Velib - Jour n°2
Par Admin le jeudi 4 octobre 2007, 21:57 - Société - Lien permanent
Pas facile de trouver un velib disponible aux heures de sortie de bureau.
Rapide consultation du site internet : trois bornes à proximité, avec respectivement 5, 3 et 2 vélos disponibles. La station aux 5 vélos est située dans la zone la plus fréquentée; les vélos risquent de partir vite, mais il peut en arriver autant. Let's go !
Fatalement, une fois sur place, plus un vélo… A peine arrivés, les bolides repartent. Elle marche très fort, cette opération !
Les vélos finissent pas arriver en nombre, c'est l'aubaine. Enfin presque; quand la borne affiche une page de démarrage de Windows, ce n'est pas la peine d'insister…
On ne se décourage pas, on cherche une station non loin de là. Un vélo disponible cette fois, mais immobilisé par un déraillement. Il ne faut pas être pressé, vu le nombre de vélibs en circulation, en toute probabilité, l'attente ne doit pas être si longue…
Hélas, muni d'un ticket (je suis toujours en phase de test), j'ai un handicap majeur sur l'usager à carte, qui doit simplement présenter son sésame magnétique sur la bite d'amarage du vélib, alors que je dois m'affranchir d'une procédure en 5 actes sur la borne principale. Et ça ne rate pas : après avoir attendu gentiment, seul sur la station déserte, qu'un usager veuille bien raccrocher son deux-roues, je me fais prendre de vitesse par une dame d'un certain age (et d'un poids certain) qui, munie de son pass Navigo et en faisant un sourire complice au cycliste sortant, se saisit du vélib qui m'était destiné ! Pour mon intervention, trop improvisée pour faire l'objet d'une mention ici, j'ai eu droit à un trésor de sagesse : "J'ai une carte, je m'en sers." Après réflexion, j'avais un pied, moi aussi, et j'aurais dû m'en servir; mais je ne suis pas du genre à troubler l'ordre public, surtout sans l'espoir d'apprendre les bonnes manières à cette brave dame.
Fâché, mais plus surpris (c'est la deuxième fois en deux expériences que cette aventure m'arrive, les gens sont ce qu'ils sont), quelque minutes plus tard, un nouveau vélo est rentré au bercail, et j'ai passé mes nerfs sur les pédales, rattrappant probablement mon retard.
Et c'est une fois sur le vélo, en oubliant les difficultés pour en arriver là, qu'on apprécie l'expérience. Quelle joie de rouler, à si peu de frais, sur un tel engin !
Quel bonheur de s'arrêter au feu rouge, de poser le pied à terre, et de penser à tous ces nigauds qui noircissent le web de leurs complaintes !
Celui qui trouve trop chère l'amende à 90 euros pour avoir grillé un feu rouge en vélib ? Arrête ton char ! Si on m'y prend, faites-moi payer le prix fort ! Ce n'est pourtant pas compliqué de s'arrêter; il n'y a aucune excuse ! C'est sur, dès qu'on s'arrête, on perd du temps; parfois, la rue étant déserte, c'est un peu agaçant de devoir attendre son tour… mais c'est le code ! Il faut être bête et discipliné ! Ce n'est pas compliqué… Et s'il faut faire casquer 90 euros pour faire prendre le pli, pourquoi pas ? Enrichissez l'Etat, il a besoin de vous…
Celui qui trouve qu'une demi-heure gratuite, ce n'est pas assez. Cela me rappelle un client dans une boulangerie qui, ayant commandé une demi-baguette qu'il trouvait trop petite, demandait pourquoi on ne mettait pas plus de pâte. Donnez du gratuit, on vous en demandera toujours plus.
Celui qui détaille toutes ses mésaventures, du déraillement au guidon défectueux… Comme si sous prétexte qu'on paie un service, on doit être prémuni de tout souci mécanique !
Jusqu'ici, je n'ai pas eu de crevaison, de déraillement, de casse quelconque… mais ça viendra nécessairement. Cela ne me réjouit pas, mais à quoi bon s'illusionner ? J'espère m'en tirer sans trop de bobos, sachant qu'on n'est jamais très loin d'une station (il me semble qu'il y en a tous les 300 mètres).
Et en attendant, quelle expérience !
Commentaires
"Enrichissez l'Etat, il a besoin de vous…"
Il m'arrive de penser parfois - de temps en temps vite et mal même ! ;-) - et de me dire que si la totalité des français respectaient les règles, codes et lois établis notre gouvernement serait pauvre et nous n'aurions pas les moyens de payer nos impots tellement ils seraient élevés. Vive les voyous ?
Le crime paie !