J'ai trouvé le très bon point du vélib, après quelques voyages.

Il faut du temps pour s'en apercevoir, car c'est quelque chose qui a disparu, par rapport au bon vieux vélo familial.

Le problème du vélo, pour le cycliste occasionnel, c'est la selle. La première fois fait toujours très mal. Et la seconde est une petite torture, comme on ne s'est pas remis de la première.

Eh bien ce vélib, objet lourd auquel on trouve tous les défauts de la terre sur les divers forums, est non seulement une bicyclette très correcte, mais surtout extrêmement confortable !

On peut rire au nez de ces mécréants qui ont comparé le prix de location effectif du bolide à celui d'un vélo d'entrée de gamme, selon des procédés douteux, du reste; le tarif est fait pour vous inciter à ne pas garder le bolide, juste à faire un trajet, de moins d'une demi-heure si vous voulez éviter l'euro forfaitaire, de moins d'une heure si vous estimez qu'un euro, ce n'est pas cher payé. Dans une ville comme Paris, avec ses grands axes et une répartition équitable des stations velib, cela vous permet de couvrir à peu près toutes les distances. C'est comme le métro, on ne vous demande pas d'y séjourner, mais juste d'y passer.

Et puis vous pouvez toujours faire le tour des magasins avant de trouver une selle aussi bien étudiée. Un conseil, ne vous arrêtez pas au rayon VTT, filez directement voir les vélos suédois - ceux où l'on se tient droit, qui ne nécessitent pas un coup de pied de karatéka pour les enfourcher.

C'est un peu comme le prix de la bouteille d'eau. Le format 50cl, que vous achetez le midi pour accompagner votre déjeuner, est bien plus chère en comparaison du format 150cl (ou 1,5l) que vous achetez en faisant vos courses au supermarché. Idem pour le sandwitch à l'aéroport, comparé à celui du centre ville, ou encore à celui que vous préparez chez vous. Ibidem pour le pop corn maison, celui du supermarché, ou de la salle de cinéma - il a le même goût, mais la note est toujours plus salée. Ce n'est pas le même produit, tout simplement, il est donc inutile et vicié de tenter de les comparer.

Le velib, je le prends, je roule, et je le jette (à une station en exigeant mon reçu). C'est le vélo jetable, zéro encombrement hors utilisation, disponible partout dans Paris.

Aujourd'hui, finie la période d'essai, je suis convaincu. Je me permets donc de le recommander, avec la plus grande prudence, bien entendu.