Dans l'Express, cette semaine, le guide de la consommation de coke !

Grâce à sa couverture-affiche, vue partout dans Paris ce matin, l'Express ne se contente pas de faire sa propre pub. C'est traditionellement un moyen comme un autre d'augmenter la visibilité de certains partis politiques, et c'est aujourd'hui une nouvelle forme de promotion des ventes, au service des toxicomanes. Bien sur, on essaie d'effrayer un peu la population avec un point d'exclamation, on cherche vaguement à dénoncer quelque chose… Dénoncer, vraiment ? Ou tout simplement communiquer ?

Le problème du trafiquant était de taille : comment communiquer sur ce type de produit sans attirer l'attention des autorités ?

Comment se faire connaître du grand public, au grand jour, et surtout accéder à des gens jusque-là inaccessibles, par leur milieu, leur position sociale ou leur âge ?

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la coke, sans savoir à qui le demander.

Le message est singulier : on ne parle pas de fléau, de drogue. On dirait presque une promo classique, un peu agressive. Opération coup de poing ! Alerte : prix en baisse !

Comme dans toute pub qui se respecte, on présente le produit. De la poudre blanche, pensez-donc. Pas de sang. Pas de toxico en pleine overdose. Rien que le produit, à faire transpirer un consommateur en manque, prêt à sniffer l'affiche.

La coke se démocratise. Les nouveaux consommateurs, dit-on. Pourquoi pas vous ?

Au prix où est le beurre, qui grimpe sévèrement, pourquoi pas un petit rail ?

On imagine bien qu'à l'intérieur du magazine, on n'y fait pas l'apologie de la sustance. Vous ne trouverez pas de coupon-promo, il n'y a pas de poudre offerte avec l'abonnement. Mais ce n'est pas l'intérieur qui s'affiche…

Faut-il crier à la faute ? De goût, sans doute.