Quidamned !

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lundi 31 décembre 2007

C'est mon plus beau lundi

Le lundi, c'est toujours très dur.

Pour peu qu'on ait réalisé trop tard dans la soirée de dimanche qu'il fallait retourner au travail le lendemain, l'angoisse du sommeil à 1h du matin, l'insomnie parfaitement logique qui suit, la nuit trop courte et trop perturbée, on se réveille rarement en pleine forme.

On se lève à moitié, on rampe jusqu'au frigo, on s'asperge le torse de jus d'orange parce qu'on a raté la bouche, et la semaine est lancée (le jus d'orange froid, c'est un peu comme une chute d'eau dans les films de kung-fu, ça réveille). Du coup, on commence la semaine en passant la serpillère dans sa cuisine, et on est déjà en retard.

Mais ce matin, c'est très différent. C'est le meilleur lundi de l'année. C'est le dernier.

Demain, 1er janvier, jour de l'an, repos forcé pour tout le monde (sauf les commerçants).

Tout l'effort d'un début de semaine pour une journée de travail avant de repartir en weekend (j'ai posé ma journée de mercredi pour commencer l'année en beauté).

C'est donc mon plus beau lundi, une semaine d'un jour, un instant précieux.

Un lundi-vendredi.

À peine arrivé, déjà reparti.

Bon weekend !

dimanche 30 décembre 2007

Gérer sa connexion au monde

Faut-il être trentenaire pour comprendre tous les aspects des moyens de communication ?

Faut-il avoir connu le téléphone à cadran, avec sa sonnerie standard, imposée à tout le monde par le constructeur, pour vous réveiller du sommeil le plus profond en pleine nuit à travers 3 cloisons ?

Il semble que pour beaucoup de gens, les nouveaux moyens de communications ne soient absolument pas maîtrisés : ils sont littéralement subis.

Et pourtant, comme tout objet, tout bien de consommation, ces merveilles technologiques sont étudiées pour s'adapter au consommateur, et non l'inverse.

Le volume de la sonnerie est modulable depuis des années. Le choix de la sonnerie est plus ou moins restreint, d'aucuns ne savent même pas qu'ils entendent l'hymne national hollandais à chaque appel. Le vibreur, en particulier, est une merveille : discret, relativement efficace, c'est généralement la meilleure option pour être prévenu d'un appel sans assourdir ses voisins avec une version polyphonique de la Marseillaise.

Ensuite, et c'est plus compliqué, le téléphone, portable ou fixe, tout comme internet, le fax, ont une fonction essentielle trop souvent oubliée du fait de leur autonomie toujours plus longue et de la généralisation de l'illimité : toutes ces merveilles peuvent être éteintes à tout moment, aussi longtemps que vous le souhaitez.

Si vous souhaitez vous adonner à une activité sans être dérangé, déconcentré ou interrompu, il suffit de mettre tout votre matériel hors-tension. Vous retournez ainsi au Moyen-Âge, en termes de télécommunications. Vous devenez soudain injoignable, déconnecté du monde. Vous n'êtes plus disponible que pour l'activité que vous avez choisie, pour la personne qui vous accompagne dans ces instants exquis, où seule la perceuse du voisin peut vous atteindre.

Un ami n'avait jamais réalisé qu'il pouvait décrocher son téléphone pour ne plus être dérangé dans ses moments les plus intimes. Il n'y avait jamais pensé. Et pourtant, quelle nuisance. Un cas typique de coïtus interromptus a telephono.

Est-ce si difficile ? Cela vous parait-il stupide, désuet, inutile ? L'électronique serait-elle addictive ? Seriez-vous devenu sans le savoir un maniaque de la communication ?

Au-delà de l'aspect purement technologique, qu'est-ce qui pousse les gens à se rendre disponible en permanence ?

Il y a ceux qui considèrent que c'est ça le progrès, qu'il faut nécessairement être joignable en permanence, parce que c'est écrit dans le manuel. Si on a besoin de moi, je suis là. Qu'on se le dise.

