Cette année, c'est la crise. C'est écrit partout, même le gouvernement déclare que 2010 sera l'année de la reprise. Comme motivation pour 2009, c'est raté. Passez votre chemin…

Non mais oh ! On va tous mourir cette année ? Vous êtes fous ?

La crise, c'est comme une maladie. Si vous attendez qu'elle vous abatte, vous préparez le terrain, vous êtes vaincu d'avance.

La crise, plus on en parle, plus elle existe, plus elle sera forte et destructrice.

L'ignorer, ce n'est pas possible, bien évidemment. Mais ce n'est pas comme si on avait attendu 2009, Madoff et compagnie pour apprendre que le monde va mal. En France, le marché du travail est morose depuis 20 ans. Outre les chômeurs, toujours nombreux, les SDFs toujours là, les travailleurs eux-mêmes font grise mine et travaillent parfois avec un entrain tellement mesuré qu'ils ne sauraient plus travailler à 100% de leurs capacités si la grisaille disparaissait soudain.

Voilà l'effet le plus pervers de la crise : perdre son identité, perdre la volonté, l'enthousiasme, et devenir soi-même acteur de la crise, actionnaire du chaos.

C'est le plus désespérant par les temps qui courent : les gens actifs qui se plaignent tout le temps, qui rechignent à la tâche, qui en veulent toujours plus en en faisant le moins possible. Ces gens-là attendent la crise en espérant que tous les compteurs tombent à zéro, qu'on finisse par ne plus distinguer la crasse du reste. Comme si on pouvait trouver le salut en sabotant le navire. Comme si le gouvernement allait sortir des billets tous frais de ses poches et les distribuer à tout le monde.

Oui, le monde souffre, tout va mal. Mais ce n'est pas une raison pour se laisser aller. Bien au contraire.

Nous, en bonne santé, au travail, nous avons le devoir de nous battre pour garder notre intégrité, notre moral, notre productivité, même dans la difficulté, et surtout dans la difficulté.

Pas question de tomber. Nous devons garder la tête haute, et travailler encore plus dur en attendant des jours meilleurs.

Car cette crise menace tout. Notre travail, nos foyers, nos familles.

Aujourd'hui, nous avons la santé, nous avons la volonté, à nous de faire tout notre possible pour maintenir des valeurs saines et peut-être, à la longue, contribuer à inverser la tendance.

Au lieu d'attendre l'embellie, nous devons la devancer, la provoquer ! Préparer une révolution, à l'huile de coude.

Facile à dire ? Précisément. Avoir la pêche, la patate, l'enthousiasme, c'est ce qu'on a de plus facile. C'est gratuit. Alors abusons-en. Car ça peut rapporter gros.

Facile à dire. Et pas si difficile à faire. Suivez le mouvement…