combat contre George W. Bush, gêné par la Palme d'Or à Cannes pour Farenheit 9/11 (délivrée par Quentin Tarantino, un autre enfant chéri de Miramax, président du jury), j'ai toujours du mal à ne pas voir une forme d'opportunisme dans ses différentes démarches.

Michael Moore est une marque, qui se prétend au service de la vérité, des américains moyens et moins-que-moyens, mais qui profite allègrement de ses "combats". On peut se demander quelle est le part de sincérité, quelle est la part commerciale…

En attendant, on a bien envie de voir ce nouveau film, qui a le mérite de mettre le doigt sur un vrai problème.

Et si son business est de faire réfléchir les américains, qu'il prospère, ce brave homme. La tâche est ardue…

Apple écrase les prix… mais doit s'excuser

Pas facile d'être cool sur le marché du téléphone portable, quand on vient de l'informatique.

Apple semble honnête dans sa démarche, offrant le meilleur de la technologie au prix le plus juste. C'est un peu cher, mais beau et tellement pratique.

Le client Apple doit se faire une raison : s'il veut profiter du bond technologique bi-annuel de la marque (et de l'industrie en général), il doit composer avec le fait que tout matériel acheté devient automatiquement obsolète tous les six mois, parfois même plus rapidement; son prix aussi ! Si on calcule mal sa date d'achat, trop près d'une Apple expo par exemple, on s'expose à une grosse déception.

Cela tient au culte du secret de la marque la plus innovante du marché de l'informatique, composant primordial de sa stratégie, savant mélange de technologie et de marketing. Dans un contexte extrêmement concurrenciel, Apple ne peut pas se permettre de laisser filtrer la moindre information, perdant nécessairement au passage les consommateurs les moins aguéris.

Les acheteurs d'Iphone de la première heure ont fait une douloureuse expérience : ils n'ont pas voulu attendre, ils ont payé le prix fort. Deux mois après sa sortie, Steve Jobs a en effet annoncé une baisse de 200 dollars, une baisse aussi spectaculaire que soudaine. Une aubaine pour le futur acheteur, une "arnaque" pour celui qui a acheté le produit plus de deux semaines auparavant.

Le client Apple le sait bien : il ne faut jamais acheter une première génération de produits.

Apple teste son produit en le mettant sur le marché : c'est le seul moyen de le connaître vraiment, en situation réelle, dans les mains du client acheteur (paying customer), ses réactions étant plus révélatrices que celles d'un béta-testeur qui n'a pas dépensé un sou ou d'un employé de la firme californienne.

Au bout de quelques semaines de ventes, on connait généralement mieux le produit : son design définitif, ses capacités réelles, ses petits défauts, et du même coup l'intérêt réel de l'investissement. En quelque sorte, les premiers acheteurs décident du succès d'un produit Apple.

Tout en poursuivant ses recherches, la firme californienne attend elle aussi les réactions du public pour préparer son deuxième essai, qui peut intervenir sous la forme d'une mise à jour au bout de six mois, ou bien d'un changement radical un an après.

Dans la cas de l'Iphone, premier pas d'Apple sur le marché de la téléphonie mobile, un changement brutal de stratégie vient d'intervenir à peine 2 mois après le lancement des ventes, mais 8 mois après la toute première présentation du produit au public, selon une stratégie clairement agressive. Comme lors de la sortie de l'ipod shuffle, un baladeur mp3 caché dans une clé USB2 à un prix deux fois moindre que ceux de la concurrence, Apple a saisi l'opportunité de tuer le marché. Le but avoué est de toucher le grand public d'ici Noël.

Seulement voilà, un client, ça se respecte. Steve Jobs a dû présenter ses excuses au possesseurs d'iPhone, et la firme a logiquement offert de compenser une partie de la perte engendrée par cette baisse de prix sous forme d'avoir… sur un prochain achat Apple ! Si si, c'est un geste, ce n'est pas une démarche purement marketing… D'aucuns prétendent déjà qu'il ne s'agit pas d'une baisse de prix audacieuse, mais la révision d'un prix de départ sciemment gonflé afin de mieux profiter de l'enthousiasme du lancement de l'Iphone.

