Suite au commentaire d'Eric, et pour préciser ma pensée.

Le retour est dur quand on sait qu'on quitte une situation relaxante et agréable pour revenir à un conflit permanent. L'entreprise est un lieu où on peut s'épanouir, mais il y a des gens qui sont prêts à vous gâcher la vie en permanence, et c'est ennuyeux. Ajoutez une situation ambigüe, un sentiment d'injustice, et une frustration liée à des modes de fonctionnement désuets, voire scandaleux, et ça devient inquiétant.

J'ai été submergé pour la première fois de ma carrière par une grande tristesse à l'idée de revenir au travail, une incertitude, cela ne m'était pas arrivé depuis le collège. Je sais que je vais devoir changer beaucoup de choses cette année, peut-être même carrément changer d'activité, et cette nécessité de changement m'effraie. C'est particulier.

J'ai une idée assez précise de ce que j'attends. Je crois savoir que je ne l'obtiendrai pas dans ma situation actuelle.

Pour ceux qui nous rejoignent, il faut savoir que je m'investis beaucoup dans mon travail. Cette tendance a été remarquée, et à terme, cela donne lieu à bon nombre d'abus, qui deviennent des acquis, et qui modifient la donne en termes de charge de travail et de responsabilités, mais pas nécessairement en termes de statut, de respect et de salaire.

Dans un moment de doute, au début de mon présent contrat, partagé avec une collègue, elle m'avait dit que le jour où je devrai partir, je le saurai. Depuis deux ans, je n'avais pas une telle certitude.

Ma résolution, cette année, est la suivante : si on ne me donne pas ce que j'attends, malgré mes états de service, j'irai le chercher, et je me battrai pour ça.

Et quelque part, je ne suis pas amer, je ne me sens pas trahi, car je l'ai toujours su : dans la vie, il faut se battre pour tout, rien ne tombe tout seul. Et il faut être prêt à bouger.

Alors je suis prêt à me battre.

Watch out !