Joakim Noah, il peut se la péter. Pas de problèmes.

Champion universitaire il y a deux ans, il était très demandé par les clubs professionnels, prévu dans les trois premières places de la draft s'il décidait de passer pro. Or, il a choisi de rester en université une année de plus pour défendre son titre, gagnant d'emblée le respect de beaucoup de monde outre-atlantique.

Et surtout, il a décroché un second championnat d'affilée, un exploit très rare dans l'Histoire du basket universitaire américain.

Ceci dit, bon nombre de stars universitaires ont connu des revers en passant pro.

Et financièrement, ce choix lui a coûté : dans l'intervalle, une demi-douzaine de talents se sont révélés, et il n'a été sélectionné qu'à la 9ème place dans la draft, son salaire, bien que déjà très confortable, diminuant à chaque place perdue.

Il arrive à Chicago, une équipe qui n'a pas besoin de lui dans un premier temps, ce qui lui garantit une transition douce, avec un mentor de choix : le pivot Ben Wallace. Il n'est pas si grand, pas très costaud, à un poste particulièrement physique parmi les plus grands athlètes au monde.

Alors s'il vous parait arrogant, trop sûr de lui, peut-être faut-il réserver votre jugement, lui laisser sa chance; après tout, désormais, il nage avec les requins…