Cette expérience témoigne de la difficulté à sortir des bons produits, au bon moment, au bon prix. Apple innove, étonne, ravit… mais la recette de son succès peut aussi bien causer sa perte !

jeudi 6 septembre 2007

De la discipline au cinéma

Progrès au Pathé Boulogne ! Un clip d'une bonne minute avec des grenouilles qui expliquent qu'on n'est pas dans son salon, qu'il ne faut pas donner de coups de pieds dans le fauteuil de devant, qu'il faut éteindre le portable, qu'il faut faire attention à ne pas faire de bruit… Et les parents qui expliquent à leur enfant, du coup, parce que c'est passé très vite. Le tout signé par la direction du cinéma, qui n'a pas peur de vexer certains clients, au nom du respect de l'ensemble de sa clientèle. Ce clip a été applaudi lors d'une autre séance. Enfin !

mercredi 5 septembre 2007

Festival du menisque

Le sport de haut niveau, en général, c'est déjà trop.

Trop haut, trop vite, trop fort.

Cas pratique, Djibril Cissé, qui se brise les tibias sur un terrain de foot. Les os fragiles, qu'ils disent. Quelle force musculaire faut-il développer pour en arriver à se briser les os tout seul, rien qu'en prenant ses appuis ?

Et la réaction quand le deuxième tibia a cédé, en match de préparation pour la Coupe du Monde ? Logique, il est fragile, mais une fois remis, ce sera du solide, il pourra rejouer plus tranquille.

Un peu comme à l'intersaison de basket US, quand des veinards se frottent aux pros dans des gymnases sélects, uniquement pendant les premières minutes, le temps que les gros se chauffent, mais jamais davantage, sous peine d'y laisser leur santé.

L'homme qui valait 3 milliards, bionique, ce n'est plus de la fiction !

Prenez un sport comme le rugby, où l'activité courante est de se tamponner entre colosses de 120 kg, et je ne comprends plus rien du fonctionnement du corps humain…

Regardez un match. Imaginez-vous au milieu de ces créatures… Toutes les huit secondes, je vois une chute mortelle, une bousculade dont je ne me relèverais jamais, un plaquage qui m'expédierait sous terre.

Et les oreilles. Imaginez-vous avec les mêmes oreilles. Le Prince Charles tient sa revanche.

Et les genoux. Finis, les genoux. Oubliés. Modifiés pour prolonger une carrière, bons à jeter au moment de la retraite, pourtant si tôt dans la vie d'un homme…

Un collègue basketteur de playground, ancien joueur de haut niveau, me donnait récemment les références d'un kiné spécialisé dans le genou, ayant passé l'essentiel de sa carrière à traiter les joueurs de rugby de haut niveau; je lui ai naturellement demandé s'il saurait traiter quelqu'un qui a encore ses menisques…

Ca va chauffer à Paris, tout près de chez vous.

Venez sentir la sueur… et les ondes de choc !

Max menacé

Certaines séries télé à succès ne devraient pas être adaptées au cinéma.

Il y a trop de questions délicates : comment savoir ce qui a fait, au bout du compte, le succès de la série originale ? Comment le reproduire ? Comment résumer x années en à peine 2 heures ? Faut-il moderniser ou au contraire, reproduire l'ambiance d'époque ?

Et les acteurs ? Impossible de reprendre les mêmes acteurs, trop agés pour tenir leur propre rôle. Difficile de prendre des acteurs majeurs et de leur demander de rejouer à l'identique les personnages originaux. Il faut tout reprendre, adapter réellement, avec des acteurs qui redonnent vie aux rôles originaux, en apportant leur touche personnelle. Pas facile…

Vous ne vous souvenez sans doute pas de Chapeau melon et bottes de cuir, réalisé avec un budget exhorbitant et une affiche prometteuse : Ralph Fiennes, Uma Thurman et Sean Connery. Un résultat très décevant, un outrage pour les fans.

