Ça sentait le navet à plein nez. Le bluff, en la personne de Samuel L. Jackson, n’a pas fonctionné. Dès la bande-annonce, les gags ratés ne trompaient pas. J’ai attendu la diffusion télé pour me faire une idée définitive. J’ai bien fait.

Un talent gaché !

Aucun rythme. Lent, sans relief, le film ne décolle jamais.

Samuel Jackson est bien là, mais il est seul. Personne pour lui donner la réplique, rien à faire, peu de dialogues et sans originalité.

Son partenaire, que je ne citerai même pas, est exactement comme sur l’affiche : aucune expression, aucune émotion, seuls quelques mouvements de sourcils, aussi figé que Robin Williams en Mrs Doubtfire. A sa décharge, ni le scénario ni les dialogues ne lui auraient permis de se transcender…

Le méchant au regard glacé, qui cherche peut-être là son tremplin pour la célébrité – on est très loin d’Alan Rickman dans Piège de Cristal.

En guest, l’ancien cadre de l’OCP dans Robocop, ami d’enfance d’un baron de la drogue dans Traffic, abonné aux figurations alimentaires.

Techniquement, le film est pas mal réalisé : la lumière est belle, les plans bien cadrés, rien de très nouveau mais ça se laisse regarder. Sans le son.

Enfin, comme d’habitude, la version française souffre du surplus de vulgarité : des « putain de merde » ajoutés ici et là quand les acteurs ferment la bouche, du « salopard », qui font penser à la version Nuls de Miami Vice, Deux flics ami-ami.

Beurk !