Il y a ceux qui en sont et ceux qui n'en sont pas.

Moi, je n'entre pas dans le cadre.

Enfin ça dépend. Parfois, ça dépasse.

Dans le système bancaire, par exemple, l'argent virtuel permet des dérapages.

Au Moyen-Âge, pas de bourse, pas de consommation. Aujourd'hui, à l'ère numérique, pas de sou, je consomme quand même et je négocie un sursis. Régulièrement, ma banque me rappelle que me découvert n'entre pas dans le cadre de nos conventions; quelque chose comme ça. Dans le langage bancaire, ça veut dire quelque chose, même si au fond, sortir du cadre est autorisé : c'est une forme de service, payant. C'est négociable. C'est tentant. Un peu comme quand une société de jeu en ligne vous rappelle qu'il faut être un joueur responsable. L'exemple type de l'oxymore !

Fini le goût du néant, à nous le jeu responsable. La folie mesurée. La débauche réglementaire. Le goût du cadre, je ne l'ai jamais eu. Tout petit déjà, je sortais de mon parc. C'est plus fort que moi, je déborde. Mon médecin en est conscient. Mon tailleur le voit bien. Mon banquier désespère.

De là à dire que ces gens-là ne peuvent pas m'encadrer…