Rebelotte.

Construite autour de Steve Carell, nouvelle star comique ricaine aux "succès" déjà nombreux, l'adaptation de Max la Menace (Get Smart) semble s'inscrire dans cette tradition du bide assuré.

L'agent a bien fait son travail. Allo Warner ? Mon client est libre pendant 6 semaines… Vous n'avez pas une série sympa, un scénariste dispo pour nous en tirer 1h30, et un réalisateur en vacances ? Mon client vient de triompher dans "40 ans et encore puceau" puis "Steve tout-puissant", la suite de "Bruce tout-puissant" avec Jim Carrey (je me suis toujours demandé si Carell avait décroché le rôle juste pour son nom, presque homonyme de l'acteur du premier film, un coup marketing ?). Si si, il y a une vraie chance de carton !

Steve Carell doit sa carrière au système. Comme Owen Wilson avant lui (qui a eu le bon goût de devenir drôle de temps en temps), Carell est un pur produit hollywoodien : une fois lancé, on le maintient à l'affiche, de bide en bide, en espérant qu'il devienne bankable. Un investissement à moyen terme, en somme.

Rappelez-vous que le cinéma est une industrie, outre-atlantique. On ne se demande pas pourquoi on fait un film : on fait un film, et on se pose les questions plus tard. Les studios ont un budget annuel, scénario ou pas, les films se feront ! Il y a des acteurs à faire vivre, nom de nom. Des studios à occuper. Des séries cultes qui sortent en DVD.

En tant que fan d'une série kitsch, mais relativement cohérente, je suis déçu de voir un mythe sacrifié à la gloire d'un comique qui n'a pas nécessairement vocation d'être drôle.

jeudi 30 août 2007

Kéké numérique

Intemporel, indécrottable, sublime, le kéké est toujours là où on ne l'attend pas.

Kéké sport, kéké glisse, kéké pro.

Le virage technologique, le bug de l'an 2000, les catastrophes naturelles, rien ne l'arrête.

Dans votre bus, oui, votre bus, il est au téléphone pendant tout le trajet, déjà au travail, il parle vite et fort, comme dans son salon. Il optimise, vous comprenez ?

Quand il arrivera au travail, il commencera par une pause café, il prendra son temps, mais dans le bus, pas de temps à perdre !

Il n'a pas d'éducation, mais une formation professionnelle, vous comprenez ?

Il vit son travail à fond, c'est un killer, il n'a pas le temps pour le reste.

Enfin, si, mais pas officiellement…

Il cultive sa vie privée, toujours des bons plans, qu'il échange sur MSN, ce scandale toléré bien bêtement sur le lieu de travail, qui repousse les réunions, déconcentre en permanence, ponctue la journée comme aucun dossier.

Le kéké, c'est une culture du déplacé en évolution permanente.

Il travaille mal, vit mal, mange mal. Mais il est libre, vous comprenez ?

Libre.

Au boulot, tout est vital.

Le dossier doit partir ce soir. On envoie un coursier, deux coursiers, on refait tout, on fait travailler les autres, surtout. C'est une question de vie ou de mort.

Alors c'est pas pour ces cons du bus qu'il va se gêner, vous comprenez ? C'est vital, on vous dit ! Cela passe avant tout !

Il envoie tous ses mails en "priorité la plus haute".

Ecoute bonhomme, je me fous de ce que tu fais en ce moment, il me faut mon dossier ASAP. Azappe. Me zappe pas. Asse Soune Asse Possibole.

Tout est urgent. Ou parfois méga-urgent. Ultra-urgent. Stratégique. Politique.

Tout est important.

Sauf l'humain.

Dans l'entreprise aujourd'hui, ce n'est même plus le patronnat qui opresse les employés, car il y a des lois, des syndicats, des recours en justice.

Le vrai danger, c'est le kéké.

Nuisible, et pas que dans son entreprise. Nuisible partout, 24h sur 24, 7 jours sur 7.