Il y a ceux qui veulent qu'on les appelle. Qui appellent les autres pour leur demander pourquoi on ne les a pas appelé. Qui s'inquiètent d'un intervalle trop long entre deux sonneries. Les appeler, c'est s'intéresser à eux. Les appeler, c'est un peu les aimer. En plein dîner, ils s'éclipsent de table, mais pas trop loin, pour qu'on entende vaguement la conversation, les éclats de rire, sans pouvoir réellement écouter; au retour à table, on a droit au CV de la personne qui a appelé, le sujet de la conversation, la bonne nouvelle… Forcément, pour ces gens-là, la fin du forfait est une fatalité, la panne de batterie un drame.

Enfin, il y a les pros. Ceux dont le portable est payé par l'entreprise, qui doivent répondre à tout prix, leur mode de vie est réglé autour du portable. Mais ils échappent peut-être désormais à la catégorie des êtres humains. Ils sont en service commandé 24h sur 24h. Se méfier des imitations : le semi-pro à qui son entreprise n'a rien demandé, mais qui s'est si mal débrouillé dans son travail qu'il reçoit des alertes à tout moment, qu'il doit réparer ses errements à distance, son job n'en dépend pas vraiment, mais il aime à le penser et à le faire croire aux autres. Cet animal-là est le roi du coïtus interromptus a job. Reviens vite mon chéri; va sauver le monde !

Pour avoir fait le tour de la question, des irréductibles soucieux de leur bonheur et fâchés par l'attitude abusive des opérateurs de téléphonie mobile en France, avec des forfaits en légère augmentation sur 10 ans et des terminaux invariablement inabordables. Joignables par mail ou par ligne fixe, au prix d'une sonnerie si douce qu'on ne l'entend pas toujours.

Rater un appel, est-ce si grave ?

Mon entourage le sait : si vous avez un problème de santé, appelez une ambulance, le numéro est plus court. Un incendie ? Attrapez un extincteur, appelez les Pompiers, mais ne me dérangez pas. Un danger ? Appelez la Police !

Et si Jean-Pierre Foucault appelle pour me faire gagner des millions (improbable puisque je suis sur liste rouge), je risque fort de passer à côté de la fortune.

Ne dit-on pas, après tout, que le silence est d'or ?

A quoi sert d'être jeune si on n'est pas dynamique ?

Quoi de pire qu'un jeune blasé ?

Un jeune, c'est frais. Il a la vie devant lui. La France compte sur lui !

We want you !

Alors pourquoi est-ce qu'il arrive chaque année sur le marché du travail des jeunes pas frais ? Des gens fatigués par leurs études qui pensent trouver du réconfort et du repos en entreprise.

Ah oui, un jeune, c'est mal payé. Parfois, même pas payé du tout (ça s'appelle un stagiaire ou un apprenti).

D'un autre côté, en entreprise, on rémunère des compétences. De l'expérience. Un apport.

Quel que soit le côté, du reste, une entreprise exploite. Et si possible, elle abuse. Alors quand elle tient un jeune sans expérience, le moins qu'elle puisse faire, c'est le faire turbiner pour pas trop cher, échange de bons procédés : on te prépare une place pas trop mal, on te réserve un bureau, du matériel, mais il faut que tu nous montres de quel bois tu te chauffes pour un salaire misérable dans un premier temps. Tout le monde passe par là, et certains se surpassent. On appelle cela "faire ses preuves". Chaque seconde compte, il ne faut pas ménager son effort.

Le problème n°1, c'est quand le jeune arrive au raisonnement suivant : vu que je ne suis pas payé, je ne vois pas pourquoi je me fatiguerais. Il oublie qu'il ne travaille pas proportionnellement à son salaire (une modique compensation à ce stade), mais pour se développer et acquérir des compétences sur le terrain, au contact de professionnels qualifiés, en situation réelle. C'est une opportunité qui lui est donnée, une chance, en vertu de son potentiel, et non de sa valeur réelle pour l'entreprise à son arrivée, quasi-nulle malgré ses diplômes. C'est fou le nombre de jeunes qui perdent de vue cette partie de la réalité.

