Joakim n'a pas la fièvre.
Par Admin le jeudi 23 août 2007, 07:16 - Sport - Lien permanent
Joakim Noah, il peut se la péter. Pas de problèmes.
Champion universitaire il y a deux ans, il était très demandé par les clubs professionnels, prévu dans les trois premières places de la draft s'il décidait de passer pro. Or, il a choisi de rester en université une année de plus pour défendre son titre, gagnant d'emblée le respect de beaucoup de monde outre-atlantique.
Et surtout, il a décroché un second championnat d'affilée, un exploit très rare dans l'Histoire du basket universitaire américain.
Ceci dit, bon nombre de stars universitaires ont connu des revers en passant pro.
Et financièrement, ce choix lui a coûté : dans l'intervalle, une demi-douzaine de talents se sont révélés, et il n'a été sélectionné qu'à la 9ème place dans la draft, son salaire, bien que déjà très confortable, diminuant à chaque place perdue.
Il arrive à Chicago, une équipe qui n'a pas besoin de lui dans un premier temps, ce qui lui garantit une transition douce, avec un mentor de choix : le pivot Ben Wallace. Il n'est pas si grand, pas très costaud, à un poste particulièrement physique parmi les plus grands athlètes au monde.
Alors s'il vous parait arrogant, trop sûr de lui, peut-être faut-il réserver votre jugement, lui laisser sa chance; après tout, désormais, il nage avec les requins…
Commentaires
OK, Joakim Noah à de quoi se la péter, je te crois sur parole vu que j'y connais rien.
Mon avis est que j'ai beaucoup d'admiration pour les gens qui ont de quoi se la péter et qui ne le font pas.
Eric, je suis d'accord avec toi, j'admire en particulier mes parents, qui entrent dans la catégorie que tu as définie, des gens qui ne se la pètent pas mais qui pourraient (ou l'inverse).
Je trouve des circonstances atténuantes à Mr Noah fils pour deux raisons : d'une part, ses exploits sont assez peu connus en France; d'autre part, il évolue aux Etats-Unis, où il est tout petit dans une constellation de stars, et il fait partie d'une industrie qui associe sport et spectacle, dans laquelle il n'est pas évident de se situer. C'est facile pour le public de se faire une opinion fausse, si je peux contribuer à éviter cela, c'est déjà une bonne chose pour mon blog. C'est d'ailleurs pour ça qu'un article de presse bien fait, autour d'une interview du joueur, est le meilleur moyen de savoir qui il est, ce jeune homme soudainement si célèbre. En l'occurrence, je ne l'ai jamais rencontré, donc je ne peux rien dire, je réserve mon jugement. Il tient un journal de débutant (rookie diary) dans le magazine américain Slam, le ton semble assez humble.