Infatigable, inévitable, incroyable kéké.

Actuellement, tapant un SMS méga-important dans un cinéma près de chez vous.

mercredi 29 août 2007

Braguette éjectable

Qui sortira le premier pantalon avec braguette éjectable ?

Un jean, un short peut-être, pour tester le marché dans un premier temps…

C'est tout ce qu'il nous manque, à nous, les hommes.

On a tout le reste. Le succès, la puissance, le style.

La seule chose qui nous échappe, qui nous oblige à chasser, qui nous stimule, c'est le sexe ! Et donc, généralement, les femmes. Pas une femme, mais toutes les femmes. Il faut avoir l'esprit large, ne pas restreindre inutilement son champ d'action. Tôt ou tard, ça finira par payer !

Enfin, si on en croit la pub…

L'affichage publicitaire, qui nous montre généralement des femmes en sous-vêtements, prêtes à l'emploi : ce n'est pas une femme qui s'habille ; elle vient de tomber la robe du soir hors de prix, et ne se prépare certainement pas à jouer au bridge. Et les hommes en costume, surs d'eux, prêts à tout, séducteurs en toutes circonstances… Prêts à passer à l'acte.

C'est un plan en trois étapes. Simple mais efficace. Progressif.

Une voiture de sport, avec sièges en cuir rabatables, climatisation, lecteur MP3 et soundsystem intégré, une authentique chambre d'hôtel sur roues, capable de monter à 240 km/h, mais qui ne dépassera jamais le 130.

Un costume qui respire la classe, que l'on n'hésite pas à garder partout, même sur un vélib ! Signe de stabilité financière. Vous pouvez vous approchez, Mademoiselle.

Et la fragrance, la sous-couche de déo, pour l'effet magique. Le décroche-coeur, dégraffe-soutif !

La très grande classe, au point où on en est, ce serait bien la braguette éjectable. Bouton discret dans la manche, clic, zip, doing ! En un dixième de seconde, sans perdre la pose, sans retirer l'uniforme surtout, pour ne pas gâcher l'effet. Le James Bond de l'amour. On ne perd pas de temps - faudrait pas passer pour un poête…

Simple et efficace. A quand ?

mardi 28 août 2007

Compétition mondiale

Le net pose des problèmes à pas mal de jeunes gens, de nos jours.

Non, vous ne rêvez pas, il y a du talent dans le monde.

Beaucoup de talent.

C'est à la fois stimulant et frustrant. Si vous cherchez bien, tout ce que vous rêvez de réaliser un jour doit pouvoir se trouver, fait en deux nuits par un ado surdoué du fin fond du Wisconsin ou en Allemagne, peut-être même quelqu'un tout près de chez vous.

Tout graphiste, photographe, journaliste, écrivain, vidéaste amateur, semi-pro ou pro a de quoi se mesurer avec les meilleurs, qui ont souvent un site plus attrayant.

C'est une bénédiction et une malédiction.

J'en connais que ça stimule, d'autres que ça décourage.

Cela ne doit pas vous empêcher de faire ce que vous avez envie de faire. Tout le monde a commencé un jour. Aucune honte à faire ses débuts, souvent médiocres. C'est après, en travaillant, en se renseignant, en apprenant, qu'il faut arriver à faire quelque chose de satisfaisant, pour vous, vos proches et peut-être votre futur employeur.

Il faut faire un choix : découragez-vous vite, si vous sentez que ce n'est pas votre partie, et que la concurrence est déjà écransante. Ou alors, si vous vous sentez suffisamment de taille, ne vous découragez pas, avancez à votre rythme, faites ce que vous avez à faire, mettez-vous sérieusement au travail et peut-être, un jour, vous trouverez votre place. Allez de l'avant, apprenez à travailler, à être productif, à réaliser des choses simples, puis à les enrichir.

Le net n'est pas représentatif du monde du travail.

Les employeurs recherchent régulièrement des travailleurs. Il y a du chômage, particulièrement en France, mais il y a aussi une rotation constante dans les entreprises.