Le problème n°2, c'est quand le jeune pose la question de la motivation (la sienne en particulier). C'est même une trilogie : boulot chiant, clients pas sympas, patrons tyranniques. On a beau essayer de leur expliquer (phase de rééducation prioritaire) qu'un travail est nécessairement un peu pénible, sans quoi on ne paierait pas les gens pour le faire; que le client n'est pas là pour divertir; que le patron est ce qu'il est, dans certaines proportions, ça reste très normal, et c'est tout le bonheur d'être dans le fauteuil du boss, rien n'y fait.

Cela fait beaucoup de problèmes pour quelqu'un qui devrait lutter pour assurer sa place dans une entreprise, quelqu'un qui devrait se battre pour assurer son avenir.

Ainsi, la situation du jeune en entreprise peut très vite devenir problématique. C'est de l'ordre du malentendu. Un vrai dialogue de sourds.

C'est sans doute le propre du marché du travail : personne n'est jamais content.

Prenons un exemple concrêt. Ma petite jeune à moi, celle avec qui je travaille ces temps-ci, a eu une semaine difficile. Tous les matins au moment de se dire bonjour, on démarre la journée en prenant la température, et voilà mon relevé, représentatif de la fin d'année morose (les chiffres sont moyens et les patrons furieux, les clients fatigués et "pas marrants").

Lundi : fatiguée. Mardi : pas bien. Mercredi : malade. Jeudi : saoulée. Vendredi : pas bien.

On finit par se poser la question suivante : qui a dit à nos jeunes tous neufs qu'il fallait faire la gueule en entreprise ? Qui n'a pas rappelé à ces générations de tous-mous qu'ils sont l'avenir de l'entreprise, qu'ils se doivent d'arriver en forme au travail et avec le sourire ?

Jeunes, s'il vous m'entendez, ayez au moins le respect des moins jeunes qui vous entendent, essayez de vous lamenter un jour sur deux maximum, et apportez la seule chose que vous avez et qui fait votre charme : votre jeunesse ! Et pour ainsi dire, votre dynamisme.

On ne devrait pas vous reprocher votre manque d'expérience, mais on ne devrait pas avoir à vous demander d'être motivé et dynamique.

Question de politesse.

jeudi 27 décembre 2007

Sagesse avérée des professionnels de la Prévoyance

Il y a des lectures qui amusent, qui saisissent ou qui divertissent. Il y a aussi certaines lectures qui émeuvent, qui consternent ou qui bouleversent. La lecture attentive et constructiviste d'un contrat d'assurance englobe tout cela, et va même plus loin.

On dira ce qu'on voudra des professionnels de l'assurance (les assureurs et leurs collaborateurs), il y a deux choses qu'on ne peut pas leur retirer, que vous soyez sinistré en attente prolongée de dédommagement ou grand veinard à qui il n'arrive jamais rien : ils ont le sens du détail et de la formule, double compétence qui n'est pas donnée à tout le monde.

Un paragraphe suffit à poser les bonnes questions, à définir les limites de l'inconnu et peut-être à faire trembler le cosmos.

Il s'agit des exclusions communes à toutes les garanties.

En langage courant, ce sont les cas où vous n'avez aucune chance de vous faire rembourser, quel que soit votre contrat d'assurance. Même dans un pays développé assez stable politiquement comme la France, vous allez voir que ce n'est guère rassurant. Pour qui possède, on comprend mieux pourquoi il faut à tout prix éviter les conflits en tous genres - et inversement, pour qui ne possède pas, pourquoi le recours au conflit ne pose pas de problème a priori.

