L'art du cadre
Par Admin le vendredi 23 novembre 2007, 09:44 - Société - Lien permanent
Il y a ceux qui en sont et ceux qui n'en sont pas.
Moi, je n'entre pas dans le cadre.
Enfin ça dépend. Parfois, ça dépasse.
Dans le système bancaire, par exemple, l'argent virtuel permet des dérapages.
Au Moyen-Âge, pas de bourse, pas de consommation. Aujourd'hui, à l'ère numérique, pas de sou, je consomme quand même et je négocie un sursis. Régulièrement, ma banque me rappelle que me découvert n'entre pas dans le cadre de nos conventions; quelque chose comme ça. Dans le langage bancaire, ça veut dire quelque chose, même si au fond, sortir du cadre est autorisé : c'est une forme de service, payant. C'est négociable. C'est tentant. Un peu comme quand une société de jeu en ligne vous rappelle qu'il faut être un joueur responsable. L'exemple type de l'oxymore !
Fini le goût du néant, à nous le jeu responsable. La folie mesurée. La débauche réglementaire. Le goût du cadre, je ne l'ai jamais eu. Tout petit déjà, je sortais de mon parc. C'est plus fort que moi, je déborde. Mon médecin en est conscient. Mon tailleur le voit bien. Mon banquier désespère.
De là à dire que ces gens-là ne peuvent pas m'encadrer…
Commentaires
tu tu tut… ton banquier t'adooore !
Une amie qui à bossé dans une banque m'à dit qu'en gros la moitié des comptes étaient à découvert : y'à plus qu'à faire le total des intérêts débiteurs que chacun des propriétaire paye et voilà la source d'une énorme mane financière pour les banques.
En fait, je crois que certains ne comprennent pas la subtilité de leur job. Ils ne doivent pas encourager les gens à s'endetter ou à user du découvert, car ce serait répréhensible. Ils doivent contacter les clients pour montrer qu'ils s'intéressent à leur situation, qu'ils agissent pour régulariser les déficits. Mais en réalité, ces déficits rapportent gros.
Ma banquière a pris trop au sérieux le soin qu'elle est supposée (clin d'oeil complice) me porter, elle m'a presque engueulé comme un garnement il y a quelques années !