Il y a des places à prendre. Si vous êtes sérieux, honnête et travailleur, en toute probabilité, vous finirez par être remarqué.

Ne vous laissez pas impressionner par le prodige de la 3D ou le jeune photographe qui réalisent des merveilles en un rien de temps, dès leur adolescence. Ils n'ont peut-être pas les qualités requises pour prendre le job que vous convoitez. Le sens du contact humain, le respect des délais, la motivation pour travailler efficacement avec régularité entre 9h et 17h du lundi au vendredi.

Tout le monde a sa chance.

Message de service (entreprise du proche avenir)

Monsieur Jean-Pierre B., contrôleur de gestion, est prié de ne plus abuser de cassoulet à la cantine de l'agence.

Sa production fécale de 452g, en date du vendredi 18 avril à 16h14, dans les WC du premier étage, a contribué à boucher le conduit, rendant le cabinet inutilisable par l'ensemble du personnel. Il apparait en outre que la chasse d'eau n'a été activée ce jour-là qu'à 15h32 et à 16h45, par des collègues; le scanner intégré au bouton de la chasse d'eau est formel : il n'a pas relevé les empreintes de Jean-Pierre B. ce jour-là, et pas davantage durant le mois, malgré des passages quotidiens, comme en attestent les capteurs rétiniens à l'entrée du cabinet. Quand Justine C. a actionné la chasse, 3 secondes après que le capteur rétinien de l'entrée eut capté sa présence, cela a provoqué une crue inquiétante du niveau d'eau, décelée par le système infra-rouge intégré à la cuvette, qui a activé immédiatement l'arrêt de l'arrivée d'eau, bloquant ainsi l'activité du cabinet et lançant le protocole de dépannage. Le dépanneur est arrivé sur les lieux à 9h32 le lendemain.

A noter que la consommation en papier hygiénique, au pro rata de la production fécale, entre parfaitement dans le cadre des conventions sanitaires. Le scan fessier enregistré par la lunette au moment du lever de M. Jean-Pierre B. n'a révélé aucune irrégularité, donnant lieu à l'envoi de deux rapports de satisfaction à M. Jean-Pierre B., respectivement pour sa propreté corporelle et pour sa contribution au respect de l'environnement.

En revanche, les détecteurs du bureau de Monsieur Jean-Pierre B., au second étage, ont relevé une forte activité gazeuse à caractère perturbatoire, bien au-dessus des normes Européennes relatives aux conditions de travail en entreprise. D'après les résultats de l'enquête, menée le 19 avril entre 9h12 et 9h15 auprès de ses collègues les plus proches, Emilie L. et Justine C., il n'a pas été possible de se concentrer sur son travail entre 15h et 16h30, période durant laquelle l'estomac encaissait une surcharge de nourriture.

Le relevé de poids, compilé par les capteurs de la chaise du bureau de Monsieur Jean-Pierre B., révèle en effet une augmentation brutale entre 12h14, heure du départ de M. Jean-Pierre B. à la cantine, et 13h48, heure du retour à son bureau.

Ces résultats sont confirmés par les données relevées à intervalles de 5 minutes sur la chaise occupée par Monsieur Jean-Pierre B. à la cantine, qui montrent une augmentation de poids régulière par ingestion excessive de nourriture. Cette chaise a été occupée pendant 72 minutes. Le capteur rétinien du self-service a enregistré 3 passages de M. Jean-Pierre B., espacés respectivement de 20 et 14 minutes. Cette statistique a engendré la rédaction et l'envoi d'un rapport de satisfaction à Gérard F., cuisinier de la cantine. Le capteur rétinien à la sortie de la cantine a montré des signes de fatigue et un début de congestion abdominale. Une brève comparaison avec le capteur à l'entrée montre clairment une baisse de tonus. Des collègues inquiets auraient aidé M. Jean-Pierre B. à monter l'escalier de la cantine.