Deux cas assez pratiques montrent à quel point la tâche d'assureur est délicate. D'une part, vous avez les conséquences de la guerre civile ou étrangère ou d'insurrection ou de confiscation par les autorités. En clair, si ça chauffe, votre matériel n'est pas assuré. D'autre part, les conséquences de la désintégration du noyau de l'atome. En cas de problème lié au nucléaire, on pense notamment à l'explosion d'une bombe atomique entrainant un dysfonctionnement de votre matériel (la fameuse impulsion électro-magnétique, par exemple), celui-ci ne sera pas couvert. L'assurance, dûment payée et enregistrée, ne donne pas droit à un quelconque remboursement. Sécurité zéro.

En tant que citoyen, on s'imagine mal être confronté aux conséquences de la désintégration du noyau de l'atome. Et pour reprendre l'expression de Jerry Seinfeld, en cas de conflit, si votre foyer se trouve dans le rayon d'une explosion nucléaire, l'assurance de vote baladeur MP3 n'est sans doute pas votre principal problème. Vous venez de prendre une bombe sur la figure, votre maison est en ruines, le quartier est dévasté, vous respirez des gaz hautement nocifs, votre vie ne tient qu'à un fil, et votre assureur refuse de couvrir les frais de réparation de votre console ! Quel juriste est à l'origine de ce point précis ? Qui donc prévoit, en cas de conflit armé induisant une attaque atomique, de ne pas assumer le coût de réparation de votre console de jeu portable ? Il suffisait de prévoir un cas aussi improbable, d'écrire noir sur blanc que c'était éliminatoire, et le tour est joué. Un pied délivre l'autre, comme à chat perché.

Dans un pays où l'électricité est en partie assurée par des réacteurs nucléaires, que se passe-t-il en cas de sur-tension fatale ? N'est-ce pas là, au bout du compte, une conséquence (franchement indirecte) de la désintégration du noyau de l'atome ?

Allons un peu plus loin. Attardons-nous une minute sur le sort du soldat, de faction dans une zone de conflit a priori sous contrôle quelque part au Moyen-Orient, après des mois de surveillance sans la moindre coup de fusil. Pour tuer l'ennui, il réussit à se procurer une petite console portable, et souscrit une assurance vol-casse. Si son camp finit par essuyer une attaque, en plus du risque pour sa vie, sait-il que son matériel ne sera pas couvert ? Qui est le mieux couvert, d'ailleurs ? Lui ou sa console ? Est-ce que cela risque d'influencer ses décisions ?

Une chose est sûre, l'assureur ne se soucie pas de Dieu. Nulle mention sur les conséquences d'une intervention divine. Oubli de juriste ? Preuve ultime de l'absence de Dieu ? Bien sur que non ! Cela rejoint tout simplement un autre point, la Perte par suite d'un événement de force majeure (Perte provoquée par un événement irrésistible, imprévisible, extérieur, empêchant la récupération physique de l'Appareil garanti). Si, un jour, la colère de Dieu détériorait votre console portable, il vous faudrait récupérer l'objet pour montrer les dégâts, prouver que Dieu existe, et que c'est lui qui a détérioré votre matériel.

L'assurance, au fond, c'est une question de bon sens et de précision.

mardi 25 décembre 2007

News à 2 vitesses

Si Kennedy se faisait assassiner aujourd'hui, il n'y aurait pas une vidéo comme celle de Zapruder, mais au moins 5 sous des angles différents, en haute définition, avec des couleurs impeccables et une image stabilisée. En comptant les téléphones portables, une bonne trentaine de films amateurs pourraient être exploitées sur internet ou à la télévision. Et s'il y avait effectivement plusieurs tireurs, au moins deux d'entre eux seraient identifiés en quelques heures…

Désormais, avec internet, le pouvoir (l'information) est plus que jamais entre les mains du peuple : les institutions sont complètement dépassées. Les images vont plus vite que le son, le mail a remplacé le téléphone arabe, plus personne n'attend le journal de 20 heures pour avoir des nouvelles du monde entier. La censure existe, tardive et maladroite, pour ne pas dire inefficace. Pour un site fermé, combien ouvrent dans la minute qui suit, combien de mails diffusent à la vitesse de la lumière les quelques pixels qui font désormais l'actualité, l'événement ?

