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Tag - informatique

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dimanche 11 novembre 2007

Une expérience humaine grâce à l'informatique

Je viens de lire un commentaire d'un lecteur et ami (dans le désordre), dans ma boîte mail, daté d'une petite heure environ.

C'est toujours fascinant de se dire qu'il y a une heure, cette personne était comme moi, devant un oridnateur, chez elle ou dans un web café, en France ou peut-être en voyage dans n'importe quel pays, peut-être qu'il y faisait jour.

Il y a une heure, cette personne était donc debout, et j'étais moi-même en train de bouiner (s'adonner à une activité quelconque) sans faire attention à ma boîte mail. J'aurais pu lire ce courriel instantanément, y répondre, peut-être avoir une réponse dans la minute suivante. Si j'étais branché MSN, on aurait même pu avoir une conversation. Il se trouve que le format courrier était meilleur, car on écrit plus facilement qu'on ne dit certaines choses.

After hours, passé 22h, on n'appelle pas les gens. C'est l'usage. On estime qu'ils dorment, qu'ils ont envie d'être tranquilles, on ne veut pas déranger.

Mais grâce à la technologie, on peut faire passer ses idées en temps réel, au moment où elles viennent, sans avoir à attendre que la personne soit disponible, et sans délai de livraison.

C'est de la communication instantannée, dans le respect des usages et des personnes.

C'est surtout un moyen de garantir la circulation des idées. Sans ces moyens, cette personne aurait sans doute oublié de m'appeler, je n'aurais probablement pas songé à la recontacter, et nous nous serions perdus de vue, alors que nous avons tant de choses à nous dire. Quelle honte ! (Sans cette technologie, je serais déjà couché depuis deux bonnes heures, et ma maman ne serait pas consternée par mes cernes, il faut bien le reconnaitre…)

Au bout du compte, la technologie rapproche les gens, à moindres frais et sans efforts. Ne vivons-nous pas une époque formidable ?

vendredi 26 octobre 2007

Tout ça pour un téléphone…

Comment séduire, intriguer et divertir le consommateur aujourd'hui ?

Demandez à Steve Jobs, c'est son dada. Le destin de l'Iphone, c'est comme un épisode de Columbo. On connait déjà la fin, mais on reste jusqu'au bout !

Pas besoin de boule de crystal (un marché auquel ne s'intéresse pas encore la firme de Cupertino), on sait déjà que le dernier né frappé d'une pomme croquée va faire un carton à l'occasion des fêtes de fin d'année.

Il aurait été trop simpliste de l'annoncer lors de la toute récente Apple Expo. Trop attendu, le produit ne pouvait que satisfaire. Avec un peu de suspens (sortira, sortira pas ?), l'ombre des géants qui négocient l'avenir de la téléphonie, les théories les plus folles ont envahi le net, éclaboussé la presse traditionnelle, générant le buzz si recherché, celui qui fait pâlir d'envie Bill Gates.

Le phone selon Apple sera sans doute le produit de l'année. Révolutionnaire, ergonomique, beau. Mais pas économique. Un pur produit Apple.

Alors, quel sera votre Iphone ? Désimlocké, importé, envoyé par un ami qui vit dans un pays où tout est permis ? Sobre, vous allez adopter à la fois Apple et Orange, signature de contrat en bonne et due forme, garanti sur facture ?

Tout ce tintamare dans un marché saturé ? La convergence entre informatique informaticienne et grand public en un seul objet ? Plus fort que l'ipod ?

Apple, ou l'art de vendre.

mercredi 19 septembre 2007

Ecrire une lettre en 2007

Dans un article de milieu de page du journal Le Monde, loin de la une, sur une petite colonne, on apprend que la plupart des professeurs n'ont pas reçu la fameuse lettre de Nicolas Sarkozy. C'est parfaitement normal : ce document de 35 pages, rendu officiel le 4 septembre dernier, a été édité et distribué aux médias et à certaines personnalités, mais la plupart des exemplaires destinés aux éducateurs ne seront imprimés qu'à partir du 21 ou 22 septembre. Les destinataires annoncés ne recevront donc le courrier Présidentiel que 3 semaines après son annonce initiale.

En 2007, ce n'est pas le moyen le plus direct de faire passer un message, si tel est bien votre but.

Le texte, disponible sur internet, a d'ores et déjà été lu par bon nombre de professeurs. L'information circule bien plus vite sur les "autoroutes" dédiés que par routage "réel". Par conséquent, sur un million d'exemplaires prévus, combien iront directement à la poubelle ?

La mécanique de l'opération suggère que c'est le geste qui compte, le fait que le Président de la République s'adresse, par des moyens archaïques, à ceux qui pratiquent, en France, l'éducation. S'adresser aux éducateurs, certes. La démarche en elle-même fait débat, les éducateurs n'étant que la moitié de l'équation éducative, l'autre moitié étant les élèves. Mais le faire de manière si publique, que la lettre est entre les mains des média 3 bonnes semaines avant ses "véritables" destinataires ?

Du reste, le message du Président n'est pas tout à fait juste. Début septembre, il ne fallait pas dire : "Je m'adresse aux éducateurs", mais "Je m'adresse aujourd'hui aux médias et à quelques personnalités pour annoncer que j'ai écrit une lettre de 35 pages à l'attention des éducateurs, que je la ferai imprimer dans 3 semaines, ils finiront bien par la recevoir dans le mois qui vient."

Et comment justifier une telle débauche de moyens désuets, l'édition d'1 million d'exemplaires papier, le routage, dans un pays où le taux d'équipement en accès internet haut débit est l'un des meilleurs d'Europe, où tout professeur peut avoir accès, d'une manière ou d'une autre, à ce genre d'informations ? Quelques pages sur un site du gouvernement, et l'affaire était classée !

S'il s'agit d'un souci d'équité, tout le monde n'étant pas égal devant l'outil informatique, les solutions ne manquent pas : pourquoi ne pas faire circuler un fichier pdf à l'attention des chefs d'établissements scolaires, avec pour consigne d'en éditer au moins un exemplaire, consultable par l'ensemble du corps enseignant dans la salle des professeurs, à la bibliothèque ou ailleurs ?

Quelle conclusion ?

Le goût du symbôle, au prix d'une méthode lourde, maladroite et coûteuse ? Le luxe du papier imprimé par la volonté Présidentielle ? Le sens du spectacle, peut-être…