Conclusion : M. Jean-Pierre B. est prié de surveiller son alimentation dans la cantine de l'agence, sous peine de se perdre son droit de choisir. Il serait alors contraint de manger un repas sélectionné par le préposé au self-service, en fonction des recommandations de la DRH, formulées après étude des différents relevés et pouvant faire l'objet d'une visite médicale exceptionnelle. Les frais de ladite visite médicale seraient alors déduits du prochain salaire de l'employé.

samedi 25 août 2007

Mais alors… je suis bobo ?

Surprise en écoutant la radio (mon grand dada, quand je flane, j'ai l'impression de ne pas être complètement inactif), je joue de la molette, m'arrête sur la fin de Calling Elvis, de Dire Straits, jingle de la station, puis nouveau titre.

Intro sympa à la guitare, je ne reconnais pas le morceau (c'est donc que je ne le connais pas, j'ai une mémoire incroyable, je reconnais généralement un titre dès la première mesure).

Bref, c'est Renaud, aves ses "bo-bos".

Curieux, j'écoute les paroles, une description point par point du "bo-bo".

Premier couplet, tout bon. Il parle de moi, l'animal, pas de problème.

Second couplet, rebelote. Tout bon. Enfin à peu près.

Troisième couplet, je m'en sors pas mal, mais je coince au niveau des vêtements. J'ai un costume Kenzo, pour les mariages, mais c'est vraiment du hasard, sur recommendation du vendeur, après une demi-heure d'essais avec du Boss. Et j'imagine que placer Nike dans une chanson, c'est pas simple, sinon, j'y aurai eu droit.

Je travaille dans l'informatique, je me passionne pour mon métier, mes enfants sont bien élevés et sont dans une école privée… mais tout ça n'est pas si mal, et quand je repense à la polémique liée à la sortie de cette chanson, la récupération haineuse par l'opinion tendant à marginaliser une frange de la société française dont je fais partie, qui est effectivement fière de payer beaucoup d'impôts, je ne vois pas le mal qu'on nous trouve.

Ah, attendez. Je ne fréquente pas les musées, mais j'aimerais bien, et les vieux bistrots, très peu pour moi.

Je prends mon vélo quand il fait beau, mais si je n'ai pas de voiture, c'est pour des questions de budget et de sécurité, vu que je n'ai pas le permis ! Pas vraiment une question d'écologie, même si ça me plait de le penser…

Au bout du compte, j'ai assez de points ou pas ?

House of love

House of love










Bienvenue dans une maison heureuse, sereine, tranquille.

Un lieu excemptionnel, ne vous laissez pas abuser par sa simplicité apparente.

Pas grand chose, finalement. De l'herbe, une belle maison, assez peu de technologie, loin de tout.

Mais une bonne maison, c'est surtout les gens qui y vivent, qui vous invitent, vous reçoivent, vous reconnaissent et vous aiment.

Un coin de paradis, un bonheur décidé, installé, entretenu.

Cela parait simple, normal, logique.

Ce qui me rappelle une phrase de Martin Luther King, affichée par ma mère sur un mur de la cuisine, quand j'avais 10-12 ans : "les gens sont heureux dans la mesure où ils ont décidé de l'être".

Une idée simple, qui ne m'a jamais quitté, et que bien trop de gens n'ont pas la chance de connaître, ou n'ont pas pris le temps de la mastiquer, de la mettre en pratique.

Bien sur, la vie est faite d'embuches, ce n'est pas toujours simple. Mais il y a des gens qui ont surmonté les mêmes embuches, qui ne se la pètent pas (encore ??) et qui s'en sortent très bien. Une petite pensée pour eux.

Bonne journée à tous !

vendredi 24 août 2007

Nouveau départ (5 semaines - deuxième partie)

Suite au commentaire d'Eric, et pour préciser ma pensée.

Le retour est dur quand on sait qu'on quitte une situation relaxante et agréable pour revenir à un conflit permanent. L'entreprise est un lieu où on peut s'épanouir, mais il y a des gens qui sont prêts à vous gâcher la vie en permanence, et c'est ennuyeux. Ajoutez une situation ambigüe, un sentiment d'injustice, et une frustration liée à des modes de fonctionnement désuets, voire scandaleux, et ça devient inquiétant.

