Vous êtes consommateur de séries américaines, vous optez pour la voie normale, c'est-à-dire la voie légale. Choix judicieux. Mais vous n'êtes pas au bout de vos peines. En bon consommateur, votre mission est d'obtenir le maximum de contenu au meilleur prix; face à vous, des enseignes perfides cherchent exactement le contraire : vous faire payer le maximum.
Si vous aimez Lost, la série américaine déjà diffusée sur le petit écran, dont les 5 premières saisons sillonnent les réseaux pair-à-pair, vous trouverez votre bonheur à différents prix selon l'endroit où vous achetez.
La cinquième saison n'est pas encore disponible, pas la peine de la chercher. La quatrième est un peu plus chère, car c'est la "nouveauté"; vous devrez vous acquitter d'une prime si vous souhaitez être à la page. Et vous le ferez certainement, comme l'indique l'étude de marché sur laquelle le distributeur a fondé son prix.
Plus abordables, les trois premières saisons sont au même prix, pour un coffret de 7 DVD, dont un de bonus, zone 2. Chez Leclerc à Montauroux (83), le prix par saison est de 40 euros. A la Fnac, partout en France et sur le site internet de l'enseigne, le prix est de 30 euros (prix vert). Sur le site Amazon.fr, comptez 24,99 euros (livraison gratuite). Et chez nos voisins luxembourgeois, en grande surface (Cactus), on trouve au moins les deux premières saisons à 17,90 euros !
Cette disparité de prix fait réfléchir. Elle dénote une politique défavorable au consommateur, qui doit maintenir une certaine vigilance. Impossible d'accorder aveuglément sa confiance à une enseigne, qui cherche toujours à réaliser un confortable bénéfice sur certains produits, en maintenant des niveaux de prix injustifiés, mis à jour dès lors que les concurrents font un effort inopiné (le prix vert de la Fnac, qui régularise ainsi un prix inadapté à des produits datés).
Dans un contexte économique difficile, sur un segment déjà malmené par les possibilités de téléchargement illicites, on comprend mal une attitude aussi laxiste des enseignes, voire perfide, qui n'encouragent pas directement les consommateurs à rentrer dans le droit chemin, et abandonner des solutions certes en porte-à-faux avec la loi, mais tellement plus confortables. Si on souhaite que les consommateurs fassent preuve de discipline, on devrait pouvoir en attendre autant de la part des distributeurs…
