Hancock + Hulk : le plan H !
Par Admin le vendredi 1 août 2008, 21:51 - Cinema - Lien permanent
Sachant que le gros problème du blockbuster estival américain, c'est souvent le scénario - ou son absence d'intérêt, de relief, de variété - on lance le plan H. Dernière expérience cinématographique en date, le plan de l'été, ce sont deux films à la suite : Hulk et Hancock. En pariant qu'il y en aura au moins un pour racheter l'autre, on s'assure une soirée réussie. Banco !
Hulk, deuxième du nom, s'incrit parfaitement dans la mouvance actuelle du film-tiré-de-comics. On sent la poigne de Marvel, qui maîtrise désormais ses projets d'un point de vue financier, donc artistique. En gros, on est clairement dans le ton de la BD, avec juste ce qu'il faut de l'adaptation télé.
Avec Marvel, pas question de confier le rôle principal à un acteur de sitcom qui connait bien le producteur, ou une vieille gloire sur le retour, avec un cacheton minable. Edward Norton est un grand acteur, aussi bien fragile (Fight Club) que nerveux (American history X), un véritable mutant ! Fait pour ce rôle de frêle savant habité par le spectre d'une expérience passée, qui le transforme dans ses moments de panique en une créature
La faille du projet, c'est l'alter-ego brutal et peu causant (même s'il finit par parler, mais si peu). À part castagner et rugir, la bête ne fait pas grand chose, et ses méthodes prévisibles pour en découdre avec l'ennemi ne peuvent que lasser, même si elles sont spectaculaires. Et comme le but ultime du héros, c'est d'en finir avec son traumatisme vert, ce qui sonnerait bien entendu le glas de cette production (la vie du savant n'ayant rien de passionnant), on tourne tranquillement en rond.
Verdict : Divertissant, à voir, mais pas à revoir sans une pizza et une partie de poker entre potes.
Hancock, énième film de Will Smith-lui-même-tout-seul-sur-l'affiche ? C'est ce que laissait entrevoir la bande-annonce, et ça dure environ une demi-heure, le temps de présenter le personnage.
Surprise de l'été, Hancock repose sur un petit scénario bien senti, toujours pas trop subtil, pas trop riche (ce n'est pas le genre), juste quelques lignes de plus que d'habitude, et on s'en contentera.
Nouvelle Will-Smith-girl, Charlize Théron étonne, une fois de plus, par la subtilité de son interprétation. Grande actrice dans un petit film, en lieu et place de l'habituelle bimbo-de-chez-playboy à peine rhabillée, Miss Théron soulage son partenaire interplanétaire, à qui on demande trop souvent de porter les énormes productions sans cervelle. Forcément, on s'ennuie moins, on s'émerveille, même.
Verdict : Divertissant aussi, surprenant pour un petit film à budget extravagant, à voir.
C'est l'été, oubliez vos tracas, ne cherchez pas midi à 14 heures, ne vous demandez pas pourquoi les super-héros envahissent le grand écran. Si vous avez quelques heures à perdre, voilà deux productions un peu trop chères pour ce qu'on voit, mais qui passent bien; de quoi passer une soirée agréable et reposante pour la tête, mais pas pour les yeux. Réveillez l'ado qui someille en vous !