J'ai été submergé pour la première fois de ma carrière par une grande tristesse à l'idée de revenir au travail, une incertitude, cela ne m'était pas arrivé depuis le collège. Je sais que je vais devoir changer beaucoup de choses cette année, peut-être même carrément changer d'activité, et cette nécessité de changement m'effraie. C'est particulier.

J'ai une idée assez précise de ce que j'attends. Je crois savoir que je ne l'obtiendrai pas dans ma situation actuelle.

Pour ceux qui nous rejoignent, il faut savoir que je m'investis beaucoup dans mon travail. Cette tendance a été remarquée, et à terme, cela donne lieu à bon nombre d'abus, qui deviennent des acquis, et qui modifient la donne en termes de charge de travail et de responsabilités, mais pas nécessairement en termes de statut, de respect et de salaire.

Dans un moment de doute, au début de mon présent contrat, partagé avec une collègue, elle m'avait dit que le jour où je devrai partir, je le saurai. Depuis deux ans, je n'avais pas une telle certitude.

Ma résolution, cette année, est la suivante : si on ne me donne pas ce que j'attends, malgré mes états de service, j'irai le chercher, et je me battrai pour ça.

Et quelque part, je ne suis pas amer, je ne me sens pas trahi, car je l'ai toujours su : dans la vie, il faut se battre pour tout, rien ne tombe tout seul. Et il faut être prêt à bouger.

Alors je suis prêt à me battre.

Watch out !

jeudi 23 août 2007

Joakim n'a pas la fièvre.

Joakim Noah, il peut se la péter. Pas de problèmes.

Champion universitaire il y a deux ans, il était très demandé par les clubs professionnels, prévu dans les trois premières places de la draft s'il décidait de passer pro. Or, il a choisi de rester en université une année de plus pour défendre son titre, gagnant d'emblée le respect de beaucoup de monde outre-atlantique.

Et surtout, il a décroché un second championnat d'affilée, un exploit très rare dans l'Histoire du basket universitaire américain.

Ceci dit, bon nombre de stars universitaires ont connu des revers en passant pro.

Et financièrement, ce choix lui a coûté : dans l'intervalle, une demi-douzaine de talents se sont révélés, et il n'a été sélectionné qu'à la 9ème place dans la draft, son salaire, bien que déjà très confortable, diminuant à chaque place perdue.

Il arrive à Chicago, une équipe qui n'a pas besoin de lui dans un premier temps, ce qui lui garantit une transition douce, avec un mentor de choix : le pivot Ben Wallace. Il n'est pas si grand, pas très costaud, à un poste particulièrement physique parmi les plus grands athlètes au monde.

Alors s'il vous parait arrogant, trop sûr de lui, peut-être faut-il réserver votre jugement, lui laisser sa chance; après tout, désormais, il nage avec les requins…

mercredi 22 août 2007

5 semaines

5 semaines de congés payés, ça se défend.

Payé à ne rien faire, à se reposer, à se préparer à repartir au front…

Un vrai travail, en somme.

Moi, en vacances, je suis très professionnel : je ne fais rien, je dors beaucoup, et le reste du temps, je me repose.

De retour au travail, je suis fatigué ! Normal, c'est dû au changement d'activité, le contre-coup du voyage, l'idée de quitter des ges qu'on aime pour revoir des gens que l'on n'a pas choisi…

Mais alors, 5 semaines, c'est suffisant ?

Ce n'est pas mon employeur qui va me dire le contraire, déjà qu'il compte mes tickets-resto.

Quand on pense qu'on avait près de trois mois de vacances quand on était gamins… On gagne sa vie, on paie des impôts, et crac, plus que 5 semaines ? Pas fou non ?

Ah, mais c'est vrai ! On est adulte maintenant. Responsable. Fini la rigolade.

Snif…

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