Au réveillon cette année, il y avait deux versions de chaque histoire : celle d'internet, toujours à la pointe, et celle de la télévision, avec ses 2 temps de retard (un pour le traitement de l'information et un pour la censure).

Alors que l'ancienne génération se demandait si Miss France allait devoir rendre sa couronne après la publication de photos embarrassantes (mais jolies, cela dit), la jeune génération savait déjà qu'un autre scandale avait éclaté, mettant en cause la transparence de l'élection elle-même, "apparemment" truquée pour relancer le tourisme dans une région touchée par le virus Chikungunya.

Alors que les premiers se demandaient si Laure Manaudou serait en forme pour les prochains Jeux Olympiques, les autres pouvaient attester de sa forme physique impeccable grâce à des images qui ne passeront jamais à la télévision.

Dans quel camp êtes-vous ? Surinformés ou dépassés ?

Même si vous n'aviez pas internet, si vous saturez, si l'actu people ne vous intéresse pas, il y a forcément quelqu'un dans votre entourage qui surfe allègrement, et qui vous appellera pour vous donner de biens meilleurs scoops que Claire Chazal.

vendredi 21 décembre 2007

Que voyez-vous quand vous regardez Amy Winehouse ?

Curieux public qui s'affaire autour d'une si petite personne avec une si grande voix.

Elle n'est pas top-modèle, elle en est consciente, et elle boit en partie à cause de ça : tout le monde la regarde, mais elle ne se trouve pas belle.

Elle vient chanter ses chansons, on vient l'écouter, la voir en os plus qu'en chair, la voir boire et tituber, la voir peut-être un jour faire scandale.

Qui dans la foule qui se déplace à ses concerts ou feuillette un magazine dont elle fait la couverture, aime sincèrement sa musique ?

Qui parmi son public trouve dans ce personnage controversable à loisir un écho, un modèle, une excuse pour son propre comportement discutable, inavouable, honteux ?

Qui parmi nous aurait bien besoin d'une cure, mais préfère dire "non, non, non" en se sentant désormais à la mode ?

Pour combien d'entre nous, fans plus ou moins déclarés, Amy Winehouse représente-t-elle un danger, la tentation de la drogue, de l'alcool, de l'excès en toute impunité ?

A quel moment l'artiste devient-elle symbole de débauche ?

Est-ce d'ailleurs son message, ou est-elle exploitée contre son gré pour défendre les causes les moins défendables, pire encore qu'un artiste qui vend son image pour un produit quelconque, un véritable porte-malheur ? Une caution pour tous les alcooliques, toxicomanes de tous niveaux, filles et garçons de mauvaise vie, mauvaise hygiène et parfois aussi mauvaise haleine ?

Et vous, que voyez-vous quand vous regardez Amy Winehouse ?

Ses tatouages ? Ses yeux ? Son corps ? Les traces de poudre sous ses narines ? Les marques laissées par une seringue dans le creux de ses bras ?

Qui voit encore, sous cette couche de pub, à travers la brume de tabloïd, derrière la façade marketing, une jeune artiste talentueuse qui prend une place de choix sur la scène internationale ? Qui voit encore une chanteuse, et non une "diva", "people" ou encore une alcoolique ?

Pour redécouvrir cette artiste, il suffit peut-être tout simplement de se procurer un de ses albums, de faire le vide et de laisser place à la musique, rien qu'à la musique. Pas de clip, pas de journal, pas de web, rien que l'artiste, son talent, son art. Coupons un instant la news-machine et admirons le temps d'un album une artiste étonnante.

Et dites-moi alors ce que vous voyez…

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