Grande expérience que ce vélib !

Impressionné par les structures, abouties et bien présentes dans toute la capitale, j'ai fini par tester le sysème, et je n'ai pas été déçu.

Ticket en main, j'ai fait 4 stations avec mon acolyte de père pour trouver, enfin, deux vélos.

Le temps pour nous de voir deux phénomènes qui traversent les ages : le connard qui vous prend un vélo sous le nez, avec sa carte magnétique, et le client fâché, qui gueule après le vélo en panne, à 100 mètres d'une station de métro et 60 d'une station de bus ! Ces parisiens…

Trop lourd, le vélib ? On l'a déjà bien assez entendu. Pour le quidam qui ne fait pas de sport, bien sur ! Mais pour qui a de bons mollets, ce petit bijou gagne en stabilité, et quel confort ! Pour affronter les rues de la capitale, mieux vaut une bonne carcasse…

Sur plat, ça roule très bien; pas besoin d'appuyer beaucoup sur les pédales pour se propulser ! En côte, c'est nécessairement plus dur, mais en jouant du pouce avec les 3 vitesses particulièrement bien conçues, on a de quoi moduler son effort.

Mais dites donc, c'est un peu normal que cette activité soit fatigante, non ? C'est un peu le but, du reste. On fait un peu de sport en se déplaçant. Ceux qui croyaient que le gadget se déplacerait tout seul seront fatalement déçus, et on les plaint !

Et quel soulagement de pouvoir se débarrasser de son vélo à tout moment, dès la première goutte de pluie, de l'abandonner à une station sans craindre qu'on vous le vole ou le vandalise. Clic, clac, je rends mon velib et je prends un reçu, on ne sait jamais…

Alors ceci dit, il ne faut pas voir cet engin comme un moyen de transport à part entière. C'est un outil de balade, certainement mieux pour rentrer chez soi le soir, tranquillement, que pour aller se stresser dès le matin dans le traffic parisien. Il ne faut pas être pressé, prendre une bonne marge, et se faire plaisir. Certainement pas essayer de ratrapper un retard. Car il ne faut pas oublier que rouler à vélo dans Paris, c'est très dangereux. Il faut être prudent, connaître ses limites, respecter le code de la route et ne pas se prendre pour une voiture.

En soi, le système du vélib est bon. Mais tout repose sur l'utilisateur. Il est écrit sur le guidon de ne pas monter sur les trottoirs, de ne pas prendre de sens interdit, de respecter les feux rouges et de ne pas prendre de passager. On voit pourtant pas mal de gens s'affranchir de ces simples règles, comme si on avait le choix. En toute probabilité, ces gens-là finiront par avoir ou causer un accident. On les aura pourtant prévenus.

Vélib, le vélo en liberté, oui, mais pas pour en faire n'importe quoi.

En conclusion, je salue cette initiative, qui se marie très bien avec les fameuses pistes cyclables. Seule petite contradiction cocasse : la première demi-heure est gratuite, l'utilisateur est donc encouragé à faire moins pour ne pas débourser son premier euro (deuxième en comptant le prix du ticket une journée), ce qui l'empêche nécessairement de faire la dose de sport quotidienne recommandée (une demi-heure). Par souci de cohérence avec les recommandations de santé publique, il conviendrait de porter la gratuité à 40-45 minutes, mais on abuse peut-être…