Nouveau départ (5 semaines - deuxième partie)
Par Admin le vendredi 24 août 2007, 13:22 - Société - Lien permanent
Suite au commentaire d'Eric, et pour préciser ma pensée.
Le retour est dur quand on sait qu'on quitte une situation relaxante et agréable pour revenir à un conflit permanent. L'entreprise est un lieu où on peut s'épanouir, mais il y a des gens qui sont prêts à vous gâcher la vie en permanence, et c'est ennuyeux. Ajoutez une situation ambigüe, un sentiment d'injustice, et une frustration liée à des modes de fonctionnement désuets, voire scandaleux, et ça devient inquiétant.
J'ai été submergé pour la première fois de ma carrière par une grande tristesse à l'idée de revenir au travail, une incertitude, cela ne m'était pas arrivé depuis le collège. Je sais que je vais devoir changer beaucoup de choses cette année, peut-être même carrément changer d'activité, et cette nécessité de changement m'effraie. C'est particulier.
J'ai une idée assez précise de ce que j'attends. Je crois savoir que je ne l'obtiendrai pas dans ma situation actuelle.
Pour ceux qui nous rejoignent, il faut savoir que je m'investis beaucoup dans mon travail. Cette tendance a été remarquée, et à terme, cela donne lieu à bon nombre d'abus, qui deviennent des acquis, et qui modifient la donne en termes de charge de travail et de responsabilités, mais pas nécessairement en termes de statut, de respect et de salaire.
Dans un moment de doute, au début de mon présent contrat, partagé avec une collègue, elle m'avait dit que le jour où je devrai partir, je le saurai. Depuis deux ans, je n'avais pas une telle certitude.
Ma résolution, cette année, est la suivante : si on ne me donne pas ce que j'attends, malgré mes états de service, j'irai le chercher, et je me battrai pour ça.
Et quelque part, je ne suis pas amer, je ne me sens pas trahi, car je l'ai toujours su : dans la vie, il faut se battre pour tout, rien ne tombe tout seul. Et il faut être prêt à bouger.
Alors je suis prêt à me battre.
Watch out !
Commentaires
"si on ne me donne pas ce que j'attends, malgré mes états de service, j'irai le chercher"
J'ai mis 30 ans à comprendre qu'il n'y à que ceux qui réclament qui obtiennent quelquechose. Ce n'est pas du tout dans mon caractère et je me suis très souvent fait avoir.
Je crois Gilles que tu es un peu comme moi, tu as donc 2 solutions : draguer tes patrons ou aller voir ailleurs si tu y est ! :-D (Bien entendu, comme tu n'est ni gay ni célibataire il ne te reste qu'une seule option :-D )
Je fais les yeux doux à mes patrons, c'est une seconde nature. Et je ne suis pas à plaindre, ça se passe bien pour moi. Disons que ça se passe encore plus mal pour les autres. Je suis particulièrement à l'aise dans mes baskets, je suis là où je dois être, il faut juste que je me fouette un peu pour aller plus loin. Une carrière, ça se gère. Je ne perds pas mon temps, j'apprends de nouvelles choses tous les jours, ma patience et mon sérieux sont toujours récompensés. Pas à se plaindre je vous dis. Effectivement, Eric, tu as attendu trop longtemps, mais tu fais ce que tu as à faire, tu as bien profité des situations dans lesquelles tu t'es trouvé, pas forcément financièrement, et tu te portes bien aujourd'hui. Je ne pense pas qu'il y ait de regret à avoir. Si ça se trouve, si tu étais parti plus tôt, tu n'aurais pas trouvé LA situation idéale, et il y a toujours le risque de se perdre en route, de se retrouver plus mal. Tu retombes gentiment sur tes pieds. Bon courage !
"Si ça se trouve, si tu étais parti plus tôt, tu n'aurais pas trouvé LA situation idéale"…
SI SI, je l'aurais simplement trouvé plus jeune ! :-P