Batmania bis
Par Admin le vendredi 2 novembre 2007, 04:32 - Cinema - Lien permanent
Le deuxième volet du Batman de Christopher Nolan pourrait être un excellent film. Construit sur la base de Batman begins, réincarnation du héros torturé qui se cache derrière un symbole de chauve-souris, ce nouvel épisode mettra en scène le fameux Joker, psychopathe de référence, naturellement fait pour le cinéma.
Comment justifier une nouvelle rasade de Batman, me direz-vous, après les nombreux blockbusters des années 90, de Michael Keaton à George Clooney, de Tim Burton à Joel Schumacher, du demi-succès au navet, une décennie à oublier ?
Tout simplement, il semblerait que ces messieurs de la Warner aient trouvé la bonne formule. Le bon réalisateur, des vrais acteurs, la totale. Silence, respect, on tourne un vrai film, ici !
Il y a du bon dans la bande dessinée. Du très bon parfois. C'est un business comme un autre, avec son public, avide d'histoires, qui pousse les auteurs dans leurs retranchements. Un héros de BD ne vit jamais la même histoire deux fois, et pourtant, il reste fidèle à lui-même. Pas le choix, il faut donc creuser.
Alors, finies les hésitations, les approximations, les doutes. A la tête de la nouvelle franchise, Christopher Nolan sait ce qu'il fait, lui ! Place au héros de BD, place au concept. Il y a une logique sous ce masque à cornes.
Le teaser de The Dark Knight ne fait aucun doute : l'idée de Bruce Wayne en créant son personnage de justicier, son symbole plus difficile à combattre qu'un homme seul, fait des émules. Face à Batman, figure de proue de la justice, se dresse le messie des criminels, seul être capable de rétablir un rapport de forces équitable, le Joker. En voulant garantir la justice, comme le craignait Alfred, son majordome, dès le premier film, Bruce Wayne a provoqué une escalade de la violence.
Plus question de singer bêtement la BD, de tenter une forme de fidélité maladroite. Chaque détail a son importance, sa logique, son histoire. On parle ici d'une interprétation du mythe. Après la génèse de Bruce Wayne, on va enfin savoir ce qui trotte dans la tête du joker. Aura-t-il les cheveux verts ? Du maquillage, comme on a pu l'apercevoir sur le visage bariolé de Heath Ledger, successeur de Jack Nicholson ? Quel est son histoire ?
Patience. On en saura peut-être un peu plus dès la prochaine bande-annonce…
Commentaires
La licence reste le moyen le plus efficace à ce jour pour faire de l'argent, même si elle est utilisée avec talent il n'y à pas de fondement artistique dans cet enième opus.