Il y eut une époque où l'idée d'un troisième Rambo faisait rire. Un quatrième Rocky. Pourquoi pas 12 ?

Puis s'est installée la notion de trilogie. Après tout, il y avait bien eu 3 Star Wars. Et encore, en observant simplement que le premier était en fait l'épisode IV, on aurait pu se douter de ce qui risquait d'arriver; une seconde trilogie.

En gros, Hollywood trouve toujours un moyen de nous présenter son nouveau bijou. En changeant le concept, les personnages, les acteurs. Mais en gardant le titre… ou la marque. C'est le principe de la franchise. Oui oui, comme les chaînes de magasins. A la base de l'activité cinématographique, on trouve du commerce, tout simplement. Et n'en déplaise à certains, c'est comme ça que ça marche.

Alors vous pensez bien qu'un monde comme celui du Terminator, on n'a pas fini d'en entendre parler. Enfin, surtout, de le voir.

Sans James Cameron, sans Arnold. Et avec Christian Bale, par dessus le marché.

A son corps défendant, Bale a réussi beaucoup de choses dans sa carrière. Dans Pocahontas, déjà, il donnait la réplique à Mel Gibson. Dans Batman Begins, succédant à Michael Keaton, Val Kilmer et George Clooney, il a réussi à s'approprier la double identité de Bruce Wayne, et mine de rien, à lui donner une consistance encore jamais vue. Si la franchise a enfin réussi à convaincre, au prix d'un redémarrage en règle, c'est surtout grâce à lui.

Mieux, quand d'autres se laissaient enfermer dans un costume de super-héros (Tobey Maguirre en Spiderman ?), Mister Bale a poursuivi une carrière honorable, que ce soit en chanteur folk (I'm not there) ou en cowboy raté (3:10 to Yuma). Et toujours en bonne compagnie : Heath Ledger, Kate Blanchett, Russel Crowe, pour ne citer que les plus connus.

Alors pensez donc, s'il a pu redonner ses lettres de noblesse à un héros qui se balade en costume de chauve-souris, imaginez-le en héros de la résistance contre une armée de machine ! Qui mieux que Bale aurait pu incarner le personnage tant attendu de John Connor ?

Contrairement à Batman et Star Wars, le succès de la franchise (déjà une trilogie) est fondé sur le récit des événements qui précèdent la grande guerre entre hommes et machines, ou plutôt les batailles livrées par d'autres héros afin d'éviter ce conflit perdu d'avance. Cette grande guerre, ce personnage de John Connor, on en a entendu parler, on en a vu quelques extraits lors des films précédents, mais on n'a jamais eu le détail.

Eh bien justement, avec les nouvelles technologies, les progrès sérieux en matière de mise en scène d'effets spéciaux, ces messieurs d'Hollywood ont saisi l'occasion de nous raconter toute l'histoire. Plus besoin de Cameron. Arnold peut continuer sa carrière politique. Finie la patte à modeler de Stan Winston et le stop motion. La franchise va bien, merci.

Au vu de la bande-annonce, qui est certainement révélatrice d'un film costaud, il va y a voir du sport, de l'émotion et peut-être, quelque part, un peu de scénario.

Voir la bande-annonce de Terminator Salvation.

Vous avez aimé Terminator ? Eh bien vous n'avez encore rien vu.